En réussissant le sixième tour du chapeau de sa carrière dans une victoire de 5-2 des Stars de Dallas face aux Canadiens de Montréal, samedi, le vieux renard a fait la preuve que l'expérience peut encore faire la différence contre la fougue de la jeunesse.
« On savait à quel genre de défi on s'attaquait avec cette jeune équipe, a dit le vétéran. Ils ont beaucoup de force de frappe et ils jouent avec confiance. On ne pouvait pas les prendre à la légère parce qu'on a vu qu'ils sont capables de faire payer de bonnes équipes.
« Cole (Caufield) vient de la même ville que moi. Mon père et ma mère sont allés chez son père Paul pour regarder mon premier match dans la LNH. On se connaît depuis longtemps et c'est bien de le voir avoir ce genre de départ. Mais quand je l'affronte, je veux lui montrer que j'en ai encore dans le réservoir. »
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Pour le contexte, le petit attaquant du CH n'avait que cinq ans quand les Pavelski ont savouré les premiers coups de patin de leur fils dans la grande ligue, le 22 novembre 2006. Pas moins de 1173 matchs plus tard, il a montré à Caufield qu'on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces.
Pavelski a ouvert la marque en avantage numérique en première période grâce à un superbe tir du revers dans la lucarne. Il a doublé la mise avec 18 secondes d'écoulées au deuxième engagement avant d'ajouter la cerise sur le sundae en s'échappant partiellement en première moitié de troisième.
« Il ne me surprend plus juste parce que je le connais et que je sais de quel bois il se chauffe, a vanté l'entraîneur Peter DeBoer. C'est incroyable. Il est le même joueur qu'il était il y a cinq ou six ans. C'est comme s'il avait arrêté l'horloge. Et on dirait qu'il pourra le faire pour encore cinq ans. C'est un athlète spécial. »
Il ne faudrait quand même pas se surprendre de ses succès offensifs à ce stade-ci de sa carrière : il vient tout juste de connaître sa saison la plus productive - 81 points en 82 matchs - et il mène tous les joueurs des Stars au chapitre des aides (100) et des points (170) depuis qu'il a joint l'équipe en 2019-20.
Pavelski est maintenant à 69 points du plateau des 1000. Il pourrait donc l'atteindre dès cette saison.
« Joe, c'est un professionnel, avait indiqué Martin St-Louis en matinée. Il n'a pas la carrière qu'il a par hasard. Il a de bonnes habitudes de travail, il a beaucoup de détails dans sa game et tu sais où il va être à tous les matchs. Il joue à l'intérieur, ce n'est pas un gars de périmètre, alors tu dois toujours savoir où il est. »