Mangiapane-badge-Ducharme

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes pendant les mois de septembre et octobre. Du côté des poolers, nous vous offrons un joueur à cibler au cours de la prochaine campagne, un joueur à éviter, et un joueur à surveiller, qui pourrait devenir une carte cachée si les astres s'alignent. Aujourd'hui, les Flames de Calgary.

Les Flames seront-ils une meilleure équipe en 2020-21 que lors de l'année précédente, quand ils n'ont pas été en mesure de se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley et qu'ils ont terminé à égalité au 19e rang de la LNH pour les buts marqués? Il faudra un important coup de barre.
32 EN 32 - FLAMES : Trois enjeux à surveiller | Meilleurs espoirs
Calgary n'a pas fait d'acquisitions pouvant être intéressantes pour les poolers durant la saison morte. En plus, ils ont perdu les services de Mark Giordano au profit du Kraken de Seattle, ce qui ne donnera pas de coup de main au gardien Jacob Markstrom, qui a connu une première saison moyenne dans la ville albertaine.
La réponse pourrait venir du système que l'entraîneur-chef Darryl Sutter mettra en place à sa première saison complète avec les Flames, lui qui a été nommé à la barre de l'équipe le 5 mars dernier. S'il se concentre sur la défensive, les joueurs des Flames ne feront pas mieux pour les poolers que l'an dernier. Mais s'il est en mesure de relancer les gros canons de l'équipe, plusieurs joueurs deviendraient intéressants dès les premières rondes d'un repêchage.
C'est un pensez-y-bien…

À cibler : Andrew Mangiapane - A

Sorti un peu de nulle part - il a été un choix de sixième ronde (166e au total) au Repêchage 2015 de la LNH - Mangiapane ne cesse de progresser depuis qu'il est dans la LNH. Chaque saison, il améliore sa performance offensive, lui qui a amassé 32 points en 56 matchs l'an dernier. Il a même obtenu 11 points en sept matchs lors du Championnat du monde 2021 de la FIHG (CMH). Il n'est pas le plus grand, mais il est un pitbull, soit exactement ce dont les Flames ont besoin. Son temps de jeu moyen par match en avantage numérique est passé de 31 secondes en 2019-20 à 1:49 la saison dernière. Sur une saison complète, le cap des 50 points n'est pas inatteignable, surtout si Matthew Tkachuk est de retour sur le deuxième trio de l'équipe. Mangiapane n'est pas le joueur le plus populaire pour les poolers, mais il pourrait vous rendre de fiers services en fin de repêchage.

VAN@CGY: Mangiapane marque sur le retour

À éviter : Sean Monahan - A

Après avoir enregistré 82 points en 2018-19, la production offensive de Monahan est en baisse depuis deux saisons, lui qui n'a accumulé que 28 points en 50 matchs (46 points sur 82 parties) l'an dernier. Visiblement, cette saison de 82 points était un mirage par rapport à son réel potentiel, lui qui avait connu des campagnes de 58 à 64 points lors des quatre années précédentes.
Bref, Monahan peut probablement rebondir, mais oubliez tout de suite la possibilité qu'il enregistre en moyenne un point par match. Le problème, c'est que l'arrivée de Sutter a tout fait sauf le relancer. Après avoir accumulé 17 points en 22 rencontres alors que Geoff Ward dirigeait l'équipe, il n'en a enregistré que 11 en 28 parties sous les ordres de Sutter. Son temps de jeu moyen est passé de 18:35 à 16:59 à la suite de l'arrivée du nouveau pilote, et il ne faudrait pas se surprendre de le voir se retrouver sur le deuxième ou le troisième trio cette saison. A-t-il encore sa place à Calgary?

À surveiller/carte cachée : Juuso Valimaki - D

Valimaki a disputé sa première saison complète dans la LNH l'an dernier à l'âge de 22 ans et a amassé deux buts et neuf passes en 49 matchs. La marche était haute pour lui, puisqu'il n'avait pas joué en 2019-20 en raison d'une blessure à un genou. Il aurait pu être rouillé, mais il a bien fait dans la Liiga en Finlande avec une récolte de 19 points en 19 matchs avant de rejoindre les Flames en janvier pour la saison de la LNH. Le départ de Mark Giordano risque de lui offrir plus d'opportunités en avantage numérique puisque le capitaine de l'équipe jouait en moyenne 2:22 par rencontre sur le jeu de puissance. Il ne serait donc pas surprenant de le voir progresser, obtenir plus de responsabilités et atteindre le cap des 30 points.

CGY@OTT: Valimaki complète un beau jeu de Gaudreau