Cette régression a de quoi inquiéter, puisqu'à 26 ans, Monahan devrait être au sommet de son art. Or, avec des performances comme celles de l'an dernier, il pourrait bien se retrouver sur le troisième trio si les Flames décident d'utiliser Elias Lindholm au centre plutôt qu'à la droite afin d'installer Matthew Tkachuk sur le premier trio.
Il reste deux saisons au contrat de Monahan, et s'il garde la même production, on peut se demander s'il demeurera avec l'équipe encore longtemps.
Les Flames peuvent-ils s'élever au-dessus de la moyenne?
Au mieux, la moyenne.
Voilà la façon idéale de décrire les performances des Flames la saison dernière. Dans presque toutes les catégories, l'équipe a, au mieux, atteint la moyenne des équipes de la LNH. Par exemple, elle a terminé à égalité au 20e rang pour les points (55), à égalité au 19e rang pour les buts marqués (155), 16e pour les buts accordés (160), 21e sur le jeu de puissance (18,3 pour cent), 15e en infériorité numérique (80,2 pour cent), 22e pour les mises en échec (1173), à égalité au 22e rang pour les tirs bloqués (677) et 18e pour les les mises en jeu gagnées (50 pour cent). Il n'y a qu'au chapitre des tirs en leur faveur (30,2; é-9e) et des tirs accordés (28,2; é-6e) par match que Calgary a été au-dessus de la moyenne, mais cela démontre un manque évident d'exécution quand on considère que l'équipe a été sous la moyenne pour les buts pour et contre.
Si les Flames veulent être des prochaines séries éliminatoires, ils devront s'améliorer dans chacune de ces facettes, à commencer par le jeu de puissance. En 2019-20, le taux d'efficacité en avantage numérique de Calgary avait été de 21,2 pour cent (12e dans la LNH), mais il a chuté l'année dernière. Une baisse qui peut s'expliquer par le fait que Rasmus Andersson a pris la place de Giordano à la ligne bleue sur le jeu de puissance. Au final, Andersson a amassé six points en avantage numérique, mais il a le potentiel pour en faire plus, lui qui n'a que 24 ans.
Ce sera à Sutter de trouver des solutions pour le jeu de puissance. Ce ne sont pourtant pas les éléments qui manquent pour le relancer.
Blake Coleman, encore meilleur qu'à Tampa Bay?
Les Flames ont déroulé le tapis rouge devant Blake Coleman en lui offrant un contrat de six ans d'une valeur annuelle de 4,9 millions $ sur le marché des joueurs autonomes. Ils espèrent que le champion de la Coupe Stanley lors des deux dernières années sera en mesure de répéter ses exploits à Calgary.
À Tampa Bay, Coleman évoluait sur le troisième trio du Lightning en compagnie de Yanni Gourde et Barclay Goodrow. Cette unité défensive était assurément l'un des meilleurs trios de type « papier sablé » de la LNH et donnait beaucoup d'énergie à ses coéquipiers. Or, de l'énergie, les Flames en auraient bien besoin. Sutter, s'il le désire, pourrait employer Coleman sur le deuxième trio en compagnie d'Andrew Mangiapane, dont le profil ressemble à celui de Coleman, et de Mikael Backlund, un centre capable de se signaler des deux côtés de la patinoire. L'essence du troisième trio du Lightning serait ainsi recréée, mais avec davantage de temps de jeu pour Coleman en comparaison à Tampa Bay.