Jon_Merrill

MONTRÉAL - Ce n'est jamais évident d'être échangé, encore moins quand tu as une famille.

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Il ne suffit qu'à en parler à Jon Merrill qui a été acquis par les Canadiens dimanche dernier des Red Wings de Detroit.
Le défenseur de 29 ans et sa conjointe, Jess, ont quatre jeunes filles: Olive, Lennon, Jolie et Sonny, qui a vu le jour il n'y a que cinq semaines, le 5 mars dernier.

La petite famille est demeurée au Michigan tandis que Merrill s'est envolé vers Edmonton pour débuter sa quarantaine obligatoire et attendre l'arrivée de ses nouveaux coéquipiers en vue d'un voyage sur la route de cinq matchs.
Autant quitter l'équipe qu'il a soutenu depuis son enfance peut être difficile après avoir grandi en banlieue de Flint et de Detroit ainsi que d'avoir joué pour l'université du Michigan, laisser sa famille le fut encore davantage.
« C'était difficile pour moi qu'ils restent au Michigan en sachant qu'ils ne pourront pas venir au Canada à cause de restrictions reliées à la COVID », a dit Merrill via Zoom en provenance de sa chambre d'hôtel d'Edmonton mardi matin. « C'est l'aspect le plus difficile. »

Cela fait évidemment partie de la réalité des joueurs de hockey, donc le vétéran de huit saisons dans la LNH ne se projette pas trop dans le futur, tout en ayant hâte de disputer des matchs importants dans les prochains jours.
Si les Red Wings rateront les séries éliminatoires cette saison, les Canadiens sont actuellement au quatrième et dernier rang donnant accès à la danse du printemps dans la division Nord. Si la tendance se maintient, ils croiseront le fer avec les Maple Leafs de Toronto au premier tour.
« En tant qu'athlète, tu veux prendre part à des matchs importants, des gros matchs. Tu souhaites avoir la chance de jouer un rôle clé dans les succès de l'équipe. Ça devient frustrant quand tes efforts ne mènent à rien », de dire Merrill qui cumule 392 matchs dans la LNH avec le New Jersey, Vegas et Detroit. « Cela fait du bien d'avoir l'occasion de venir jouer à Montréal et de réaliser qu'il s'agit d'une bonne équipe qui veut gagner dès maintenant. »

Merrill sur le fait de se joindre à l'organisation

Lorsqu'il n'est pas sur son vélo stationnaire ou en train de faire des poids dans le confort de sa chambre d'hôtel, le choix de deuxième tour des Devils s'attend à passer du temps sur Zoom avec les entraîneurs des Canadiens pour se familiariser avec le système de jeu de l'équipe.
Il regardera aussi les trois prochains matchs disputés à Montréal dans le but d'être prêt à jouer lorsqu'il sera disponible.
Par contre, Merrill n'est pas préoccupé du rôle que l'entraîneur-chef par intérim, Dominique Ducharme, lui assignera. Il est prêt à tout faire pour aider l'équipe.
« Je ne m'en fais pas avec ça. À chaque jour, je suis simplement content d'être dans la LNH. À chaque fois qu'on me demande d'embarquer sur la patinoire, je suis content de le faire. Que ce soit pour 20 minutes ou pour 12 minutes, je suis prêt à y aller », mentionne Merrill. « J'ai vraiment hâte de jouer des matchs dans le dernier droit de la saison et en séries. »
Le défenseur s'est bien débrouillé en 36 matchs avec les Red Wings cette saison, se classant premier pour les tirs bloqués (58), troisième pour le temps de glace (19:41) et quatrième pour le différentiel (+2), des statistiques encourageantes à son arrivée avec les Canadiens.
Ses 16 rencontres éliminatoires disputées lors des trois dernières saisons avec les Golden Knights seront très utiles pour le Tricolore, une formation comptant sur plusieurs jeunes joueurs.
« Ça ne me dérange pas avec qui je joue. Ils sont tous d'excellents joueurs. Il y a une raison pour laquelle ils sont tous dans la LNH, donc je serai content de jouer avec n'importe qui. Je ne suis pas difficile », note Merrill au sujet de sa polyvalence. « J'ai été utilisé dans plusieurs situations depuis le début de ma carrière. J'ai déjà joué plus de 20 minutes comme j'ai déjà joué 13 à 15 minutes seulement, donc j'ai touché à presque tout. J'ai joué du côté gauche, du côté droit, en avantage numérique et en désavantage numérique. Je vais aider cette équipe à gagner d'une manière ou d'une autre. Je vais tout faire en mon possible. »
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Même si la pression de jouer pour les Red Wings n'est pas la même que celle de jouer à Montréal, Merrill a hâte à ce nouveau défi.
De jouer quotidiennement dans l'un de ses arénas préférés l'aide assurément à rendre ce changement d'adresse plus convenable.
« C'est assez excitant d'avoir la chance de jouer dans la Mecque du hockey. C'est toutefois dommage qu'il n'y ait pas de partisans dans l'amphithéâtre en raison de la COVID parce que le Centre Bell a toujours été l'un de mes endroits préférés pour jouer au hockey », explique Merrill. « L'ambiance va probablement être un peu différente, mais l'attention médiatique reste la même. J'ai hâte de voir à quoi cela ressemblera. »
Le retour de la coupe Longueuil
Si vous n'étiez pas familiers avec Merrill avant la transaction de dimanche passé, vous avez probablement cherché son nom sur Google pour y voir ses statistiques, mais surtout sa coupe Longueuil.
Il semble que ce soit son père qui lui ait inspiré ce style de vedette.

Merrill est évidemment revenu sur ce sujet.
« Ça fait partie de ma personnalité. Tu dois être en mesure de justifier la raison pour laquelle tu as cette coupe de cheveux. Je suis juste une personne libre d'esprit qui profite de la vie à fond. C'est aussi très facile de s'en occuper. Tu n'as qu'à placer tes cheveux sur le dessus et tu ne te préoccupes pas du bas. C'est beau comme ça », de dire Merrill. « Je m'y suis habitué et je ne prévois pas de changer ma coupe prochainement. »
Une moment adorable
En septembre dernier, Jess a publié une vidéo de Jon surprenant ses filles après avoir passé deux mois dans la bulle à Edmonton.
Les Golden Knights de Vegas venaient d'être éliminés par les Stars de Dallas lors de la finale de la conférence de l'Ouest et le journaliste du site NHL.com, Pat Pickens, a qualifié ce moment spécial comme étant un «excellent prix de consolation».

Comme il fallait s'y attendre, la vidéo est rapidement devenue virale.
Elle a été visionnée plus de 1,1 millions de fois, et avec raison.