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Poolers : On approche de l'ère post-Sedin à Vancouver

Les jumeaux Henrik et Daniel Sedin ne sont plus nécessairement les meilleures options des Canucks pour les poolers

par Sébastien Deschambault @sebasdLNH / Chroniqueur LNH.com

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant tout le mois d'août. Aujourd'hui, les Canucks de Vancouver : 

Henrik et Daniel Sedin ont pendant longtemps été des joueurs que les poolers se sont arrachés dans la première ronde de leur repêchage annuel, mais les deux Suédois sont sur le déclin, et leur avenir avec les Canucks de Vancouver est nébuleux. Il leur reste une année de contrat, et ils pourraient être tentés de quitter l'équipe, pendant la saison avec une transaction ou au terme de celle-ci sur le marché des joueurs autonomes, afin de se donner une chance de finalement remporter la Coupe Stanley. La reconstruction qui a été amorcée il y a quelques années à Vancouver n'est pas encore terminée, mais elle fait en sorte que quelques jeunes joueurs font leur arrivée sur le radar des poolers.

Survol des Canucks pour les poolers :

Sous-évalué : Bo Horvat - Les jumeaux Sedin ont été le moteur de l'attaque des Canucks pendant plus d'une décennie, mais pour la première fois depuis la saison 2005-06, ils n'ont pas terminé aux deux premiers rangs des pointeurs de l'équipe. C'est Horvat qui a été le meilleur pointeur de Vancouver avec une récolte de 20 buts et 52 points. Dix de ces points ont été récoltés sur le jeu de puissance, et ce, même s'il a été le sixième attaquant le plus utilisé des siens en avantage numérique. Il a également été le centre de confiance de l'entraîneur Willie Desjardins pour les missions défensives, ce qui a assurément nui à son rendement. Il pourrait devenir le centre numéro un incontesté des Canucks dès cette saison, ce qui lui permettrait d'ajouter une quinzaine de points à sa fiche avec un meilleur temps de jeu en supériorité numérique.

Surévalué : Sam Gagner - Gagner, qui n'est âgé que de 28 ans même si les poolers ont l'impression qu'il évolue dans la LNH depuis toujours, a connu la meilleure saison de sa carrière l'an dernier avec les Blue Jackets de Columbus avec 50 points, dont 18 en avantage numérique, ce qui lui a valu un contrat de trois ans d'une valeur de 9,45 millions $ avec les Canucks cet été. Il ne faut toutefois pas s'attendre à ce que Gagner récidive, car il risque de ne pas pouvoir jouir de la même utilisation à Vancouver. À Columbus, John Tortorella l'utilisait sur le quatrième trio pour le protéger de confrontations défavorables, lui dont le jeu en défensive a toujours soulevé des inquiétudes, mais il sautait également sur la glace sur la première vague du jeu de puissance. Tout d'abord, ce sont les Sedin qui profitent des mises en jeu en zone offensives et des meilleures confrontations à Vancouver, donc Gagner ne pourra être aussi protégé que la saison dernière. Ensuite, le jeu de puissance des Canucks est loin d'être aussi dévastateur (14,1 pour cent) que celui des Blue Jackets (19,9 pour cent). Gagner ne pourra amasser 18 points en avantage numérique à nouveau, et sa production totale devrait se situer tout juste sous les 40 points.

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Carte cachée : Troy Stecher - La ligne bleue des Canucks n'inspire pas la plus grande confiance chez les poolers, mais celui qui risque le plus d'hériter du rôle de quart-arrière sur le jeu de puissance est Stecher. C'est lui qui a été le plus utilisé en avantage numérique parmi les arrières de l'équipe en deuxième moitié de saison, et comme celui qui est considéré comme le défenseur numéro un des Canucks, Alexander Edler, est un abonné à l'infirmerie depuis plusieurs saisons, Stecher aura assurément une chance de s'imposer à un moment ou à un autre. Il a connu une progression constante dans les rangs universitaires avant de faire le saut chez les professionnels l'an dernier, et une progression du même genre à sa deuxième campagne dans la LNH pourrait lui valoir une récolte de 35 points, dont 12 en avantage numérique.

Prêt à rebondir : Loui Eriksson - On peut assurément qualifier Eriksson de pire flop de la cuvée des joueurs autonomes sans compensation embauchés à l'été 2016. Après avoir connu une saison de 30 buts et 63 points avec les Bruins de Boston en 2015-16, Eriksson a accepté une entente de six ans et 36 millions avec les Canucks, alors que Vancouver voyait en lui le joueur idéal pour compléter le trio de ses compatriotes Henrik et Daniel Sedin. Eriksson a toutefois connu une saison exécrable et a été retiré du trio des Sedin assez rapidement. Même s'il évoluait régulièrement en avantage numérique, il n'a pu faire mieux qu'une récolte de 11 buts et 24 points en 65 matchs. Eriksson demeure toutefois un joueur capable de faire bien mieux, et il pourrait sans aucun doute doubler toutes ses statistiques cette saison si le nouvel entraîneur Travis Green décide de lui donner une autre chance avec les Sedin. Même en doublant sa production, il produirait en deçà des attentes que l'équipe entretenait envers lui en lui consentant son onéreux contrat, mais un tel rendement pourrait récompenser les poolers qui vont décider de lui donner une chance avec leur dernier choix au repêchage.

Espoir à surveiller : Brock Boeser - Le choix de première ronde des Canucks en 2015 a connu une excellente carrière dans les rangs universitaires à l'Université du Dakota du Nord (94 points en 74 matchs) avant de faire le saut chez les professionnels au terme de sa dernière saison dans la NCAA. Il a participé à neuf parties dans la LNH, au cours desquelles il a obtenu quatre buts et une passe. Il a passé presque toutes ses présences à 5-contre-5 avec Horvat, et ce duo pourrait animer l'attaque des Canucks sous peu. Une campagne de 20 buts, 20 passes et près de 250 tirs n'est pas à exclure pour le gaillard de 6 pieds 1 pouce et 191 livres.

Situation des gardiens : Autrefois considéré comme le meilleur espoir de toute la LNH devant le filet, Jacob Markstrom va amorcer la prochaine saison à titre de gardien numéro un pour la première fois de sa carrière. Après deux saisons à titre d'adjoint à Ryan Miller, au cours desquelles il a maintenu des statistiques somme toute respectables (23-25-7, moyenne de buts alloués de 2,68 et pourcentage d'arrêts de ,913), Markstrom se retrouve au sommet de la hiérarchie des gardiens de l'organisation. Il ne faut toutefois pas s'attendre à des miracles de son côté, notamment en raison de son manque d'expérience (109 matchs en carrière) et de la qualité de l'équipe devant lui. Anders Nilsson a été embauché pour deux saisons pour lui servir d'auxiliaire, mais son salaire de 2,5 millions $ montre que l'organisation a confiance en lui et n'hésitera pas l'envoyer dans la mêlée si Markstrom ne se montre pas à la hauteur. Dans la Ligue américaine de hockey, l'avenir de l'équipe devant le filet, le prometteur Thatcher Demko, continue de faire ses classes, et on pourrait le voir disputer ses premiers matchs dans l'uniforme des Canucks dès cette année. Demko représente un excellent choix pour les pools à long terme (keepers), mais les poolers qui évoluent dans les ligues d'un an devraient se tenir loin des gardiens des Canucks, qui vont encore une fois en arracher cette saison.

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