20230108 - Marie-Philip Poulin

MONTRÉAL -- « Attachez votre ceinture, l’aventure qui commence promet d’être grandiose. »

Le message d’Erin Ambrose aux partisans est clair : la défenseure de l’équipe montréalaise et adjointe à la capitaine veut susciter l’excitation pour la Ligue professionnelle de hockey féminin (PWHL).

Mais il est fort probable que vous ayez déjà bien hâte.

La PWHL a frappé fort en ce début d’année, établissant notamment un nouveau record d’assistance dans le monde du hockey professionnel féminin, non pas une, mais bien deux fois : la première à Ottawa (8318 partisans présents) et la deuxième au Minnesota (13 316).

Contre Montréal chaque fois.

Les amateurs de hockey de la province ont rarement l’occasion d’assister à la naissance d’un club, et encore moins à celle d’une ligue.

Au total, les six équipes d’origine (Boston, Minnesota, Montréal, New York, Ottawa et Toronto) disputeront chacune 24 matchs de saison jusqu’au mois de mai, et quatre d’entre elles participeront aux séries éliminatoires. Pour cette campagne inaugurale, les clubs demeureront sans nom ni logo, et, bien que le livre de règlements soit grandement inspiré de celui de la LNH, certains aspects diffèrent, comme le système de points 3-2-1-0.

Jusqu’à présent, la PWHL Montréal a récolté un gain en temps règlementaire, un autre en prolongation et elle s’est inclinée à une occasion en temps règlementaire, amassant cinq points en trois affrontements.

Après la conclusion de son voyage de trois matchs, le 10 janvier à New York, la troupe de Kori Cheverie est rentrée au bercail en vue de son duel du 13 janvier contre Hilary Knight et l’équipe de Boston, qui devrait être disputé dans le vacarme de la foule de l’Auditorium de Verdun.

Si le match d’ouverture à domicile affiche déjà complet, il est toujours possible pour les partisans de se procurer d’excellents sièges pour assister à cette saison historique, dans un contexte connu des amateurs locaux; la capitaine Marie-Philip Poulin et ses coéquipières prévoient quatre affrontements à la Place Bell, dont un le 16 janvier. La PWHL Montréal occupera de nouveau le domicile du Rocket de Laval le 27 janvier, de même que le 18 février et le 10 mars, alors que le reste de son calendrier à domicile se déroulera à Verdun.

« J’ai eu la chance de jouer quelques matchs à la Place Bell et, l’énergie qui se dégage avec les partisans présents, ça génère tellement d’émotions chez les joueuses, surtout dans un grand amphithéâtre comme celui-là », a indiqué Poulin, triple médaillée d'or aux Jeux olympiques. « Ce sera vraiment excitant d’y jouer quatre matchs, et on espère que les gens viendront nous soutenir. »

Elle n’est pas seule à vanter le niveau de qualité de la ligue; l’attaquant du Tricolore Alex Newhook n’est déjà plus à convaincre.

Poulin, qui agit également à titre de consultante au développement des joueurs pour les Canadiens, et Ambrose figurent parmi les vedettes d’une équipe qui compte plusieurs visages familiers. Les noms d’Ann-Renée Desbiens et d’Ann-Sophie Bettez s’ajoutent à cette liste de talents qui ont été membres de l’équipe nationale féminine canadienne, en plus d’avoir enfilé un uniforme du 514 à diverses occasions, soit avec les Canadiennes, La Force ou l’équipe montréalaise de la PWHPA.

Menées par la directrice générale Danièle Sauvageau et l'entraîneure-chef Cheverie, les 23 joueuses (et trois réservistes) ont travaillé fort tout au long du camp d'entraînement pour bâtir leur propre culture d'équipe et leur chimie sur la patinoire.

Il s’agit d’un défi auquel la PWHL est confrontée, puisque peu de temps s’est écoulé entre sa création l'été dernier et le début de la saison. Selon Ambrose, ce processus s’est avéré être un travail à part entière pour Montréal, qui entend développer sa propre culture et cohésion.

« On en a beaucoup parlé, Poulin, Laura [Stacey] et moi », a déclaré la médaillée d’or aux Olympiques de 2022. « Et je pense que c’est l’une de nos priorités. C’est certain que l’on veut bien performer sur la glace et être prêtes [pour le début de saison]. Mais, en même temps, je ne pense pas qu'on puisse donner le meilleur de nous-même sans y consacrer le temps et l’effort nécessaires en dehors de la glace. C'est difficile parce qu’il ne faut en aucun cas forcer les choses. Il faut aussi que ce soit authentique, mais il faut aussi faire des efforts. Alors, il faut trouver un équilibre. »

20230108 - Erin Ambrose

Chaque jour représente une occasion de trouver cet équilibre, mais le temps et la patience sont essentiels. Cette saison, le succès se présentera sous de nombreuses formes et, si la victoire en fait partie, le principal objectif de Sauvageau sera la progression de l’équipe.

« Si nous progressons, tout est possible, a affirmé Sauvageau. Nous voulons avancer dans la bonne direction, ce qui implique d’être meilleures demain que nous le sommes aujourd’hui. »

Avec un club qui compte dans ses rangs probablement la meilleure gardienne de but au monde, Desbiens, un solide leadership et des joueuses dotées d’une tonne d'expérience au niveau professionnel, ce n’est qu’une question de temps avant que l'équipe trouve son rythme de croisière.

Elle travaillera et jouera avec acharnement et, au fur et à mesure que la campagne inaugurale de la PWHL évoluera, tout le monde, des joueuses au personnel, en passant par les partisans, jouera un rôle pour que celle-ci soit inoubliable.

« Il n’y a rien de plus excitant que les premières fois, a souligné Ambrose. Alors, je pense que nous en tirerons une grande fierté et nous ferons en sorte que cette saison soit spéciale et mémorable. »

Pour vous procurer des billets pour les quatre matchs de la PWHL Montréal à la Place Bell (16 et 27 janv., 18 févr. et 10 mars), cliquez ici.

Toutes les statistiques sont en date du 12 janvier 2024.

Ce texte a été traduit par Florence Labelle.