Peu après la fin des classes, une cohorte de jeunes issus de milieux où sont aménagées les patinoires Bleu Blanc Bouge prend la direction des Laurentides pour une semaine au camp Le P’tit Bonheur de sablon. Cette année, 80 jeunes ont vécu cette expérience, portant à 717 le nombre d’enfants ayant participé au Camp Bleu Blanc Bouge depuis sa création. Pour près de 90 % d’entre eux, il s’agissait d’un tout premier séjour en colonie de vacances.
« Quand on pense à la Fondation des Canadiens pour l’enfance, on pense naturellement au hockey, à l’hiver et à nos patinoires Bleu Blanc Bouge. Mais les jeunes ont besoin de bouger peu importe la saison », souligne Patrick Mahoney, directeur, développement et investissements communautaires de la Fondation. « Chaque jeune devrait avoir les mêmes possibilités de jouer, de découvrir de nouvelles activités et de se dépasser, tout au long de l’année. »
Une semaine de premières expériences
Pendant leur séjour d’une semaine, les jeunes sont invités à toucher à tout. Kayak, canot, planche à pagaie, randonnée, escalade, hébertisme, tir à l’arc : sur l’eau et en forêt, les jeunes campeurs et campeuses expérimentent une foule d’activités qui leur permettent d’explorer leurs intérêts, de repousser leurs limites et souvent, de se surprendre eux-mêmes.
L’objectif? Leur donner le goût de bouger, de découvrir une nouvelle passion et d’adopter de saines habitudes de vie qu’ils auront envie de poursuivre bien après leur retour à la maison.
Au-delà du plein air, les jeunes développent aussi leur autonomie, leur confiance et leur capacité à communiquer, à collaborer et à créer de nouveaux liens. Quitter la ville, être loin de leurs parents — parfois pour la première fois — et apprendre à vivre en groupe sont des expériences qui peuvent sembler simples, mais qui sont profondément marquantes à cet âge si formateur.
« Ce que nous souhaitons offrir aux jeunes, c’est un espace où ils peuvent être eux-mêmes, forger de nouvelles amitiés et oublier, le temps d’une semaine, les soucis de leur quotidien », explique Geneviève Paquette, présidente et directrice générale de la Fondation des Canadiens pour l’enfance. Ils peuvent essayer, apprendre et surmonter des défis dans un contexte différent de celui de l’école et de la maison. Souvent, ils quittent le camp avec la conviction qu’ils sont capables de bien plus qu’ils ne le pensaient. »