Au cœur d’une lutte pour demeurer dans le portrait des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, les Predators de Nashville n’ont pas le droit à l’erreur dans ce qui pourrait être un match piège contre les Sénateurs d’Ottawa au Centre Canadian Tire lundi (19 h HE; TVAS, SN, NHLN, BSSO).
Les Predators (26-22-1) amorcent la semaine avec un point de retard sur les Kings de Los Angeles et les Blues de St. Louis, qui occupent les deux places de quatrième as donnant accès au tournoi printanier dans l’Association de l’Ouest. Ils ont donc l’occasion de revenir dans le portrait des séries contre des Sénateurs (18-25-2) qui occupent le dernier rang de l’Association de l’Est et qui ont perdu leurs deux dernières rencontres (0-1-1) ainsi que leurs trois plus récents affrontements à domicile (0-1-2).
Nashville va conclure une série de trois parties à l’étranger, et une victoire ferait de ce voyage un succès, avec une récolte de quatre points sur une possibilité de six. Les Predators se mesureront aux Kings avant la pause du Match des étoiles de la LNH 2024, mercredi, dans un match qui devrait lui aussi être crucial pour figurer dans le portrait des séries.
Les Predators devront profiter de la fragilité des Sénateurs, qui semblent perdre en confiance dès qu’ils accordent un but. Ils ont subi un humiliant revers de 7-2 contre les Rangers de New York samedi, bousillant une avance de 2-0. Les Rangers ont eu besoin de seulement 3:21 pour transformer un retard de deux buts en avance de 3-2 au deuxième engagement.
Perdre après avoir gâché une avance est un problème récurrent à Ottawa cette saison. L’équipe vient au premier rang de la LNH pour les défaites après avoir eu l’avance au terme de la première période (6) et les revers après avoir eu l’avance après la deuxième période (5).
« C’est frustrant parce que je trouve que nous leur avons donné la victoire », a martelé l’entraîneur Jacques Martin après le match contre les Rangers. « Nous étions en bonne posture, puis nous avons fait face à un peu d’adversité. Tu dois développer une résistance à ça et tu dois parvenir à imposer ton style de jeu quand même. Nous avons perdu notre confiance et notre compétitivité. »
Mais tout n’est pas au beau fixe à Nashville non plus. La troupe d’Andrew Brunette a perdu trois de ses quatre plus récents affrontements, incluant un revers de 4-1 contre les Oilers d’Edmonton samedi, et elle n’a pas trouvé le fond du filet en avantage numérique en 13 occasions.
« Il faut que les unités spéciales soient bien meilleures, a convenu Brunette. Ça nous fait mal actuellement. »
Les Predators auraient aussi besoin d’une contribution offensive plus équilibrée au sein de leur formation. Depuis quatre matchs, seuls deux joueurs ont plus de deux points (Roman Josi, 4; Colton Sissons, 3), et cinq ont amassé deux points ou plus, incluant les attaquants Filip Forsberg (un but, une passe) et Ryan O’Reilly (deux aides), censés être les locomotives des Predators.
Dans le cas de Forsberg, il a décoché 18 tirs lors de cette séquence, incluant neuf contre les Oilers sans trouver le fond du filet. La chance devrait finir par lui sourire s’il continue à mitrailler le but adverse de la sorte. Le meilleur pointeur des Predators (50 points en 49 matchs) tire beaucoup plus cette saison. Il a déjà 195 tirs au compteur, au sixième rang de la LNH, et a besoin de seulement 52 lancers pour égaler son record personnel (247) établi en 82 rencontres en 2015-16.
Chez les Sénateurs, il faudra évidemment surveiller Brady Tkachuk, qui a atteint le plateau des 20 buts contre les Rangers. Il a inscrit 20 filets pour la cinquième fois en six campagnes dans la LNH. Son coéquipier Claude Giroux a quant à lui récolté sa 700e passe en carrière pour rejoindre Nicklas Backstrom (762) comme seuls joueurs issus du repêchage 2006 à avoir atteint cette marque.


















