Brady EA Shoot

East Alton, Illinois – Les frères Tkachuk avaient une règle toute simple à suivre, à la maison, quand ils jouaient aux jeux de la franchise EA Sports NHL.

Même si Matthew était plus âgé, Brady était celui qui dominait lorsqu’il était question de jeux vidéo.

Donc, une des règles cruciales a été modifiée en conséquence.

« Puisqu’il était toujours meilleur que moi, il devait toujours jouer dans le mauvais sens », rigole Matthew. « Il est toujours plus facile d’attaquer quand on se dirige vers le haut de l’écran. Brady, donc, devait attaquer en se dirigeant vers le bas de l’écran pendant deux périodes. Parfois, il devait se diriger vers le bas de l’écran durant tout le match. »

Malgré cette règle, Matthew estime qu’il encaissait la défaite « au moins neuf fois sur 10 ». Et Matthew n’était pas la seule future vedette de la LNH que Brady malmenait régulièrement.

« Je dominais complètement Quinn Hughes quand nous étions coéquipiers dans le programme national de développement des États-Unis », raconte Brady. « On jouait tout le temps quand j’étais enfant. J’ai continué à jouer, religieusement, jusqu’à mon arrivée à l’université. »

Lors des rares occasions où Matthew parvenait à s’imposer contre Brady, le petit frère avait du mal à contrôler ses émotions.

Brady se souvient d’une fois, en particulier, où il a décidé de se défouler sur la console de jeux Xbox après une défaite contre son frère dans un match de EA Sports NHL.

« J’ai pris notre Xbox, je l’ai lancée et je l’ai brisée. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai fait ça», dit Brady. « Je crois que j’étais fatigué de me battre avec Matthew. Je voulais me défouler contre quelque chose d’autre. C’était plutôt bête, comme idée. »

Le père des frères Tkachuk, Keith, ne conserve pas de souvenir précis de cet incident. Il ne fait cependant aucun doute, dans son esprit, que c’est bel et bien arrivé.

« Brady cherchait probablement à s’en prendre à Matthew », dit Keith, avec un sourire en coin. «Brady pourchassait Matthew partout dans la maison. Matthew devait se réfugier à l’étage pour ne pas se faire attaquer par Brady. »

Les trois membres du clan Tkachuk – Keith, Matthew et Brady – ont récemment passé quelques heures en banlieue de Saint-Louis pour participer à un tournage qui accompagnera le lancement du jeu EA Sports NHL ’26.

Le trio se retrouvera sur la pochette de l’édition « deluxe », ce qui est significatif, quand on pense au lien qui unit cette famille à ce jeu.

« Ce jeu a fait partie de leur enfance. Les garçons se retrouvent aujourd’hui sur la pochette. C’est quelque chose de spécial », dit Keith. « Le fait de pouvoir participer, avec eux… Ça fait vraiment plaisir. »

« C’est tellement cool », ajoute Brady. « Je repense à mon enfance, quand j’avais neuf ou 10 ans. Ce jeu faisait partie de ma vie. Le fait de me retrouver sur la couverture, pour inspirer la prochaine génération, c’est vraiment génial. Pour Matthew, comme pour moi, il s’agit d’une opportunité de faire grandir notre sport. Si nous parvenons à attirer de nouveaux fans, nous laisserons le hockey dans une meilleure situation qu'à nos débuts. Je suis conscient que certains enfants considèrent que nous sommes des modèles à suivre. C’est quelque chose qui me rend très fier. »

Brady se souvient très bien du temps où il a découvert la franchise, grâce à EA Sports NHL ’09. Même si leur père Keith faisait partie des personnages à contrôler, en tant que membre des Blues de Saint-Louis, les frères préféraient souvent créer leurs propres joueurs et leurs propres équipes.

« On construisait nos propres équipes avec cinq patineurs et un gardiens. Chez nous, les changements de trios étaient interdits », se souvient Brady. « Tous nos joueurs mesuraient six pieds et neuf pouces. Ils pesaient 275 livres. Et ils étaient de véritables fusées. »

« Dans nos matchs, il n’y avait jamais de pénalités. C’était la folie furieuse », ricane Matthew.

Durant le tournage pour EA Sports NHL ’26, Brady a passé quelques heures sur la glace avec son chandail des Sénateurs et tout son équipement sur le dos. Il a complété plusieurs tâches devant les caméras, bien dirigé par les producteurs et par les techniciens. Il a particulièrement apprécié le moment où on lui a demandé de patiner vers la caméra pour prononcer la fameuse phrase qu’on a si souvent entendue depuis des décennies: EA Sports – it’s in the game!

« J’ai rêvé toute ma vie de pouvoir prononcer ces mots avec une voix très grave », dit Brady. «J’étais surexcité! Quand j’étais enfant et que j’étais invité à dormir chez des amis, on jouait tout le temps à NHL. Et on entendait toujours la même chose. EA Sports – it’s in the game. »

Un des moments les plus touchants de la journée de tournage est survenu alors que les trois membres du clan Tkachuk se trouvaient sur la glace en même temps, vêtus de leurs maillots de hockey, faisant face à un écran géant sur lequel était projeté un montage vidéo. On a pu voir des tas de moments de l’enfance de Matthew et Brady. Les deux vedettes de la LNH ont pu revoir des images de leurs années de hockey mineur. On a pu les voir, tout jeunes, faire les 400 coups à l’intérieur du vestiaire des Blues.

« C’est venu me chercher », a reconnu Keith. « J’aimerais parfois voyager dans le temps et retourner à l’époque où ils étaient enfants. »

« C’était cool. Ils ont trouvé de bien belles images de notre enfance », dit Brady au sujet du montage vidéo. « Ce sera probablement l’élément le plus special de cette pochette. On retrouvera deux générations de la famille Tkachuk et deux générations de hockeyeurs pour les partisans. Beaucoup de choses ont changé avec le temps. Notre famille est capable de faire le pont entre les deux générations. C’est un privilège. C’est un honneur. »

Keith pourrait facilement se retrouver au Temple de la renommée du hockey, avec ses 538 buts marqués et ses 1065 points accumulés durant sa brillante carrière de 18 saisons dans la LNH. Il croit malgré tout qu’on pourrait facilement oublier qu’il se retrouver sur la pochette, avec ses deux garçons. La cote de popularité de Matthew et de Brady a grimpé en flèche, en février, durant la Confrontation des 4 nations. Les frères se sont rapidement retrouvés à l’avant-scène, lors du premier tournoi international depuis des années qui impliquait les meilleurs joueurs sur la planète.

« J’ai été un ajout de dernière minute », rigole Keith. « Je suis vraiment fier d’avoir pu partager ce moment avec mes deux fils. »

« Je ne suis pas du tout d’accord avec cette affirmation. Sans lui, nous n’aurions jamais pu nous retrouver dans cette situation », intervient Brady. « Il excelle dans tout ce qu’il fait. »

Brady pense que sa présence sur la couverture de EA Sports NHL ’26 lui procurera un peu de crédibilité dans le vestiaire des Sénateurs, cet automne. Il pourra bientôt dire à Claude Giroux – qui était sur la pochette de EA Sports NHL ’13 – qu’il a désormais de la compagnie.

« Je fais désormais partie des légendes, au même titre que G », dit Brady. « Quand j’étais enfant, j’ai joué à son jeu. Bientôt, ses enfants pourront jouer à mon jeu. »

Brady et Matthew n’ont plus trop souvent la chance de s’affronter dans des compétitions de jeux vidéo. Lorsque ça se produit, leur esprit de compétition refait rapidement surface.

Les deux frères se souviennent d’ailleurs d’un incident qui s’est produit, il y a quelques années, avec le jeu de football Madden. Matthew, qui était spectateur, a été appelé à remplacé Brady, le temps d’un jeu.

« Je voulais juste me placer dans les souliers du quart-arrière pendant un jeu. J’ai lancé ma passe. Elle a été interceptée. Le joueur en défensive a marqué un touché. Brady n’était pas très content», raconte Matthew, hilare. « Ça s’est vite transformé en gros combat de lutte. »