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MONTRÉAL -- Blake Biondi est au beau milieu de sa troisième saison avec les Bulldogs de l'Université du Minnesota à Duluth.

Biondi a accumulé six points (3 buts, 3 aides) en 12 matchs cette saison.
Le natif de Hermantown au Minnesota a été un choix de quatrième ronde (109e au total) lors du repêchage de la LNH en 2020.
Voici quelques faits marquants de notre conversation avec Blake :
Biondi sur participer au film documentaire « Hockeyland », qui présente l'expérience unique du hockey au secondaire dans le nord du Minnesota :
Ça a vraiment permis de faire connaître les villes de Hermantown et d'Eveleth et de montrer qui on est, et c'est une occasion pour les spectateurs de voir toutes les différentes choses qui ont façonné notre succès au fil des ans en termes de hockey. Ça donne vraiment une idée de ce qui se passe sur les patinoires extérieures et de l'atmosphère qui plane dans cette petite ville du nord du Minnesota, une atmosphère très présente dans des villes comme Warroad et Roseau aussi. Il y a tellement de joueurs qui sont ressortis de ces villes, des joueurs de la LNH, des olympiens. On voulait juste montrer ce qu'on a par chez nous, et le documentaire l'a bien fait.
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Biondi sur sa réelle passion pour le hockey, qui transparaît dans « Hockeyland » :
Ça a définitivement commencé très jeune, quand j'avais trois ans et que j'allais sur les patinoires extérieures avec mon père. Dans le nord du Minnesota, c'est tout ce que tu veux faire, tu veux être un joueur de hockey. D'abord, tu veux jouer pour l'équipe de ton école secondaire. J'ai toujours voulu être un Hawk de Hermantown. Après ça, si tu connais du succès, tu commences à rêver de jouer du hockey universitaire, et si les choses vont bien, alors tu penses à la LNH. J'adore les racines du hockey, juste l'innocence de sortir jouer et juste de rivaliser. Cette intensité est tellement pure. Pour moi, tout a commencé à Hermantown.

Biondi sur jouer universitaire à moins de 10 milles de chez lui :
C'est incroyable que je puisse encore jouer à la maison, tout en étant sur une grosse scène dans un environnement très compétitif. Mon père a joué à l'Université du Minnesota à Duluth vers le début des années 90, et ça a toujours été mon rêve de jouer ici aussi, parce que j'assiste aux matchs depuis toujours. Maintenant, on voit des gars comme Neal Pionk (Jets de Winnipeg) et Cole Koepke (Lightning de Tampa Bay) dans la LNH, et c'est mon objectif aussi. Le fait qu'ils connaissent du succès me donne encore plus de motivation. Je sais qu'il y a encore beaucoup de travail à faire, mais c'est faisable. Le plus important, c'est de m'en tenir au processus et de faire tout en mon pouvoir pour trouver une manière d'y arriver éventuellement. C'est ma voie et mon processus, je suis en compétition avec moi-même et j'essaie de devenir meilleur chaque jour, tant en tant que joueur qu'en tant qu'humain.

Biondi sur apprendre du gourou du développement hockey, Adam Nicholas, au camp de développement :
Adam a vraiment une perspective différente sur le jeu comparé à beaucoup de gens. Ça m'a beaucoup ouvert les yeux. Il a parlé de choses auxquelles je n'ai jamais même pensé ou entendu de la part d'aucun autre entraîneur. Tu essaies juste de tout absorber. Il parlait toujours d'analyser la glace, d'analyser différentes zones et d'essayer d'être un ou deux pas en avance sur les autres partout sur la patinoire, surtout en situation offensive. J'aime les divers exercices qu'on a faits. L'accent a vraiment été mis sur capitaliser dans l'enclave. Quand tu arrives dans cette zone, tes chances de marquer sont 50% plus élevées si tu prends juste un pas ou deux de plus vers cette ligne médiane. Il nous montrait des vidéos de ça et j'étais comme, « Voyons donc! » Adam a décortiqué le jeu et on dirait qu'il l'a compris. J'ai vraiment essayé de ramener ça à l'Université du Minnesota à Duluth.

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Biondi sur son admiration pour le style de jeu de Josh Anderson :
Plusieurs joueurs des Canadiens m'impressionnent, mais je dirais que pour mon jeu, Josh Anderson se démarque par la concurrence qu'il exerce. C'est un homme imposant, il patine et il est très compétitif et physique. Ça fait partie de mon jeu, et le gars sait marquer aussi. C'est aussi un élément clé de mon jeu, alors j'essaie de façonner une bonne partie de mon jeu comme le sien. Je regarde toujours les différentes choses qu'il fait. Quand je suis efficace, j'utilise mon corps et mon coup de patin, je protège la rondelle, je joue agressif et je tire beaucoup au but. Il joue exactement comme ça. Évidemment, il est un peu plus gros que moi, mais en même temps, je sais que je joue mieux quand je suis agressif, quand je bouge mes pieds et quand j'utilise mon corps. Il fait vraiment bien ça et ça se voit facilement quand tu le regardes jouer. J'essaie de traduire ça dans mon jeu.

PIT@MTL: Anderson profite de la circulation

Biondi sur avoir créé des amitiés à Montréal en juillet :
J'ai beaucoup parlé à Emil Heineman quand on était au camp. On est encore en contact. Sean Farrell et Luke Tuch sont de bons gars aussi. Juraj Slafkovsky est tout qu'un personnage. Il est malade sur la glace. C'était amusant de le côtoyer et de lui demander son avis. C'est un gars tellement humble et gentil qui adore le hockey. Me rapprocher de Jack Smith a aussi été agréable, car on est coéquipiers à l'Université du Minnesota à Duluth. Il adore rivaliser. On a grandi en jouant l'un contre l'autre, alors je le connais depuis longtemps. C'est cool qu'on joue ensemble à l'université et qu'on ait tous deux été repêchés par les Canadiens. C'est un chemin spécial pour nous deux.

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Crédit photo de couverture: Terry Norton