Pour Daniel Alfredsson, l’été a officiellement pris fin le lundi 18 août.

Ce jour-là, l’entraîneur-adjoint des Sénateurs a quitté sa maison d’été, en Suède. Il a laissé, derrière lui, toute la quiétude et la paix d’esprit que son pays natal lui procure.

Alfredsson avait plus d’une bonne raison de se retrousser les manches et de se remettre au travail. Quand son avion s’est posé à l’aéroport MacDonald-Cartier, il s’est empressé de se rendre à Gloucester. Son complexe sportif, Padel & Friends, doit officiellement ouvrir ses portes le samedi 23 août.

« Ça fait longtemps qu’on se prépare », reconnaît Alfredsson. « On travaille là-dessus depuis des années, à chercher la bonne location et le bon immeuble… On a fini par trouver. »

Daniel Alfredsson annonce l'ouverture de son propre complexe sportif, Padel & Friends.

Les gens qui visiteront le complexe dans les prochains jours pourraient facilement croiser le plus grand capitaine de l’histoire des Sénateurs. Alfredsson reconnaît, un peu gêné, qu’il a commencé à rêver d’ouvrir un centre de padel parce qu’il voulait un endroit où il pouvait pratiquer ce sport émergent dans la région d’Ottawa.

Avant longtemps, toutefois, Alfredsson devra espacer ses visite dans l’est d’Ottawa… Pour mieux se concentrer sur son travail à temps plein à l’autre bout de la ville.

À l’aube de sa deuxième saison derrière le banc, la bonne humeur – et l’optimisme – règnent.

« L'année dernière, j'ai été très impressionné par la façon dont les joueurs ont tous adhéré à ce que les entraîneurs essayaient de leur transmettre », déclare-t-il. «Sincèrement, je trouve qu’ils ont fait un excellent travail. J’ai vraiment aimé la façon dont les joueurs ont progressé, tout au long de l’année. Nous avons eu des défis à surmonter, mais ce sera le cas chaque année. D’ailleurs, il faut se souvenir que chaque saison de hockey est difficile. Nous évoluons dans une ligue qui est difficile. Gagner dans la LNH, ce n’est pas donné à tout le monde. L’an dernier, nous avons été capables de bien naviguer à travers les hauts et les bas. Nous n’avons pas laissé les mauvaises séquences miner notre moral et nous n’avons jamais péché par excès de confiance. En bout de ligne, les joueurs ont joué leur meilleur hockey quand ça comptait : dans le dernier droit. »

Pour cette raison, Alfredsson est convaincu que les Sénateurs peuvent poursuivre sur leur lancée. Et ce, même s’ils continueront d’évoluer au sein d’une division extrêmement compétitive, avec des dizaines de duels fort relevés au menu.

« Bien sûr! Nous avons toutes les raisons du monde d’être optimistes. Mais, vous savez, c’est comme pour tout le reste. Pour connaître du succès, il faut travailler », commente-t-il. « Après avoir baigné dans l’ambiance qui régnait dans notre amphithéâtre, à la fin de la saison régulière et durant les séries, je suis convaincu que les joueurs ont quitté pour les vacances avec l’envie de continuer à progresser. Nous ne pouvons pas nous contenter de refaire ce que nous avons fait la saison dernière. Nous devons nous améliorer. Nous devons continuer d’avancer vers notre objectif ultime. La façon dont les joueurs ont répondu l’an dernier me rend optimiste. Je n’ai pas de raisons de croire que ça va changer. »

Alfredsson aussi, devrait progresser. Sa première véritable saison complète en tant qu’entraîneur-adjoint lui a ouvert les yeux. Le camp d’entraînement dirigé par Travis Green a été, dit-il, le plus difficile de toute sa carrière. « Ce fut vraiment très exigeant. Nous avions la tâche d’enseigner un nouveau système de jeu à toute une équipe pendant une courte période de trois semaines et nous n’avons pas eu trop de temps pour travailler avec le groupe qui a entrepris la saison à Ottawa », explique-t-il. « Ça devrait être plus simple cette année. Nous allons utiliser ce que nous avons enseigné l’an dernier. Nous allons y greffer des éléments. Ce sera bien plus efficace. »

PILES RECHARGÉES

Alfredsson a lui-même vibré au rythme des séries éliminatoires, après plus d’une décennie. L’ambiance au Centre Canadian Tire, durant les séries, lui rappelait celle de ses beaux jours.

« Toute l’organisation a fait un super boulot, considérant qu’on affrontait Toronto, pour que les gradins soient peuplés de partisans des Sénateurs. Ça fait une grosse différence », dit-il.

Toujours à la recherche d’équilibre, il s’est fait un devoir de ne pas trop penser au hockey à compter du mois de juillet. Il s’est donné le droit de décrocher durant son séjour en Scandinavie.

Il devait bien entendu faire un peu de travail, par moments, avec les autres membres de l’équipe d’entraîneurs formée par Travis Green. Entre les occasionnels rencontres d’équipe, il a choisi de passer la majorité de son temps sur les terrains de golf et sur les courts de padel. Il se compte extrêmement privilégié. Ses quatre fils, qui sont âgés entre 14 et 22 ans, ont choisi de passer les vacances avec son épouse Bibi et lui.

« À cette période de leurs vies, je dirais que ça n’a pas de prix », s’exclame-t-il. « J’ai eu beaucoup de plaisir avec les garçons quand ils étaient plus jeunes, mais je crois que j’apprécie davantage les moments qu’on partage présentement. On peut partager beaucoup de choses. Je suis aussi très fier de les voir tisser des liens, entre eux. Ils ont des personnalités différentes. Je suis content de constater qu’ils s’entendent très bien. »

Les frères Alfredsson s’entendent bien… Mais pas tout le temps. Leur père a su créer un climat de compétition très tôt, à la maison. C’est plus fort que lui. C’est dans sa nature. Et puisque les pommes ne tombent jamais bien loin de l’arbre, on peut deviner que les parties de padel peuvent devenir assez intenses.

Le chef du clan, on le sait, n’est pas du genre à reculer devant un défi.

« Les garçons m'obligent à rester au top, ça ne fait aucun doute », dit celui qui s’estime encore fort capable. « Je suis peut-être encore en avance sur eux dans la plupart des sports, mais l'écart se réduit de plus en plus. Bientôt, ils ne voudront même plus jouer avec moi. J'essaie de profiter au maximum des prochaines années parce que j'adore ça. J'adore leur esprit de compétition et leur envie de s'améliorer. »

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