Evans

EDMONTON - Jake Evans aurait facilement pu être tenté de remettre la rondelle à Paul Byron sur leur deux contre un en deuxième période samedi soir, mais ce ne fut pas le cas.

Après avoir évalué ses options, le centre de 24 ans a décidé de profiter de l'occasion pour décocher un tir et déjouer le gardien des Oilers Mikko Koskinen.
À la suite de l'entraînement de dimanche au Roger Place, on a demandé à Evans s'il se sentait obligé de remettre la rondelle à son coéquipier. Sa réponse fut assez convaincante.
« J'ai regardé mes options et pour être honnête, il n'y avait pas vraiment de ligne de passe pour rejoindre Pauly. Il y avait de la pression alors j'ai juste pensé à tirer et me diriger au but. J'ai pu profiter de mon retour de lancer », a expliqué Evans, qui a marqué son troisième but en carrière dans la LNH sur la séquence, un premier inscrit en infériorité numérique. « Je ne sentais pas le besoin de passer la rondelle. Je pensais juste que tirer était la meilleure option. »

Ce fut la bonne décision puisque Koskinen a donné un retour juteux.
L'entraîneur-chef Claude Julien a souligné la bonne décision d'Evans, lui qui aurait pu être tenté d'en faire trop étant donné les circonstances.
Même si Byron disputait son 450e match en carrière dans la LNH et qu'Evans en était seulement à une 15e apparition, le diplômé de l'Université de Notre Dame est demeuré calme.
« Naturellement, un jeune joueur veut parfois en faire trop en tentant de faire plaisir à un vétéran. Mais il a fait le bon choix en ne forçant pas la passe et en récupérant son propre retour », a mentionné Julien. « C'était une bonne décision de sa part et cela montre encore une fois qu'il a un bon esprit de hockey. C'était le bon jeu à faire à ce moment-là. »
Tweet from @CanadiensMTL: Guys, svp. 😅#GoHabsGo | @BGALLY17 @jakeevans79 pic.twitter.com/yV7iAFGq0D
Evans a connu un bon match, lui qui était insatisfait de sa performance lors du match d'ouverture à Toronto alors qu'il avait été utilisé durant 8min52s de jeu. Il avait d'ailleurs connu des difficultés dans les cercles de mise au jeu (1 en 7 pour 14,3%).
Mais avec l'aide de ses compagnons de trio habituels, Byron et Artturi Lehkonen, il a réussi à oublier cette performance et se concentrer sur les deux prochains matchs en Alberta.
« Ils sont tous les deux dans la Ligue depuis un certain temps et ils sont de bons joueurs. C'est facile de jouer avec eux et ils sont de bonnes personnes en dehors de la glace. Ils m'aident beaucoup », a révélé Evans. « On reste positif. Je ne pense pas avoir connu mon meilleur match à Toronto et ils ont été très positifs avec moi les jours suivants. Je pense que ça m'a vraiment aidé. »

L'ancien choix de septième tour a présenté un dossier de quatre tirs au but, deux mises en échec, un tir bloqué en plus d'avoir remporté 4 de ses 8 mises au jeu (50%) en 12min35s de jeu.
En constante évolution
Le vainqueur de la Coupe Spengler souhaite amener son jeu dans les cercles des mises au jeu à un autre niveau.
Il a la chance d'apprendre les rudiments du métier auprès de l'un des meilleurs de la Ligue, Phillip Danault, qui est également le mentor de Jesperi Kotkaniemi et Nick Suzuki dans ce département.
Durant l'entre-saison, Evans travaille les mises au jeu en compagnie de Sean Monahan, Connor Brown et Scott Laughton. Il est clairement dévoué à son métier.
« Je pense que les meilleurs joueurs sont ceux qui peuvent s'adapter et contrer les forces de l'autre - et si les choses ne vont pas bien, ils peuvent s'adapter rapidement. C'est quelque chose sur lequel je veux travailler », a mentionné Evans. « Contre Toronto, j'avais un peu de difficulté et je ne pouvais pas vraiment m'adapter. C'est quelque chose que les meilleurs joueurs de la Ligue peuvent faire et je veux vraiment apprendre et trouver de nouvelles façons de le faire. »

Jake Evans sur sa prgresssion dans les mises en jeu

On peut dire que Julien est convaincu qu'Evans peut accomplir tout ce qu'il veut, et il sera donc agréable de suivre ses progrès dans les semaines et les mois à venir.
« C'est un joueur intelligent », a dit Julien. « Il réfléchit bien le jeu. Il comprend bien les situations. »