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Dans le cadre des textes de la série « Tête-à-tête avec… », nous nous entretenons avec des acteurs du monde du hockey afin d'en apprendre plus sur leur vie sur la glace et à l'extérieur. Cette édition met en vedette Brian Gionta, l'ancien attaquant des Devils du New Jersey, des Canadiens de Montréal, des Sabres de Buffalo et des Bruins de Boston.

Le 44e anniversaire de Brian Gionta, le 18 janvier dernier, était une journée de semaine comme les autres.
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« J'ai relaxé pendant la première moitié de la journée », a raconté Gionta la semaine dernière. « Ensuite, il fallait aller conduire les enfants un peu partout en deuxième partie de journée. »
Aller aux matchs de hockey de leurs fils Adam, 17 ans, et James, 10 ans, et aux parties de soccer de leur fille Leah, 14 ans, garde Gionta et son épouse Harvest très occupés à Rochester, dans l'État de New York. Mais Gionta, qui a pris sa retraite de la LNH en 2018 après 16 saisons, s'initie également au travail d'entraîneur, ayant rejoint l'Université Niagara comme directeur du développement des joueurs le 12 janvier.
« Je connais l'entraîneur Jason Lammers depuis quelques années et nous avons discuté au cours des dernières années, a raconté Gionta. Il voulait que je contribue et que je fasse partie de l'équipe. Cette année, il voulait que je me joigne à eux et nous avons trouvé une façon pour que je puisse le faire une journée par semaine. »
Gionta, qui agit également comme entraîneur adjoint pour l'équipe des moins de 18 ans des Sabres de Buffalo junior au sein de laquelle évolue son fils Adam, a ajouté qu'il va tenter d'assister à certains matchs de l'Université Niagara, en fonction de son horaire. Mais sa tâche consiste surtout à travailler avec les joueurs et les entraîneurs avant, pendant et après l'entraînement chaque mercredi.
Il a beaucoup à partager de sa carrière de joueur.
Un attaquant de 5 pieds 7 pouces et 178 livres, Gionta a joué quatre saisons avec Boston College (1997 à 2001), où il est le meneur avec 123 buts, avant de signer un contrat avec les Devils du New Jersey, qui l'avaient repêché en troisième ronde (82e au total) en 1998. En 1026 rencontres dans la LNH, Gionta a cumulé 595 points (291 buts, 304 passes).
Gionta, qui a été capitaine des Canadiens de Montréal et des Sabres de Buffalo, a également représenté les États-Unis aux Jeux olympiques 2006 de Turin à ceux de Pyeongchang en 2018, où il était aussi capitaine.
« Parfois, tu tiens pour acquises les subtilités du hockey et les petites choses que tu as apprises au fil des ans, a mentionné Gionta. Je partage des petites choses comme ça, je parle aux joueurs après l'entraînement. Je n'ai pas une grande influence sur leur style de jeu. Je leur parle plutôt de petits éléments ça et là qu'ils peuvent incorporer à leur jeu, que ce soit aux mises en jeu, le long de la rampe ou devant le filet. »
Dans une entrevue avec LNH.com, Gionta a discuté de son potentiel avenir derrière un banc, des progrès des Sabres et des Devils, et des chances de Jack Hughes de battre le record de buts en une saison des Devils.
Est-ce que cet emploi avec l'Université Niagara représente pour toi un premier pas vers une carrière d'entraîneur, potentiellement dans la LNH?
« Je n'en suis pas certain. C'est un peu la manière dont je me sens depuis que je suis à la retraite, c'est-à-dire que j'aime faire plusieurs choses. Je ne veux pas m'engager à temps plein dans quelque chose. En ce moment, c'est le meilleur des deux mondes. Je peux passer du temps avec ma famille, mais rester proche du hockey avec des joueurs et des entraîneurs. […] Je ne sais pas ce que je ferai dans deux, trois ou cinq ans. Je profite du moment au fur et à mesure. »
Regardes-tu souvent les matchs des Sabres?
« Je participe à un balado avec Craig Rivet et Andrew Peters une fois par semaine, donc ça m'incite à les suivre de beaucoup plus près. Donc oui, je suis l'équipe. Je connais beaucoup de gens au sein de l'organisation, comme Kevyn Adams (le directeur général) ou Matt Ellis, leur entraîneur adjoint. C'est plaisant de suivre leur saison. »
Que penses-tu des progrès qu'ils font afin d'éventuellement devenir des prétendants à une place en séries éliminatoires de la Coupe Stanley?
« Ça fait longtemps que ça n'a pas été aussi prometteur. Je ne sais pas s'ils vont participer aux séries cette année, mais ils font les progrès qu'une équipe en reconstruction veut voir. Ils s'améliorent chaque année et se rapprochent un peu plus. Ils luttent pour une place de quatrième as actuellement, donc c'est ce que tu veux voir dans une reconstruction. Ç'a juste pris un peu plus de temps pour y arriver. »
Que penses-tu de l'impact de l'attaquant Tage Thompson et du défenseur Rasmus Dahlin?
« Ce sont les piliers de l'équipe. De toute évidence, ils rebâtissent autour de ce jeune noyau, et ces deux-là ont tout un talent. Ils progressent vraiment bien. La courbe de progression de Thompson a été beaucoup plus à pic, tandis que Dahlin s'améliore d'année en année. Je trouve ça génial qu'on leur ait donné de l'espace pour être eux-mêmes, jouer et se développer. »
L'attaquant des Canadiens Cole Caufield a à peu près ton gabarit (5-7, 174), mais est-ce que son style te ressemble?
« Il est assurément un joueur différent. [Brendan] Gallagher me rappelle plus le joueur que j'étais, mais [Caufield] a tout un tir. Il est plutôt le genre de joueur qui va se démarquer pour se faire repérer et marquer. C'est plaisant de le regarder jouer. »
Jack Hughes cumule 30 buts en 46 matchs, un rythme qui lui permettrait d'en inscrire 53 et de battre le record des Devils que tu as établi avec 48 buts en 2005-06. Est-ce que tu surveilles la chasse à ton record?
« Mon fils m'a demandé l'autre jour si je croyais qu'il allait battre mon record. J'ai répondu : "Combien a-t-il de buts?" Je savais qu'il était environ à la mi-vingtaine à ce moment-là. Mais je ne suis pas ça attentivement. Nous verrons dans la dernière portion de la saison. Ça va inévitablement se produire un jour. Dans toute son existence, l'équipe n'a jamais eu un marqueur de 50 buts. J'ose croire que c'est pour bientôt. »
Qu'est-ce qui t'impressionne de lui?
« Il est tout un joueur. Je connais sa famille. J'ai joué à Boston College avec son oncle (Marty Hughes) et je connais un peu son père. Il vient d'une bonne famille, donc ce serait génial de le voir battre le record. »
On dirait bien que les Devils vont participer aux séries pour la première fois depuis 2018. Es-tu heureux des progrès qu'ils ont faits?
« Oui, ils ont en quelque sorte explosé cette année. C'est plaisant de les regarder. Je connais bien Lindy (Ruff, l'entraîneur). Je connais très bien Chris Taylor (un adjoint) parce qu'il était à Rochester, donc c'est plaisant de voir ces gars-là connaître du succès. »
Peux-tu croire que ça fait presque 20 ans que tu as gagné la Coupe Stanley avec les Devils en 2003?
« C'est fou. C'est bizarre de penser que ça fait aussi longtemps. Nous allons essayer d'être présents aux [célébrations du 20e anniversaire, avant le match entre les Devils et les Flyers de Philadelphie le 25 février]. […] J'ai gardé contact avec certains gars, mais ce serait génial de revoir tout le monde avec qui je n'ai pas gardé contact. »