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EDMONTON- Il est assez rare qu'une défaite arrive à un bon moment. Mais pour les joueurs tchèques, le revers de 4-3 en tirs de barrage encaissé contre la Finlande, jeudi, est survenu juste à point.

Comme pour leur rappeler qu'ils étaient capables de tenir tête aux puissances mondiales, à deux jours de leur affrontement face au Canada. Une prestation juste assez convaincante pour faire grimper le niveau de confiance de tout un chacun d'un petit cran.
« Avant le tournoi, plusieurs personnes disaient que nous n'étions pas assez bons, s'est souvenu le capitaine Jan Mysak, vendredi. La Finlande a l'une des équipes les plus rapides du tournoi. Le match que nous avons disputé hier nous a prouvé à nous-mêmes que nous pouvions jouer contre les puissances.
« Le Canada a de très bons joueurs et ils forment probablement la meilleure équipe du tournoi en ce moment. Pour nous, c'est un gros défi et aussi une opportunité de s'élever. On verra. Nous allons tout donner pour pouvoir sortir avec la tête haute demain. »
Mettons les choses au clair, le Canada a plus de talent brut et plus de profondeur que la Finlande. Il compte sur la jeune sensation Connor Bedard, qui en met plein la vue depuis le début du tournoi, et sur le capitaine Mason McTavish, qui vient tout juste de marquer quatre buts et de récolter six points contre la Slovaquie.
On n'a pas besoin de faire un dessin à Mysak pour qu'il comprenne. Il a remporté le titre de la Ligue de l'Ontario, et atteint la finale de la Coupe Memorial avec McTavish et les Bulldogs d'Hamilton, cette saison.
« Il veut simplement gagner, c'est tout ce qui importe, a dit l'espoir des Canadiens de Montréal à propos de son ancien coéquipier. Il peut marquer des buts, fabriquer des jeux et il joue bien dans sa zone. On l'a vu hier avec ses quatre buts. Ce sera un défi de le surveiller. »
Du côté du Canada, la confiance règne après un gain convaincant de 11-1 contre la Slovaquie, jeudi, qui a rapidement fait oublier un début de tournoi un peu plus chaotique face à la Lettonie.
« On n'a pas connu le départ escompté, a reconnu l'attaquant William Dufour. Tout le monde se posait des questions après le premier match. Hier, on est sortis tellement fort que je pense que ces personnes ont trouvé réponse à leurs questions.
« Les Tchèques ont une bonne équipe et ils ont offert une solide opposition à la Finlande. Nous allons nous préparer en conséquence, mais nous ne sommes pas stressés. On a confiance en nos moyens. »
Des intrigues
Avec deux matchs à faire en ronde préliminaire, il reste encore quelques questions en suspens chez la troupe de Dave Cameron. Des questions auxquelles nous n'avons pas eu de réponse, vendredi, puisque l'équipe a décidé de prendre congé.
On ne sait donc pas si le pilote décidera de garder intacte la ligne qu'il a formée en reléguant Joshua Roy sur le troisième trio en compagnie de William Dufour et de Zack Ostpachuk en troisième période. La chimie a rapidement opéré entre les trois, et on sent que les deux Québécois ne se feraient pas prier pour poursuivre l'essai.
Rappelons que Roy évoluait à l'aile de McTavish et de Bedard sur la première unité, mais qu'il a dû céder son poste à Brennan Othmann en cours de rencontre.
« Josh, c'est mon meilleur ami dans l'équipe, a expliqué Dufour. On se disait qu'on aimerait jouer ensemble. Je pense qu'on a généré une chance de marquer à chacune de nos présences, et c'était notre objectif. On aimerait que ça se poursuive, mais ce n'est pas notre décision. On verra. »
Il faudra aussi voir si Ridly Greig, laissé de côté « par précaution » en troisième période, sera de retour à son poste contre les Tchèques. Cameron devra également choisir entre Sebastian Cossa et Dylan Garand devant le filet - ce qui nous donnera un bon indice sur l'identité de celui qui aura la pole jusqu'au terme du tournoi.