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Des améliorations apportées à profusion

Les équipes ont ciblé de grandes lacunes à combler et elles y ont remédié

par Rob Vollman / Correspondant NHL.com

Tous les étés venus, les dirigeants des équipes dressent la liste de problèmes pressants à régler. Il y a des directeurs généraux qui s'échinent à améliorer leurs unités spéciales, d'autres qui cherchent à mieux s'équiper devant le filet et seulement quelques-uns tentent de trouver des solutions différentes pour les séances de tirs de barrage.

Les férus de statistiques avancées peuvent aider les équipes à identifier leurs plus grandes lacunes ainsi que les meilleures façons d'y remédier. Du point de vue des statistiques de base, voici les équipes qui se sont les plus améliorées dans chacune des six catégories suivantes : entraîneurs, jeu de puissance, infériorité numérique, tirs de barrage, mises en échec et gardiens.  

ENTRAÎNEURS

Plus grande amélioration: Wild du Minnesota

Le 7 mai, le Wild a engagé Bruce Boudreau, un des entraîneurs les plus expérimentés et ayant eu le plus de succès tant dans la LNH que la Ligue américaine de hockey (LAH).

Depuis qu'il a conduit l'équipe du Mississippi vers le championnat de la Ligue de la Côte Est en 1999, Boudreau montre une fiche de 340-215-100 dans la LAH et de 409-192-80 dans la LNH, avec les Capitals de Washington et les Ducks d'Anaheim. Il n'a raté les séries éliminatoires qu'une fois au cours de ces 17 années - en 2011-12 à la barre des Ducks.

Le 8 juin, le Wild a engagé John Anderson comme adjoint à Boudreau. En 14 saisons comme entraîneur dans la Ligue internationale de hockey et la LAH, il s'est forgé un dossier de 624-368-124, en plus de remporter quatre championnats en 12 présences en séries éliminatoires.

JEU DE PUISSANCE

Plus grande amélioration: Canadiens de Montréal

La saison dernière, les Canadiens ont terminé au 25e rang de la ligue en supériorité numérique, avec un faible rendement de 16,2 pour cent. Cet été, le directeur général a défrayé les manchettes en échangeant le défenseur P.K. Subban aux Predators de Nashville afin d'obtenir le défenseur Shea Weber, en partie afin de régler le problème.

On pourrait croire au premier coup d'œil qu'il n'en est rien, mais les apparences sont trompeuses. Au cours des trois dernières saisons, Subban a amassé en moyenne 4,09 points par 60 minutes de jeu en supériorité numérique tandis que Weber a maintenu une moyenne de 5,54 points.

Les Canadiens ont de plus mis sous contrat l'attaquant Alexander Radulov, qui a été le deuxième meilleur marqueur de la KHL, avec 65 points (23 buts, 42 passes) en 53 matchs chez le CSKA de Moscou. La contribution potentielle de Radulov au jeu de puissance est difficilement mesurable, mais elle est indéniablement positive.

Ajoutez à ça que Bergevin a retenu les services de Kirk Muller à titre d'associé à l'entraîneur Michel Therrien. Muller a veillé au fonctionnement du jeu de puissance des Canadiens, qui était un des plus redoutables de la LNH, lors de son passage précédent au sein du personnel d'entraîneurs de l'équipe.

INFÉRIORITÉ NUMÉRIQUE

Plus grande amélioration: les Rangers de New York

Parce que la plupart des équipes font appel à des joueurs de soutien en infériorité numérique, il peut être ardu de jauger quelle équipe s'est la plus améliorée dans cet aspect du jeu.

En engageant les attaquants Michael Grabner, Josh Jooris et Nathan Gerbe, le directeur général des Rangers Jeff Gorton a non seulement comblé les pertes de Viktor Stalberg, rendu chez les Hurricanes de la Caroline, et de Dominic Moore, joueur autonome, il a ajouté de la profondeur au groupe qui n'a pu faire mieux que de présenter le cinquième pire taux en infériorité numérique, la saison dernière (78,2 pour cent).

En défense, les départs de Keith Yandle, rendu chez les Panthers de la Floride, et de Dan Boyle n'auront aucune incidence sur l'infériorité numérique parce qu'ils n'étaient pas utilisés dans cette situation. Le défenseur Nick Holden, obtenu de l'Avalanche du Colorado le 25 juin, secondera les vétérans Dan Girardi, Ryan McDonagh et Marc Staal.

TIRS DE BARRAGE

Plus grande amélioration: Red Wings de Detroit

Les Red Wings montrent un dossier en tirs de barrage de 13-29 au cours des quatre dernières saisons. Seuls les Devils du New Jersey (9-33) et les Flyers de Philadelphie Flyers (10-29) ont été pires qu'eux.

De ne plus miser sur les services de Pavel Datsyuk, qui a fait mouche 40 fois en 98 tentatives en fusillade, peut être annonciateur d'une situation qui ne va qu'empirer pour les Red Wings.

Le 1er juillet, le directeur général Ken Holland a vu à colmater la brèche en engageant les attaquants Frans Nielsen et Thomas Vanek. Nielsen domine la LNH en ayant converti 42 de ses 82 tentatives. Vanek vient en 27e position avec 23 buts en 62 échappées.

MISES EN ÉCHEC

Plus grande amélioration: Maple Leafs de Toronto

Pour la cinquième saison d'affilée, Matt Martin a dominé la LNH au rayon des mises en échec, avec 365 en 80 matchs dans l'uniforme des Islanders de New York. Au cours des cinq dernières saisons, Martin a été le plus prolifique distributeur de coups d'épaule, avec 1714. C'est 370 de plus que son ancien coéquipier des Islanders Cal Clutterbuck, deuxième avec 1344.

Neuvièmes de la LNH avec 2119 mises en échec la saison dernière, les Maple Leafs pourraient être une des équipes les plus robustes cette saison avec Martin, qui a été mis sous contrat le 1er juillet, et le retour du défenseur Roman Polak, engagé le 2 juillet, qui a été le quatrième meilleur défenseur de la ligue au cours des cinq dernières saisons avec 962 mises en échec.

GARDIENS

Plus grande amélioration: Flames de Calgary

Le directeur général Brad Treliving a d'abord fait l'acquisition de Brian Elliott des Blues de St.Louis au cours de la séance de repêchage 2016 de la LNH, cédant en retour un choix de deuxième tour (no 35) et un choix conditionnel en 2018. Il a par la suite mis sous contrat Chad Johnson, anciennement des Sabres de Buffalo, le 1er juillet. On peut donc dire que la mission de l'équipe de revamper la façade du filet a été couronnée de succès.

La saison dernière, Elliott a dominé la LNH avec un pourcentage d'arrêts de 0,930. Le taux de réussite de 0,920 de Johnson était le 17e meilleur parmi les 58 gardiens ayant disputé un minimum de 20 matchs. Chez les gardiens des Flames, la saison dernière, Karri Ramo s'est classé 43e avec un pourcentage d'arrêts de 0,909, Joni Ortio 55e (0,902) et Jonas Hiller a pointé au dernier rang (0,879).

L'amélioration devant le but a été faite à un faible coût. On est passé à un salaire combiné de 8,3 millions $ pour Ramo et Hiller, la saison dernière, à 4,2 millions $ pour Elliott et Johnson.

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