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Mavrik Bourque n’a pas changé d’ambition. Il veut faire le saut le plus rapidement possible avec les Stars de Dallas. Le temps d’un match, samedi dernier contre les Blackhawks à Chicago, il a découvert la réalité de la LNH. 

Au sommet des pointeurs de la Ligue américaine avec 73 points (26 buts, 47 passes), Bourque a reçu l’appel qu’il attendait impatiemment, celui de Jim Nill, le directeur général des Stars. 

Nill lui a lancé un SOS pour remplacer Tyler Seguin lors de la récente visite des Stars à Chicago. Pour Bourque, c’était la réalisation d’un rêve. 

« C’était assez incroyable », a dit Bourque lundi lors d’une entrevue téléphonique à LNH.com. « Surtout à Chicago dans un édifice assez impressionnant. Je n’étais pas trop surpris, j’avais passé le stade de l’énervement. Je savais que j’étais rendu là. C’était une question de temps avant de jouer un premier match. Je n’avais pas une trop grande nervosité. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’étais heureux de mon match. »

Bourque n’a pas eu le temps de s’enraciner avec sa nouvelle équipe. Il s’est tout juste trempé le gros orteil. Après la rencontre à Chicago, il a repris la route d’Austin pour y retrouver les Stars du Texas, l’équipe-école dans la Ligue américaine. 

« Oui, je me doutais que c’était pour être un rappel rapide, a confirmé le choix de premier tour des Stars en 2020. J’avais entendu dire que c’était planifié depuis un petit moment. Tyler (Seguin) avait de grandes chances de revenir pour le match suivant au Colorado. Je m’attendais à jouer un seul match.

« Mais pour moi, c’était gros. Je récoltais le fruit de mes efforts. J’ai fait de bonnes choses dans ce match. Une fois que tu y goûtes, tu veux y revenir encore plus rapidement. Ça me donne le goût de travailler encore plus fort. »

À ses débuts avec les Stars, Bourque a frappé un poteau, il s’est fait refuser un but, il a décoché deux tirs en direction de Petr Mrazek et il a obtenu sept tirs tentés. Tout ça en un temps de jeu limité à 10:56. 

« Pour un premier match, je dirais que c’était bien, a-t-il répliqué. Je n’étais pas à mon sommet. J’avais besoin de temps pour évaluer mon temps et mon espace avec la rondelle. Il y a un ajustement. Mais j’ai bien contrôlé mon intensité et mon désir de bien travailler.

« J’ai commencé au centre avec Jamie Benn et Logan Stankoven. En troisième période, je me suis retrouvé à l’aile avec Matt Duchene et Mason Marchment. J’ai mieux joué en troisième. Je n’ai pas parlé à trop de gars après le match, mais j’ai reçu un message texte d’Alain Nasreddine (adjoint à Peter DeBoer) le lendemain matin. J’ai vraiment aimé cette délicatesse de sa part. Il m’a dit qu’il était fier de moi. Je sais que l’organisation était heureuse de ma performance.

« J’ai prouvé que je peux appartenir à la LNH. Je suivais le rythme, je n’étais pas perdu du tout. C’est encourageant. J’ai encore bien de la place à l’amélioration. Je sais que je pourrais garder encore plus la rondelle afin de créer plus de jeux. J’ai toujours été un gars qui trouvait des façons pour s’ajuster et s’adapter rapidement. Dans la LNH, tu dois t’imposer rapidement. Je serai encore capable de le faire. » 

Des émotions pour la famille

Bourque a brisé la glace au niveau de la LNH sous les yeux de ses parents, Serge Bourque et Sylvie Côté. 

« Mon père et ma mère ont fait le voyage à Chicago, a-t-il précisé. Ils sont arrivés la veille du match et ils sont repartis le lendemain. C’était incroyable de partager ce moment avec eux. Je réalisais mon rêve de p’tit gars. Je crois que mes parents ont commencé à y croire que je pouvais atteindre la LNH à mes débuts dans la LHJMQ. Ils étaient heureux de voir leur fils sur une glace de la LNH. Ma mère me disait que plus jeune, j’avais pris une photo avec Connor McDavid. Elle me regardait et elle se disait : pauvre petit gars. Il en rêve tellement, mais il y a tellement peu d’élus. Elle croyait que j’étais pour rêver longtemps. Elle a fini par y croire, tout comme moi.

« Ils étaient plus émotifs que moi après le match. Pour mon tour de glace, j’ai vu ma mère dans les gradins et j’ai remarqué qu’elle avait les yeux dans l’eau. Je trouvais ça beau. Mes parents étaient émotifs. »

Parlant du traditionnel tour de glace en solo avant le début de la période d’échauffement, Bourque a raconté pourquoi il l’a fait sans son casque.  

« Mon casque était dans mon casier. Je n’ai pas trop eu le choix. Je suis arrivé pour mettre mon casque, mais ils m’ont dit que mon casque restait là. Je croyais que c’était juste pour trois ou quatre minutes pour l’échauffement, mais je l’ai finalement fait au complet sans casque. » 

À la veille du match contre les Blackhawks, Bourque a partagé un repas avec le noyau des jeunes des Stars : Thomas Harley, Logan Stankoven et Wyatt Johnston. 

Harley, un défenseur en ascension cette saison avec les Stars à Dallas, partageait un appartement la saison dernière avec Bourque à Cedar Park, une ville en banlieue d’Austin. Harley a eu besoin de jouer 131 matchs dans la Ligue américaine avant de s’établir comme un régulier à la ligne bleue des Stars. Même si Bourque est un centre, il peut s’inspirer du parcours de son bon ami en se rappelant que la patience reste une vertu au sein de cette organisation.

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