L'attaquant natif de Feldkirch se rappelle avoir été placé sur l'aile à un certain moment pendant quelques entraînements et quelques matchs, et il a rapidement senti qu'il n'était pas à sa place.
Rohrer adore être au cœur de l'action. Ça ne fait aucun doute.
« C'est à ce moment que je suis allé voir l'entraîneur et que je lui ai dit : "J'aime vraiment être devant le filet. Je n'ai pas peur de la rondelle et j'aime faire des déviations." Donc, on a appliqué ça à l'avantage numérique », a mentionné Rohrer, également le meilleur pointeur des 67's en 2021-2022 (48 points en 64 matchs de saison). « Certains de mes buts étaient des déviations nettes du bout de la palette, et d'autres ont été marqués sur des rebonds des jambières du gardien. »
Le jeune centre a également bénéficié mentalement de son parcours dans le monde du tennis.
S'adonner à la pratique d'un sport individuel peut souvent s'avérer plus éreintant quand les choses ne se passent pas comme on le souhaiterait, évidemment, mais ça l'a rendu plus fort entre les deux oreilles.
« Le tennis est un sport individuel, donc on ne peut pas vraiment se cacher derrière les autres. Au hockey, si l'on ne connait pas un bon match, peut-être qu'un dépisteur le remarquera vraiment, mais c'est encore plus évident quand on ne joue pas un bon match et qu'on a de la difficulté mentalement au tennis. Tout le monde le voit », a affirmé Rohrer, quelques minutes après avoir été choisi par le Tricolore au Centre Bell, il y a quatre semaines. « C'est quelque chose qui se transpose dans la vie, pas juste au hockey. Je pense qu'on peut apprendre des autres sports, pas juste du hockey. »