Les questions étaient nombreuses pour Guerin et la direction de l'équipe américaine lorsque la formation complète a été dévoilée le 4 décembre pour la Confrontation des 4 nations, qui débutera mercredi à Montréal. Les États-Unis, le Canada, la Finlande et la Suède s'affronteront dans ce tournoi à la ronde de trois matchs avant de disputer la finale le 20 février à Boston.
La plupart de ces questions concernaient l'omission de certains joueurs de haut niveau comme les attaquants Tage Thompson des Sabres de Buffalo et Cole Caufield des Canadiens de Montréal. Malgré tout, Guerin et les Américains ont continué de croire en Boldy.
Le natif du Massachusetts leur en est reconnaissant et a exprimé ce sentiment lorsqu'il a appris qu'il avait été sélectionné.
« C'était excitant », a confié Boldy. « Je pense que l'objectif que je me suis fixé depuis le début est de faire partie de cette équipe. Alors, quand j'ai reçu l'appel, c'est comme si un rêve devenait réalité.
« C’est formidable de faire l'équipe. C'est quelque chose que j'ai cherché à atteindre tout au long de l'année. Tu te crées des attentes envers toi-même afin d'y arriver, et tu veux que ton jeu soit assez bon pour être pris en considération. »
L'entraîneur du Wild John Hynes a occupé le même rôle avec les États-Unis lors du Championnat du monde, et il a utilisé Boldy dans différentes situations, y compris en avantage numérique et sur les tirs de barrage. C'est ce type de polyvalence que Guerin et les États-Unis recherchaient lors de la sélection de leur équipe.
« Matty est un gars qui arrive à la fleur de l'âge », a souligné Hynes. « J'ai eu l'occasion de l'accompagner au Championnat du monde l'an dernier, et il a pu jouer avec d'autres joueurs de la LNH que ceux de notre organisation. Il était sur une ligne avec Gaudreau et Brock Nelson, et il a bien progressé.
« Je pense que c'était une expérience formidable pour lui. Et je sais qu'il en sera de même pour Brock et lui. »
Hynes fait référence au défenseur du Wild Brock Faber, qui, à 22 ans, a également été sélectionné par les États-Unis.
« Je connais déjà une poignée de gars », a indiqué Boldy. Mais le fait d'avoir un gars comme 'Fabes', l'un de mes meilleurs amis, avec qui partager l'expérience et avec qui échanger, rendra les choses plus faciles pour nous deux. »
Le Wild a sélectionné Boldy au 12e rang du repêchage 2019 de la LNH. Avant le match à domicile du Minnesota contre les Hurricanes de la Caroline jeudi, Boldy avait accumulé 216 points (93 buts, 123 passes) en 257 matchs, ce qui représente une moyenne de 69 points sur un calendrier de 82 matchs. C'est plutôt bien pour une équipe du Wild qui met l'accent sur la défensive avant tout. Cette saison, il a inscrit 45 points (18 buts, 27 passes) en 54 rencontres et joue en moyenne 19:56 par match, un sommet en carrière.
« Il est vraiment bon », a affirmé le capitaine des États-Unis Auston Matthews des Maple Leafs de Toronto. « Il est solide dans tous les aspects de son jeu. Nous ne jouons que deux fois par année contre eux, mais chaque fois, il semble s'améliorer de plus en plus.
« Il a un grand potentiel. »
Boldy espère le démontrer sur la scène internationale lorsque les États-Unis joueront leur premier match contre la Finlande le 13 février au Centre Bell à Montréal (20 h HE ; ESPN+, ESPN, SN, TVAS), puis contre le Canada le 15 février, toujours à Montréal.
« Ça va être génial », a dit Boldy. « C'est la rivalité que tout le monde regarde, que tout le monde veut voir à la télévision. Donc, pouvoir en faire partie, surtout à Montréal, ce sera vraiment spécial ».
Tout comme ce le sera pour lui de représenter son pays.
Encore une fois.