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LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes pendant les mois de septembre et octobre. Aujourd'hui, les Flames de Calgary.

C'est une nouvelle ère qui s'amorcera à Calgary cette saison à la suite du départ du capitaine Mark Giordano, sélectionné par le Kraken de Seattle lors du repêchage d'expansion. Or, il faudra que quelqu'un se lève rapidement dans le vestiaire pour remplacer son leadership et inspirer l'équipe, dont les performances ne sont tout simplement pas à la hauteur des attentes depuis deux saisons.
32 EN 32 - FLAMES : Meilleurs espoirs | Analyse pour les poolers
En effet, depuis le dernier match de la saison 2018-19, quand ils avaient terminé au premier rang de la section Pacifique, les Flames ont offert du jeu inégal et n'ont pas atteint leur plein potentiel. Ils ont été éliminés en première ronde lors de cette campagne 2018-19, puis l'année suivante aussi.
Cette situation a mené au congédiement de l'entraîneur Geoff Ward au beau milieu de la dernière saison. Il a été remplacé par le vétéran Darryl Sutter, qui n'a toutefois pas su relancer l'équipe. À vrai dire, le pourcentage de points des Flames a été inférieur sous la férule de Sutter (,484) que sous celle de Ward (,500), ce qui n'a pas été suffisant pour participer aux séries éliminatoires.
Sutter aura maintenant une saison complète pour faire tourner le vent. Il ne manque pas d'expérience, lui qui a mené les Kings de Los Angeles à deux conquêtes de la Coupe Stanley. La bonne nouvelle est que la section Pacifique devrait être la moins relevée de la LNH cette saison. Ce sera aux Flames d'en profiter.
« Cette année, c'est le temps pour nous de connaître du succès », a dit Tkachuk sur les ondes du NHL Network, lundi. « C'est en séries que tu bâtis ta réputation personnelle et celle de ton équipe. J'espère que cette saison, on ira loin en séries et qu'on pourra faire quelque chose de spécial. »
Voici trois questions intimement liées aux succès des Flames cette saison :
Sean Monahan peut-il rebondir?
Les partisans des Flames étaient en droit de rêver à une Coupe Stanley en 2018-19 lorsqu'ils voyaient à l'œuvre leur premier trio, formé de Johnny Gaudreau, Sean Monahan et Elias Lindholm. Les trois joueurs avaient accumulé un total de 259 points. Depuis, aucun des trois joueurs n'a été en mesure de produire au même rythme que lors de cette saison. Du lot, c'est Monahan qui est le plus décevant.
Le joueur de centre a vu sa production passer de 1,05 point par match en 2018-19 à seulement 0,56 l'année dernière, sa pire campagne en carrière depuis 2013-14. Il n'a inscrit que 10 buts en 50 parties, ce qui représente - de loin - sa pire performance dans la LNH pour la moyenne de filets par match, et il a obtenu seulement neuf points sur le jeu de puissance.

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Cette régression a de quoi inquiéter, puisqu'à 26 ans, Monahan devrait être au sommet de son art. Or, avec des performances comme celles de l'an dernier, il pourrait bien se retrouver sur le troisième trio si les Flames décident d'utiliser Elias Lindholm au centre plutôt qu'à la droite afin d'installer Matthew Tkachuk sur le premier trio.
Il reste deux saisons au contrat de Monahan, et s'il garde la même production, on peut se demander s'il demeurera avec l'équipe encore longtemps.
Les Flames peuvent-ils s'élever au-dessus de la moyenne?
Au mieux, la moyenne.
Voilà la façon idéale de décrire les performances des Flames la saison dernière. Dans presque toutes les catégories, l'équipe a, au mieux, atteint la moyenne des équipes de la LNH. Par exemple, elle a terminé à égalité au 20e rang pour les points (55), à égalité au 19e rang pour les buts marqués (155), 16e pour les buts accordés (160), 21e sur le jeu de puissance (18,3 pour cent), 15e en infériorité numérique (80,2 pour cent), 22e pour les mises en échec (1173), à égalité au 22e rang pour les tirs bloqués (677) et 18e pour les les mises en jeu gagnées (50 pour cent). Il n'y a qu'au chapitre des tirs en leur faveur (30,2; é-9e) et des tirs accordés (28,2; é-6e) par match que Calgary a été au-dessus de la moyenne, mais cela démontre un manque évident d'exécution quand on considère que l'équipe a été sous la moyenne pour les buts pour et contre.
Si les Flames veulent être des prochaines séries éliminatoires, ils devront s'améliorer dans chacune de ces facettes, à commencer par le jeu de puissance. En 2019-20, le taux d'efficacité en avantage numérique de Calgary avait été de 21,2 pour cent (12e dans la LNH), mais il a chuté l'année dernière. Une baisse qui peut s'expliquer par le fait que Rasmus Andersson a pris la place de Giordano à la ligne bleue sur le jeu de puissance. Au final, Andersson a amassé six points en avantage numérique, mais il a le potentiel pour en faire plus, lui qui n'a que 24 ans.
Ce sera à Sutter de trouver des solutions pour le jeu de puissance. Ce ne sont pourtant pas les éléments qui manquent pour le relancer.
Blake Coleman, encore meilleur qu'à Tampa Bay?
Les Flames ont déroulé le tapis rouge devant Blake Coleman en lui offrant un contrat de six ans d'une valeur annuelle de 4,9 millions $ sur le marché des joueurs autonomes. Ils espèrent que le champion de la Coupe Stanley lors des deux dernières années sera en mesure de répéter ses exploits à Calgary.
À Tampa Bay, Coleman évoluait sur le troisième trio du Lightning en compagnie de Yanni Gourde et Barclay Goodrow. Cette unité défensive était assurément l'un des meilleurs trios de type « papier sablé » de la LNH et donnait beaucoup d'énergie à ses coéquipiers. Or, de l'énergie, les Flames en auraient bien besoin. Sutter, s'il le désire, pourrait employer Coleman sur le deuxième trio en compagnie d'Andrew Mangiapane, dont le profil ressemble à celui de Coleman, et de Mikael Backlund, un centre capable de se signaler des deux côtés de la patinoire. L'essence du troisième trio du Lightning serait ainsi recréée, mais avec davantage de temps de jeu pour Coleman en comparaison à Tampa Bay.

MTL@TBL, #2: Coleman fait 2-1 en fin de deuxième

N'oublions pas que l'ailier de 29 ans, qui a amassé 31 points en 55 matchs l'an dernier, n'en sera qu'à une cinquième saison complète dans la LNH. Le meilleur pourrait être à venir pour lui.