«Je me sens bien. Il faut que je travaille fort quand je suis avec ces deux-là. Ce sont deux gars de la Ligue nationale. Mon but c'est d'être dans la Ligue nationale. Il faut que je travaille aussi fort qu'eux. Aujourd'hui, ç'a bien été. On s'est trouvé pratiquement n'importe où sur la patinoire. Il y a des journées de même. Mais déjà, je ne pense plus à aujourd'hui et je me concentre sur demain», a admis celui qui a passé la très grande majorité de ses trois premières saisons professionnelles dans la Ligue américaine.
Un peu comme Hudon, Éric Gélinas souhaiterait demeurer à Montréal lorsque s'amorcera le calendrier régulier au mois d'octobre. À l'approche de sa septième saison dans les rangs professionnels, le défenseur de 26 ans qui a obtenu un essai avec les Canadiens sait qu'il ne doit pas perdre de temps pour se faire valoir. C'est pour cette raison que si certains de ses coéquipiers préféraient plutôt jouer de manière plus conservatrice, il sait qu'il ne pouvait pas le faire puisque son avenir avec le Bleu-Blanc-Rouge est loin d'être assuré.
«C'est leur situation, moi je n'ai pas de marge de manœuvre. Je ne peux pas me permettre de lever le pied de la pédale. Je vais approcher tous les matchs préparatoires de cette façon, a mentionné le numéro 52. C'est la première fois que je jouais un vrai match depuis la fin de la saison. J'ai essayé de bouger mes pieds constamment, de bien distribuer la rondelle et d'être physique au moment opportun. J'ai joué avec un peu de malchance parce que c'est moi qui ai fait dévier le deuxième but dans notre filet, mais ç'a bien été en général.»