Martin St Louis badge Laflamme

BROSSARD - C'était jeudi le premier anniversaire de l'arrivée de Martin St-Louis au poste d'entraîneur des Canadiens de Montréal.

« Le temps file. Je ne peux pas croire que ça fasse déjà un an », a soupiré St-Louis, au retour au travail des Canadiens.
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Nommé de prime abord sur une base intérimaire, en remplacement de Dominique Ducharme, on lui a confié les rênes de l'équipe au cours de l'été.
« Ce n'est pas à moi de dire si je suis un meilleur entraîneur. Je laisse le soin aux autres de juger », a réagi St-Louis quand on lui a posé la question. « Ce que je peux vous assurer, c'est que j'essaie de m'améliorer tous les jours. »
Pour les joueurs, c'est une évidence qu'il a progressé au cours de la dernière année.
« N'importe quel entraîneur comme lui qui arrive en poste avec un profil différent ne peut que s'améliorer », a d'abord souligné l'attaquant Nick Suzuki. « Il est un meilleur entraîneur et il va continuer de s'améliorer parce qu'il ne lésine pas sur l'effort », a ensuite poursuivi le capitaine. « Nous, les joueurs, ne pouvons qu'être meilleurs à cause de ça. Il nous a tellement enseigné de choses depuis un an. Nous avons hâte à la suite. »
Le gardien Samuel Montembeault a relevé la bonne communication que St-Louis a su établir avec ses troupiers.
« 'Marty' en était à son premier poste d'entraîneur. Il a appris, mais il n'a pas changé, a dit Montembeault. Il fait du bon travail. Depuis ses débuts, la communication est toujours bonne avec lui. Il faut que ça continue. »
L'attaquant Josh Anderson a souligné que ses coéquipiers et lui apprécient son grand sens d'honnêteté.
« Nous apprenons énormément dans plusieurs aspects du jeu et nous continuons de le faire, a-t-il mentionné. Il a fait de grands pas et il continue d'en faire.
« Nous remarquons qu'il a gagné en confiance pendant les matchs, a repris Anderson. Il a été très bon pour nous au cours de la première année et mes coéquipiers seraient d'accord avec moi pour saluer tout ce qu'il fait pour l'équipe et pour l'organisation. »
St-Louis a dit qu'il a surtout dû apprendre à composer avec tout ce qui ne touche pas au 'coaching', comme la planification des journées afin de faciliter la tâche de tout le personnel de soutien - comme les thérapeutes et les préposés à l'équipement.
« Je ne soupçonnais pas une telle implication de l'entraîneur dans tout le quotidien d'une équipe, a-t-il révélé. Il y a beaucoup de choses à gérer. Je dois prendre des décisions qui affectent le travail de tout le monde. C'est un aspect qui m'a surpris, mais j'ai le sentiment d'être meilleur. »
Sur le plan hockey, l'ancien attaquant vedette, membre du Temple de la renommée, a admis qu'il remet parfois en question les décisions qu'il prend dans le feu de l'action, « mais ça fait partie du processus d'apprentissage ».
Les Canadiens (20-27-4) se retrouvent à peine en meilleure position que par rapport à la saison dernière, mais St-Louis s'est dit « fier du processus de relance » qu'on a enclenché.
« Je ne vous cache pas qu'on voudrait voir l'équipe connaître du succès plus rapidement, mais ça va venir naturellement et avec l'expérience », a-t-il conclu.