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Charles-David Beaudoin s'accroche à sa passion

Le défenseur âgé de 23 ans tente sa chance dans l'organisation des Sénateurs

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TORONTO - Charles-David Beaudoin s'accroche à sa passion. Il va s'y cramponner jusqu'à ce qu'il puisse réaliser son rêve d'évoluer dans la LNH.  À moins qu'une blessure ne vienne contrecarrer ses plans ou encore qu'il perde le feu sacré, « ce qui n'arrivera pas » prend-il soin d'ajouter. D'ici là, s'il devait se résoudre à renoncer à ses aspirations, il pourra miser sur un solide plan B. 

Mais ça ne presse pas. À compter de vendredi, le défenseur âgé de 23 ans va s'atteler à la tâche d'obtenir au minimum un contrat de la Ligue américaine de hockey (LAH) au camp d'entraînement des Sénateurs d'Ottawa, après avoir arboré les couleurs des Patriotes de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) pendant deux saisons. 

L'ancien capitaine des Voltigeurs de Drummondville a volontairement bifurqué vers le hockey universitaire québécois à l'issue de la saison 2014-15 afin de compléter ses études en finances qu'il avait amorcées dans la LHJMQ. 

« J'ai subi une sérieuse blessure à une cheville au cours de ma saison de 20 ans dans la LHJMQ et ma carrière a fait un pas de côté », a-t-il expliqué à l'occasion du tournoi des recrues qui s'est déroulé à Toronto en fin de semaine dernière. « J'ai décidé d'aller finir mon baccalauréat à l'UQTR. Je m'étais donné deux ans par après pour faire le saut dans la Ligue américaine. Je savais que ce ne serait pas facile, mais jamais au grand jamais je n'ai envisagé de faire une croix sur une carrière professionnelle. » 

Le plan s'est déroulé mieux que prévu parce que le patineur natif de Drummondville a reçu une invitation à joindre l'organisation des Jets de Winnipeg grâce aux entraîneurs francophones de l'équipe-école de la Ligue américaine, l'entraîneur Pascal Vincent et son adjoint Éric Dubois, à la conclusion de son passage chez les Patriotes. 

« Éric Dubois - le père de Pierre-Luc un attaquant prometteur des Blue Jackets de Columbus -- a déjà été mon entraîneur dans le junior », a-t-il précisé. 

Beaudoin a été affecté aux Oilers de Tulsa dans la ECHL dans l'espoir d'être rappelé par le Moose du Manitoba. C'est plutôt l'organisation des Sénateurs qui l'a remarqué en lui offrant un essai dans la Ligue américaine, à Binghamton. 

En cinq matchs dans la ECHL, le récipiendaire universitaire du Prix d'excellence Guy Lafleur en 2016 pour son palmarès sportif et académique a amassé deux aides. En six rencontres dans la Ligue américaine, il a glané deux autres passes. 

« Je ne sais pas trop comment les Sénateurs sont arrivés dans le portrait. Je ne me suis jamais posé la question. Il y a eu des rappels dans la LNH, on a voulu évaluer des défenseurs. Mon nom a été avancé. J'ai eu l'occasion et je l'ai saisie. » 

Beaudoin, qui mesure 6 pieds et qui pèse 185 livres, a pu acquérir de l'expérience qui lui sera fort utile au camp des Sénateurs. 

« Je suis beaucoup plus confiant. Je connais le calibre de jeu de la Ligue américaine. Je suis convaincu d'être capable de tenir mon bout. Il reste à le prouver et à décrocher un contrat. » 

Pas à une péripétie près 

Peut-être l'aurait-il déjà en poche son contrat de la LAH s'il n'avait pas eu à soigner une blessure à une cheville au cours de l'été qui l'a contraint à l'inactivité pendant presque sept semaines. 

« C'est la même cheville qu'il y a quelques années, mais une blessure différente, a-t-il élaboré. Je n'ai pas pu prendre part au camp de développement de l'équipe. C'est une autre péripétie parmi tant d'autres. C'est le fait d'armes de ma carrière : les péripéties et l'adversité que je dois surmonter. Mais j'ai une grande force de caractère. Je me dis que ça fait partie du cheminement que je dois faire. » 

Beaudoin, qui avait pris part au camp de développement des Canadiens de Montréal en 2014, n'est pas prêt de lâcher prise même s'il sait que les occasions ne fourmilleront pas à l'âge qu'il est rendu. 

« Ma passion c'est le hockey. J'ai toujours voulu jouer. Je savais que j'avais le potentiel pour jouer chez les pros. C'était juste de savoir quand, a-t-il affirmé. Après mes études, je savais que je ferais le saut. Je suis prêt à gagner ma vie en finances, j'ai fait mes stages et j'ai mon diplôme, au cas où je me blesserais. Mais je suis surtout prêt à jouer au hockey. » 

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