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BERLIN - Les joueurs des Sharks de San Jose ont joué aux touristes, dimanche, en se rendant au Olympiastadion de Berlin pour assister à un match de la Bundesliga entre le Herta BSC et le TSG 1899 Hoffenheim. Une journée pour créer de la chimie au sein de l'équipe avant que les choses sérieuses ne démarrent, vendredi et samedi quand ils affronteront les Predators de Nashville à Prague dans le cadre de la Série globale 2022.

Mais Timo Meier avait un peu la tête ailleurs qu'au hockey. C'est que deux des joueurs de son pool de football se préparaient à sauter sur le terrain : Chidera Ejuke pour Herta et Angelino pour Hoffenheim.
Je vais les suivre de près », a affirmé Meier, quelques minutes avant de voir Ejuke obtenir une passe sur le but de Herta dans un match qui s'est soldé par la marque de 1-1. « Mon pool, c'est vraiment important. Je vais me ronger les ongles. »
Meier, qui est originaire de Herisau, en Suisse, n'avait jamais assisté à un match de la Bundesliga en personne, même s'il est un grand amateur de football.
« Je n'ai jamais visité ce stade, et c'est ma première partie de la Bundesliga. Je regarde tous les matchs de la ligue quand je le peux, parce que nous avons un pool qui s'appelle 'KickBase'. Je dois m'assurer que mon équipe fait bien, donc je dois regarder des matchs. »
Avant de prendre la route de Prague, mercredi, les Sharks devront chausser les patins à Berlin, puisqu'ils affronteront l'Eisbaren Berlin de la Ligue de hockey élite d'Allemagne (DEL) au Mercedes-Benz Arena, mardi (14 h HE; NHLN, NBCSCA).
Mais il n'y a pas que du hockey au menu. Les 27 joueurs des Sharks et le personnel d'entraîneurs ont sauté dans un autobus afin de se rendre à l'historique stade construit pour les Olympiques de 1936.
L'atmosphère à l'intérieur était endiablée, comme c'est la norme au football européen, et les partisans de Herta se sont bien fait entendre avec leurs chants et leurs applaudissements, tout en agitant leurs drapeaux aux couleurs du club.
« Je suis heureux d'être ici, a lancé Meier. Je suis un grand amateur de football. Même si le vol a été long et que je suis un peu fatigué, l'excitation monte en voyant ça. Je trouve ça génial que tous les gars soient là et qu'on puisse regarder le match. »

Nico Sturm, le seul joueur des Sharks qui est Allemand, est un partisan du Bayern de Munich, lui qui a grandi à Ausburg. Ce voyage avec son équipe lui permet de visiter Berlin pour la troisième fois seulement. Il l'avait fait par le passé alors qu'il jouait au niveau junior. Il avait d'ailleurs joué au même aréna où se tiendra la séance d'entraînement des Sharks, lundi.
« Je connais très peu la ville, a dit Sturm. Les gars me posent des questions, mais je suis un étranger ici moi aussi. »
Alors que Sturm se préparait à assister au match - il est un habitué de la Bundesliga - il a noté que de faire une activité de la sorte plutôt que de rentrer à l'hôtel allait pouvoir aider les joueurs avec le décalage horaire.
« Tu veux aller te coucher dès que tu arrives à l'hôtel, mais il faut surtout essayer d'y aller le plus près de minuit afin de t'ajuster au changement d'heure. Une activité de la sorte aide.
« Et il y a plusieurs visages dans l'équipe, autant chez le personnel que les joueurs, donc ce voyage va nous permettre de nous unir en tant qu'équipe. »
Et de manger les spécialités locales pour Meier.
« Je ne vais pas mentir, le currywurst, c'est un de mes mets préférés. On va devoir trouver un trou dans l'horaire pour en manger. Des kebabs aussi, j'aime ça. Juste de la nourriture allemande. Il y a des similarités avec la nourriture suisse. De me retrouver en Allemagne, ça me fait sentir un peu comme à la maison. »