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Ah, la «bromance»…

David Desharnais et Andrew Shaw ont rapidement développé une belle complicité

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - À force de se côtoyer tous les jours, de voyager ensemble et de porter le même uniforme, il est normal que des amitiés se forment dans une équipe de hockey. Mais au-delà des amitiés, il y a parfois… des «bromances». C'est ce qui s'est créer en début de saison entre Andrew Shaw et David Desharnais.

Pas vrai, les gars? «Oui, je dirais ça», admet Shaw avec un sourire narquois.

«Ah, il est là mon bromance! dit-il en voyant Desharnais arriver à ses côtés dans le vestiaire.

On sait tous que Desharnais est un grand ami du capitaine Max Pacioretty. Est-ce que ce dernier a lieu de s'inquiéter de perdre sa place?

«Peut-être!» se contente de dire le natif de Laurier-Station.

Les deux joueurs, qui ont évolué au sein du même trio à un certain moment cette saison, se sont rencontrés pour la première fois au tournoi de golf de Michel Therrien. Mais c'est plutôt en composant leur équipe de Fantasy Football qu'ils ont appris à se connaître.

Puis des places côte à côte dans le vestiaire ont fait éclore cette bromance.

«Quand tu joues avec quelqu'un, tu veux bien faire, tu veux l'aider, tu veux qu'il y ait une chimie hors glace qui s'installe et qu'elle se rende sur la glace. C'est bien important. On se parle aussi tous les jours puisqu'on se change un à côté de l'autre», souligne Desharnais.

Les deux joueurs ont plusieurs points en commun - outre leur équipe de Fantasy Football. D'ailleurs, selon l'Ontarien, c'est l'équipe de Phillip Danault qui dominait, même s'il «ne connaît rien au football», précise Shaw.

«Il est drôle et il pense que je suis drôle, alors je pense que c'est bien. C'est un gars avec qui c'est facile de s'entendre», mentionne Shaw, qui avoue parler beaucoup, beaucoup. Parfois trop, en fait.

«C'est un gars qui parle beaucoup, confirme le Québécois. Et c'est le fun d'être autour de lui.»

Un petit jeu

Autre preuve de leur «bromance», c'est le petit jeu qu'ils avaient lorsqu'ils étaient compagnons de trio.
Comme Desharnais est un joueur de centre et que Shaw a également évolué à cette position, ils se sont lancé le défi suivant : tant qu'un des deux remportait ses mises en jeu, il retournait les prendre.

«Ça nous pousse à encore plus nous forcer. Tu veux toujours toutes les gagner, mais tu ne veux pas perdre ta place. Pendant un moment, il n'en a presque pas perdu!» se rappelle le Québécois de 30 ans.

On ne sait pas si c'est cette stratégie qui a aidé autant Shaw depuis le début de la saison, mais il est le meneur de l'équipe parmi ceux qui ont pris part à au moins 100 mises en jeu, avec un taux d'efficacité de 55,5%.

À l'entraînement, il n'est pas rare de les voir s'encourager l'un et l'autre, ou encore célébrer avec beaucoup d'entrain.

«Pendant un moment, on savait tous les deux qu'on ne jouait pas bien. On essaie donc de bâtir la confiance de l'un et l'autre», affirme Shaw, qui trône au sommet des minutes de punitions chez le Tricolore, avec un total de 95 en 44 matchs.

Est-ce qu'ils ont d'autres petits jeux en tête?

«Pas pour le moment, mais on pourrait en trouver un pour les points ou les buts», dit le vétéran de sept saisons avec les Canadiens.

Un relooking, signé Desharnais

Desharnais aime bien s'habiller. Ce n'est pas le cas de tous ses coéquipiers.

«Tous les gars de l'ouest de l'Ontario arrivent souvent en pantalons de jogging. Ils se foutent un peu de leur style», dit-il.

C'est pourquoi il s'est donné comme petite mission de les aider, «un à la fois». Premier projet du styliste en herbe? Eh oui; le numéro 65. Les deux sont allés magasiner lors d'un voyage à New York avant l'hiver.

«Il se cherchait un manteau et je suis allé avec lui. On en a trouvé un beau avec un peu de style. Une chose à la fois», raconte Desharnais.

Reste-t-il beaucoup de travail à faire? «Oui, comme pas mal de gars!» dit-il en riant.

«Un gros chandail et un manteau, c'est bien correct pour moi!» se défend Shaw.

Un point sur lequel il ne flanchera pas, ce sont les bijoux.

«Je ne suis pas un gars de bijoux et je ne pense pas que je vais le devenir. Je déteste le feeling quand c'est sur moi!», insiste l'ancien de Blackhawks.

Au fait, parlant de bijoux, est-ce qu'il a montré ses deux bagues de la Coupe Stanley à ses nouveaux coéquipiers?

«Non! On l'agace souvent de couper le cordon avec Chicago. Mais il a eu du succès là-bas, alors c'est super», conclut Desharnais.

Peut-être changera-t-il d'idée s'il réussit à mettre la main sur une nouvelle édition de cette bague si convoitée... Après tout, ne dit-on pas «jamais deux sans trois»?

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