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Et ça recommence

Les tests médicaux et physiques étaient au menu jeudi alors que le camp d'entraînement des Canadiens s'est mis en branle à Brossard

par Matt Cudzinowski, traduit par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Lorsque Paul Byron est arrivé au Complexe sportif Bell de Brossard jeudi matin pour la première journée du camp d'entraînement, il s'est remémoré quelques souvenirs d'enfance.

«Ça rappelle beaucoup la première journée d'école. Plus tu y vas souvent, plus tu es à l'aise et tu sais à quoi t'attendre. Mais il y a quand même toujours un peu de stress, a dit Byron, l'un des joueurs qui ont passé les tests médicaux et physiques sur la Rive-Sud. 

«Il y a beaucoup d'anxiété et d'excitation ici pour commencer l'année. Tu veux t'assurer que tu es prêt à temps et que tu fais une bonne première impression.»

Pour ça, il faut obtenir de bons résultats au gym, évidemment. Les tests mesurent tout : la force des mains, de chaque jambe, du haut du corps et la capacité maximale d'oxygène avec le test VO2 Max sur les vélos stationnaires.

«Ça ne me dérange pas. Tu as tout l'été pour t'entraîner, tout l'été pour t'améliorer dans ces aspects spécifiques. Au bout du compte, les résultats importent peu, ce n'est pas vraiment une indication de ce que tu peux faire sur la glace, a expliqué Byron, qui a passé la majeure partie de son été à s'entraîner dans les installations des Canadiens.

«Mais tu veux t'assurer que tu démontres une progression et que tu es en bonne forme.»

Les tests physiques ne sont pas les expériences les plus agréables pour les joueurs, mais c'est important. Les données amassées sont utilisées pour bâtir des profils personnalisés que le personnel du conditionnement physique des Canadiens peut consulter sur une base quasi hebdomadaire durant la saison.

Toutefois, des joueurs comme Brendan Gallagher ont très hâte de passer à travers le processus pour enfiler son uniforme et sauter sur la glace.

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«Il y a un peu d'anxiété avec les tests physiques, et il y a beaucoup de choses à faire avant ça [dont des photos et des tournages vidéo]. C'est un matin un peu long, a dit Gallagher, qui s'est entraîné tout l'été avec son père Ian, à la maison en Colombie-Britannique.

«Je pense que tout le monde aimerait qu'on soit déjà vendredi quand on va commencer à patiner, s'entraîner et se préparer pour ce premier match.»

Tout comme Gallagher, Shea Weber est aussi de retour de l'Ouest canadien où il a rechargé ses batteries en vue de la nouvelle saison.

C'est le premier camp d'entraînement du vétéran défenseur avec les Canadiens puisqu'à pareille date l'an dernier, Weber était à la Coupe du monde de hockey avec Équipe Canada.

«Je n'étais pas là pour le camp d'entraînement l'an dernier, mais je me sens plus à l'aise après avoir joué un an avec ces gars-là. Je suis plus familier avec les visages - pas seulement les joueurs, mais aussi le personnel. C'est un peu différent cette année, c'est certain, a mentionné Weber, qui entamera sa 13e saison dans la LNH.

«Tout le monde sait que ç'a été un long été pour nous. On a tous travaillé très fort dans l'espoir d'atteindre notre but cette année, qui est la coupe Stanley. Mais ça prend quelques étapes et le camp d'entraînement est la première.»

Alors que des joueurs comme Byron, Gallagher et Weber savent très bien qu'ils seront en uniforme le 5 octobre lorsque les Canadiens amorceront leur saison régulière à Buffalo, le défenseur de 26 ans Éric Gélinas, lui, ne le sait pas. Il est le seul invité qui participe au camp régulier après avoir reçu un essai professionnel il y a deux semaines.

«Cette année, j'avais particulièrement hâte au camp parce que je pense que je suis plus excité de commencer que lors des saisons précédentes. Cet été a un peu été comme un wake-up call pour moi, a dit Gélinas, qui a passé son temps entre l'Avalanche du Colorado et le Rampage de San Antonio de la Ligue américaine la saison dernière. 

«Je suis très excité d'avoir l'occasion de montrer ce que je peux faire et faire mes preuves à Montréal. Ça rend ça encore plus spécial.»

Le camp d'entraînement est une chose très sérieuse pour le Franco-Ontarien, mais il prévoit en profiter au maximum.

«Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour m'affirmer chaque jour et me faire remarquer de toutes les manières possibles. Mais, au bout du compte, je suis aussi ici pour avoir du plaisir, a confié Gélinas sur sa façon d'aborder les prochains jours et les prochaines semaines.

«Je me suis éloigné de ça dans les dernières années et avoir du plaisir est la clé. Quand tu as du plaisir, tu n'es pas stressé et tu es libre mentalement et physiquement. Je veux avoir du plaisir et profiter de ce moment.»

Son collègue à la ligue bleue Joe Morrow, qui a signé un contrat d'un an à un volet le 1er juillet, voudra aussi impressionner la direction des Canadiens au cours du camp.

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Le natif d'Edmonton, âgé de 24 ans, est arrivé à Montréal quelques jours plus tôt pour s'acclimater à son nouvel environnement avant que le vrai travail commence.

«En venant au camp, tu as une page blanche devant toi. Personne ne sait vraiment comment tu peux performer, alors c'est une belle opportunité. Tu prends tout ce que tu as appris dans le passé, tu l'ajoutes à ton travail et tu fais de ton mieux. C'est toujours très excitant la première séance sur la glace, a expliqué Morroy, qui a pris part à 17 matchs avec les Bruins de Boston la saison dernière.

«Mais il y a beaucoup d'adversité parce c'est très difficile et épuisant. C'est certain que c'est pénible, mais tu apprends à connaître des gens pendant le camp et tu te fais de très bons amis.»

Pour le jeune Jeremiah Addison, toutefois, le camp d'entraînement est d'une grande valeur pour sa préparation en vue de sa première année chez les professionnels.

«Tu peux sentir l'énergie dans l'édifice. C'est le début de la saison et le début de quelque chose de spécial, peu importe où tu joues, a dit Addison, qui vise un poste avec le Rocket de Laval dans la Ligue américaine cette saison.

«C'est mon deuxième camp d'entraînement principal, alors je prends ça un jour à la fois et je travaille fort. À partir de là, on espère que de belles choses vont arriver. Il suffit de faire les bonnes choses, c'est le plus important.»

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