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Le dernier mot : Dolph Ziggler

Une entrevue exclusive avec la Superstar de la WWE

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

Certaines personnes savent dès leur tendre enfance ce qu'ils veulent faire de leur vie. Possédant des habiletés athlétiques exceptionnelles et un don pour divertir comme pas un, Dolph Ziggler n'avait qu'un rêve et c'était de passer sa vie dans un ring. Nous avons discuté avec «Monsieur Money in the bank» en prévision de son passage au Centre Bell, le 10 septembre, à l'occasion du RAW SuperShow pour parler hockey, LeBron James et le Howard Stern Show avec l'un des méchants les plus populaires de la WWE.

Pour commencer, quel nom préfères-tu que l'on utilise? Dolph? Nick? Mr. Ziggler
DOLPH ZIGGLER :
Dolph est parfait.

Nous avons interrogé nos joueurs quelques fois pour savoir quels sobriquets ils choisiraient pour eux-mêmes. Comment en es-tu venu à Dolph Ziggler?
DZ :
Je crois que c'est une combinaison de plusieurs choses différentes. Mon but lorsque j'ai débuté à la WWE était de me démarquer. Dolph Ziggler est un nom dont vous vous souviendrez, il ressortira des autres et vous le saurez avant même de me rencontrer. Et lorsque vous me rencontrerez, j'irai voler la vedette et je le ferai mieux que quiconque : je ferai tout un match, j'aurai tout un look, un costume avec de la classe, vous saurez que vous vous souviendrez toujours de moi.

Tu as eu quelques sobriquets au cours de ta carrière, lequel est ton préféré?
DZ :
Je dois aller avec le «Show Stealer» ou le «Showoff». Ils représentent exactement les principes sur lesquels je base ma carrière. Je me présente pour voler la vedette chaque soir. Je vais là pour donner une leçon de lutte, pour divertir mieux que quiconque dans notre alignement. Tous ces facteurs font qu'au bout du compte, je vais là pour voler la vedette.

Nous avons entendu dire que tu es un partisan de hockey, as-tu une équipe favorite? Dans le cas contraire, nous avons une suggestion…
DZ :
Je suis un partisan de hockey. Je ne suis pas à jour avec tout et je ne suis pas dans un pool de hockey comme certains gars, dont Christian. Mais je suis un partisan fini des Monsters de Lake Erie, le club-école de l'Avalanche du Colorado dans la Ligue américaine. J'ai grandi à Cleveland et nous n'avions pas d'équipe de hockey professionnelle. À l'époque, j'ai dû adopter les Red Wings de Detroit et les encourager en séries éliminatoires. J'ai une relation étroite avec les Monsters, dès que je suis en ville, j'arrête tout et je ferais un vol aller-retour simplement pour assister à quelques matchs.

Pourrait-on te convaincre d'arborer le bleu-blanc-rouge à ton prochain match?
DZ :
Vous avez de très belles couleurs et j'aime bien me démarquer, mais j'aime être unique. À moins que vous n'ajoutiez un peu de rose à vos uniformes très bientôt, je devrai conserver mon style.

Jouais-tu au hockey dans ta jeunesse? Étais-tu un dur à cuire ou un marqueur?
DZ :
Je jouais, oui. Bien sûr, étant sur l'équipe de lutte à l'époque, je devais me contenter de jouer au hockey cosom au gymnase. Croyez-le ou non, j'étais gardien de but! C'était difficile de combiner la lutte avec d'autres sports à temps plein, c'est pourquoi je n'ai joué qu'une seule année. Notre équipe de hockey au secondaire a remporté le championnat d'État à plusieurs reprises, mais notre équipe de lutte - dont je faisais partie - a remporté le championnat national, ce qui n'est pas si mal! (rires)

La lutte est un sport athlétique, mais à quel point ces habiletés s'adapteraient sur une patinoire? Quel lutteur de la WWE ferait le mieux dans la LNH?
DZ :
Tout dépend de ce que vous recherchez. Si vous cherchez un dur à cuire, quelqu'un comme John Cena ou Sheamus ferait l'affaire. Si vous cherchez un capitaine exemplaire, je verrais un gars comme Cody Rhodes ou Alex Riley. Ils sont polyvalents, rapides et font le travail sans arrêt dans toutes les zones. Comme je l'ai dit, j'ai été gardien de but au hockey cosom pendant une année et j'ai adoré ça. Je n'étais pas le meilleur, mais j'ai adoré. Un qui connaît le hockey et qui était également gardien de but est Christian. J'ai discuté hockey avec lui à plusieurs reprises. Je suis sûr qu'il serait un très, très bon gardien.

Qu'est-ce qui laisse une plus grosse marque à tes yeux : une mise en échec dans la LNH ou ta prise de finition, le «Zig Zag»?
DZ :
Vous savez quoi? Ma prise est l'opposé d'une mise en échec. Sur la glace, vous gagnez de la vitesse avant de pousser un joueur dans la bande. Dans la WWE, pour le «Zig Zag», je saute dans les airs avant de rabattre mon adversaire au sol. Au hockey, c'est comme si je devais sauter du haut de la glace avant de l'étendre sur la patinoire. Ils ont deux impacts complètement différents. Avec une mise en échec, vous pouvez augmenter votre vitesse, mais étant l'athlète d'élite que je suis, lorsque je saute, je peux apporter cette même vitesse dans ma descente.

La WWE a innové lorsqu'est venu le temps de créer du contenu exclusif pour YouTube. Tu animes «WWE Download», une émission qui met en vedette différentes vidéos prises sur le Web et qui obtiennent des cotes d'écoute de plus de 100 000 personnes par épisode. Explique nous pourquoi ton émission DÉMOLIT ton compétiteur «Tosh.O».
DZ :
(rires) Je suis le «Showoff», je suis incroyable dans ce que je fais et «WWE Download» est toute une émission. Malheureusement, plusieurs personnes l'ignorent parce que c'est trop intelligent pour eux. «Tosh.O» est une excellente émission. Il fait de bonnes blagues et il a d'excellents scripteurs qui l'aident. Moi, j'anime l'émission, j'écris mon texte et je fais ce que je fais mieux que quiconque et c'est de voler la vedette. Lorsque vous regardez «WWE Download», vous savez que vous avez une véritable vedette à l'animation, qui a du plaisir et qui se donne entièrement. Aussi, et là est le point important, c'est une émission pour toute la famille. Et je peux quand même faire rire, je donne toute une performance, je vole toujours la vedette, je rends l'émission intéressante et je peux la rendre amusante pour toute la famille. C'est ce qui démarque «WWE Download». Je le fais mieux que quiconque.

Toi et l'humoriste Amy Schumer étiez ensemble pendant un bout, mais elle a fait les manchettes dernièrement en discutant de votre rupture au «Howard Stern Show». Quelle a été ta réaction lorsque tu as entendu tes histoires de cœur dévoilées à des millions d'auditeurs? Les autres gars ont dû te taquiner avec ça?
DZ :
Pour être juste, nous avions convenu à l'époque de ne pas parler de notre relation. Ça m'a bien sûr pris par surprise d'en entendre parler à la radio. Ma mère m'a même téléphoné pour savoir ce qui se passait! Amy a dit en majorité des bonnes choses, même si ce n'était pas entièrement exact, mais c'était très proche. Elle est humoriste et elle a fait des blagues. Les autres gars m'ont naturellement taquiné avec ça, mais c'était correct.

Tu es originaire de l'Ohio, mais on t'annonce comme natif d'Hollywood, en Floride. Tu es donc LE premier athlète à avoir quitté Cleveland pour emmener tes talents à South Beach?
DZ :
Je ne crois pas que vous pourriez nous comparer les deux ensembles. Premièrement, je peux toujours marcher à Cleveland sans que l'on tente de me lancer des sacs de poubelles en feu. Deuxièmement, et ce n'est pas parce que je fais mal mon travail ou que je ne suis pas assez bon dans ce que je fais, mais je suis un méchant et ils respectent ça. Lorsque vous en êtes un et que vous êtes respecté pour ce que vous faites, et que quelqu'un comme LeBron James «emmène ses talents» ailleurs, ça démontre qu'il y a deux manières complètement différentes de faire les choses. Si j'avais la chance de jouer à Cleveland, ce serait incroyable. Je réaliserais un rêve de jeunesse. Mais si à un certain point la seule option logique était de partir, je le ferais comme un «Showoff» le ferait. Je donnerais tout un spectacle, je remercierais tout le monde, mais je réussirais à y arriver ailleurs par moi-même. Pas en me joignant à une autre équipe avec d'autres vedettes et être seulement un des gars. Je veux être LE meneur. J'adorerais l'être à Cleveland pour toujours et devenir celui que les autres joueurs voudraient rejoindre pour devenir un champion.

Être un partisan d'une équipe de Cleveland peut être difficile, la dernière équipe championne, ce sont les Browns en 1964. À quel point étais-tu fidèle aux équipes de l'Ohio dans ta jeunesse?
DZ : Je le suis encore aujourd'hui, même si c'est parfois difficile. À chaque début de saison de football, nous avons hâte de voir les Browns. Peu importe à quel point ils sont médiocres ou s'ils sont en reconstruction, ils peuvent toujours compter sur l'appui de la ville. Cleveland sera toujours derrière les Browns. Un jour, ça rapportera! (rires)

Tu étais un champion de lutte à l'Université Kent State à l'époque; qu'est-ce que tes anciens coéquipiers de lutte «traditionnelle» pensent de ta nouvelle carrière?
DZ :
Si j'avais été quelqu'un qui n'avait fait que lutter à l'université, qui avait engagé un agent et que cet agent m'avait dit de tenter ma chance dans la lutte, ils penseraient sûrement différemment. Mais ils me connaissent depuis longtemps. J'ai lutté avec plusieurs de mes coéquipiers à Kent State au primaire et au secondaire. Ils savaient ce que je voulais faire. Ils savaient que je voulais devenir une vedette de la WWE. C'est pour ça que j'ai fait de mon mieux, obtenu des bonnes notes à Kent State, remporté tous les championnats possibles, tenté de battre tous les champions possibles afin d'avoir un pied dans la porte à la WWE. Ils m'ont toujours encouragé.

Tu avais été accepté à la faculté de droit avant d'arriver chez les professionnels. À quel point était-ce difficile d'annoncer cette décision à tes parents?
DZ :
J'aime la politique et j'aime le droit. Je voulais devenir procureur, mais mon rêve depuis l'âge de cinq ans était d'être dans la WWE. J'avais été refusé après mon premier essai. C'est pour cette raison que j'ai voulu retourner à l'université pour obtenir mon diplôme. Mais juste avant de le faire, j'ai obtenu un deuxième essai et j'ai fait très bonne figure, évidemment. Mes parents savaient que j'étais né pour ça, que j'étais tout un athlète et que c'était le mieux pour moi.

L'un de tes premiers rôles était au sein du «Spirit Squad», où des véritables meneuses de claque t'ont donné des leçons. Les respectes-tu encore plus aujourd'hui?
DZ :
À l'université, je n'ai jamais rabaissé les meneuses de claque. Lorsque nous avons appris que nous allions jouer ce rôle et que nous allions devoir suivre des cours de gymnastique sans arrêt, nous voulions être les meilleurs possible. Nous suivions des cours cinq fois par semaine, deux fois par jour, afin de maîtriser parfaitement chaque aspect. J'ai constaté que ce n'était vraiment pas facile.

Au hockey il y a la «triple couronne», soit lorsqu'un joueur remporte l'or aux Jeux olympiques, au Championnat du monde et gagne la coupe Stanley. Pour ta part, tu fais partie du club des trois couronnes après avoir remporté le championnat des poids-lourds, le titre par équipe et le championnat intercontinental. D'après toi, dans quel club est-ce le plus difficile de faire son entrée?
DZ :
Mon Dieu, je ne choisirai pas entre les deux! Mais je vais dire qu'il y a différents facteurs pour arriver à ce niveau. Au hockey, vous devez aller aux Jeux olympiques, y remporter l'or et ensuite vous prouver à nouveau chez les professionnels. C'est très difficile dans les deux cas. Avoir son nom dans un des deux est très difficile. Je pense à un gars comme Kurt Angle, qui a remporté l'or aux JO, qui a poursuivi chez les pros pour remporter un autre championnat. Ils sont coriaces, mais le hockey est un incontournable.

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