Buzz Chychrun

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes entre le 1er août et le 1er septembre. Aujourd'hui, trois enjeux à surveiller chez les Sénateurs d'Ottawa.

Est-ce que Jakob Chychrun demeurera en santé durant une saison complète?

Plusieurs équipes ont démontré de l'intérêt envers Chychrun l'an dernier en raison de ses habiletés individuelles et son âge, et ce sont finalement les Sénateurs qui ont remporté le derby en mettant la main sur le défenseur de 25 ans dans une transaction avec les Coyotes de l'Arizona, le 1er mars, en retour d'un choix conditionnel de première ronde en 2023 (Daniil But), un choix conditionnel de deuxième tour en 2024 et une sélection de deuxième ronde en 2026.

Avec Thomas Chabot (26 ans) et Jake Sanderson (21) déjà à bord, l'ajout de Chychrun à la ligne bleue d'Ottawa permet de faire preuve de beaucoup d'optimiste pour le futur. Bien sûr, il devra être en santé pour y parvenir.

Ce qui n'est pas du tout assuré.

Après s'être joint aux Sénateurs, Chychrun a raté les 10 dernières parties de la saison en raison d'une blessure au muscle ischiojambier. Il avait aussi connu une saison 2021-22 marquée par les blessures, lui qui avait raté 11 matchs en raison d'une blessure au bas du corps, puis les 24 dernières parties du calendrier après s'être blessé à la cheville.

Quelle version de Vladimir Tarasenko les Sénateurs obtiendront-ils?

En 2021-22, l'attaquant a amassé 82 points (34 buts, 48 passes) en 75 rencontres avec les Blues de St. Louis, ce qui était pour lui un sommet personnel et une moyenne de 1,093 point par match.

L'an dernier, le vétéran de 31 ans a vu sa production chuter à 50 points (18 buts, 32 passes) en 69 parties avec les Blues et les Rangers de New York, une moyenne de ,725 points par match.

Les Sénateurs, qui ont offert un contrat d'un an de 5 millions $ à Tarasenko le 27 juillet, le voient évoluer au sein de leur top-6 ainsi qu'en avantage numérique. S'ils veulent que ce plan fonctionne, ils auront besoin de la version de Tarasenko d'il y a deux ans, pas celle de l'an passé.

Tarasenko a expliqué que les rumeurs de transactions à son sujet, qui ont mené à son échange à New York le 9 février, avaient contribué à ses performances décevantes.

« L'an dernier, il y avait beaucoup de choses qui se passaient, a-t-il expliqué. C'est dans le passé, et j'ai hâte à cette année. »

Quelle sera la sécurité d'emploi du directeur général Pierre Dorion et de l'entraîneur-chef D.J. Smith, surtout si l'équipe rate les séries éliminatoires pour une septième saison consécutive?

Au final, la réponse appartient à l'homme d'affaires torontois Michael Andlauer, qui est à la tête du groupe qui a fait l'acquisition des Sénateurs cet été. Il a approuvé le retour de l'entraîneur et du directeur général en vue de la prochaine saison, ce qui laisse croire qu'il est en faveur de la direction prise par le club depuis quelques saisons.

Mais tout pourrait changer si Ottawa est en congé au printemps prochain.

Les Sénateurs ont une fiche de 120-139-32 lors des quatre saisons de Smith derrière le banc - dont les trois premières étaient dans le cadre d'une reconstruction majeure. Smith en est à son premier emploi comme entraîneur-chef dans la LNH, et il est celui que Dorion avait choisi pour mener à bon port la reconstruction.

Il n'est pas impossible que le nouveau groupe de propriétaires désire créer une nouvelle image pour la concession, et même construire un nouvel aréna à proximité du centre-ville. Une autre saison sans hockey de séries pourrait être celle de trop pour eux, ainsi que pour les partisans, qui ont été patients.