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La Phase 3 du plan de reprise des activités de la LNH s'amorcera le 13 juillet, alors que les joueurs des 24 équipes qui prendront part à la ronde de qualification de la Coupe Stanley vont participer à un camp d'entraînement. Pour plusieurs équipes, certaines choses ont changé depuis l'interruption de la saison régulière le 12 mars en raison des inquiétudes entourant le coronavirus, et les formations savent désormais qui sera leur adversaire en ronde préliminaire.

LNH.com offre un survol de la situation actuelle de chacune des équipes qui vont prendre part à la ronde de qualification. Aujourd'hui, les Penguins de Pittsburgh.

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Les Penguins (40-23-6) présentent le cinquième meilleur taux de points (0,623) de l'Association de l'Est. Comme les quatre meilleures équipes de l'association sont absoutes du tour de qualification, les Penguins vont retrouver l'équipe ayant le pire taux (0,500) parmi celles admises, les Canadiens de Montréal (31-31-9), dans une série trois de cinq. Le gagnant accédera au premier tour des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.

Les Penguins ont la couenne dure. Ils ont conservé la septième meilleure fiche de la LNH cette saison, même s'ils ont dû composer avec la perte de leurs trois principaux fleurons à l'attaque - Crosby (28 matchs), Evgeni Malkin (14) et Jake Guentzel (30).

D'autres - comme l'ailier Bryan Rust (27 buts, un sommet personnel) et défenseur recrue John Marino (26 points) - ont pris la relève. Fidèle à son habitude, le directeur général Jim Rutherford a fourbi ses armes avant la date limite des transactions en greffant à la formation les attaquants Patrick Marleau, Jason Zucker, Conor Sheary et Evan Rodrigues.

On ne sait pas combien les Penguins sont bons parce qu'ils n'ont pas affiché complet pendant toute la saison. On sait toutefois que leurs vedettes sont au sommet de leur art et qu'ils sont encadrés par un solide groupe de vétérans qui connaissent le tabac.

Ce qui a changé depuis le 12 mars

Le changement notoire, c'est que l'ailier gauche Guetzel, dont la saison devait être terminée, devrait être en mesure de reprendre le collier dès la reprise des activités. L'Américain était en voie de connaître une deuxième saison de suite de 40 buts ou plus, avec 20 buts en 39 matchs, avant de subir une opération à une épaule le 31 décembre. Le retour de Guentzel aux côtés de Crosby devrait reléguer Zucker au sein du trio de Malkin.

Les Penguins seront toutefois privés des services des attaquants Dominik Simon (opéré à une épaule le 29 avril) et Nick Bjugstad (opéré à la colonne vertébrale le 26 mai). On pourrait espérer le retour de Bjugstad advenant que l'équipe fasse un long bout de chemin en séries.

Le jeune attaquant Samuel Poulin du Phoenix de Sherbrooke fait déjà partie du groupe de réservistes, qu'on appelle les « Black Aces ». L'ailier gauche natif de Blainville a été le premier choix des Penguins en 2019 (21e au total).

Les Penguins vont remporter la Coupe Stanley si…

…les gardiens sont à la hauteur, tout simplement. On en reparlera plus loin. Il faut que plusieurs choses fonctionnent pour qu'une équipe gagne un championnat. Les Penguins le savent mieux que n'importe quelle équipe, comme ils savent que tout est possible quand une équipe a un insatiable chef de file de la trempe de Crosby.

PIT@BUF: Crosby y va d'un beau tir du revers

Les Penguins sont à pied d'œuvre depuis le 1er juillet à leur complexe d'entraînement et le numéro 87 est très affairé dans sa tentative d'être le septième capitaine de l'histoire qui met la main sur la Coupe Stanley au moins quatre fois.

La carte cachée

Crosby ne peut pas tout faire seul à l'attaque. Il aura besoin de l'aide de Malkin, entre autres. La clé du succès de Malkin pourrait passer par le nouveau venu Zucker. L'ailier gauche âgé de 28 ans a amassé 12 points (six buts, six passes) en 15 matchs depuis qu'on a fait son acquisition du Wild du Minnesota, mais surtout en jouant avec Crosby. Zucker a des preuves à faire en séries éliminatoires. Il n'a que huit points en 31 matchs à son dossier, montrant un rendement négatif en défense de moins-9.

La grande question

Revenons aux gardiens. Lequel sera le gardien de confiance? D'entrée de jeu, l'entraîneur Mike Sullivan n'a pas le choix de miser sur Matt Murray, double champion de la Coupe Stanley en 2016 et en 2017. Le jeune Murray tentera de racheter une saison modeste, avec 20 victoires et un piètre pourcentage d'arrêts de 0,899. Tristan Jarry (20-12-1) l'a éclipsé en montrant une moyenne de 2,43 et un pourcentage d'arrêts de 0,921.

Sullivan a le luxe de ne pas être patient, mais il devra agir avec tact. La situation des gardiens en séries peut rapidement virer en source de distractions.

Au sujet de leurs adversaires

Les Canadiens feront figure de négligés incontestés. Ils se voient offrir une occasion inespérée de sauver une saison qui partait à la dérive le 12 mars. Ils n'auront absolument rien à perdre, même qu'ils gagneraient 12,5 pour cent des probabilités d'obtenir le tout premier choix au repêchage en s'inclinant.

Relevant que le CH a toujours fourni une solide opposition aux Penguins (fiche de 1-1-1 cette saison), l'entraîneur Claude Julien a assuré, la semaine dernière, que ses troupiers ne leur offriront pas la victoire sur un plateau d'argent.

Ce qu'ils ont dit

« L'expérience et le leadership qu'il y a dans notre équipe sont des facteurs inestimables. Nos joueurs ont vécu beaucoup de choses et c'est un avantage au chapitre de la perspective, ou de l'approche à préconiser. Tout le bagage acquis peut leur être très utile en ces temps d'incertitude, comme celui que nous vivons actuellement. » - l'entraîneur Mike Sullivan