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Souray: « Demander de l'aide n'était pas mon point fort »

Sheldon Souray a partagé les difficultés qu'il a affrontées à sa retraite dans le cadre du balado « The Alumni Lounge »

par Matt Cudzinowski, traduit par Pierre-Antoine Mercier @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - « C'est une vie facile, c'est une vie simple et c'est une bonne vie. »

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C'est ainsi que l'ancien défenseur des Canadiens Sheldon Souray a décrit sa situation actuelle lors d'une récente apparition au balado « The Alumni Lounge », présenté par ScotiaConseils+.

Lorsque vous allez apprendre ce que fait l'homme de 44 ans et père de deux enfants, vous allez probablement être en accord avec cette affirmation.

Souray habite dans le Nevada, passe ses étés dans l'Idaho, s'est fiancé au mannequin Tess Annique l'automne dernier, aime ses filles Valentina et Scarlett de tout son cœur et passe ses journées à jouer au golf dans des endroits magnifiques.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'ancien défenseur de la LNH, qui a disputé 758 matchs de saison régulière avec New Jersey, Montréal, Edmonton, Dallas et Anaheim, a bien réussi.

Mais les choses n'ont pas toujours été aussi parfaites pour Souray depuis qu'il a pris sa retraite.

Il n'a pas peur d'affirmer qu'il a dû faire face à plusieurs obstacles.

« On pense qu'on va adorer la retraite, qu'avoir tout ce temps à notre disposition va être tellement satisfaisant, mais j'étais perdu durant quelques années. J'étais sur une pente descendante en raison des blessures et je m'apitoyais sur mon sort. J'ai commencé à prendre des pilules, à me déconnecter des gens et à ne plus être moi-même », a partagé Souray lors d'une conversation révélatrice avec l'animateur Patrice Brisebois et la co-animatrice Chantal Desjardins. « Je suis allé chercher de l'aide et je suis sobre depuis presque trois ans et demi. Ce fut une épreuve difficile. Il y a beaucoup de relations que j'ai nouées dans le monde du hockey qui m'ont aidé à jouer au golf et à recevoir un chèque de paie pour cela. C'est quelque chose d'irréel et je suis très reconnaissant pour le chemin que j'ai parcouru. »

Plusieurs autres facteurs ont facilité le déclin de Souray, notamment le décès de son père, Richard, d'un accident vasculaire cérébral massif en juin 2016 à l'âge de 69 ans, et une relation à long terme dans laquelle il « n'était pas heureux ».

Au moment le plus dur de sa vie, l'homme qui détient toujours le record pour le plus grand nombre de points en un seul match par un défenseur des Canadiens avec six (1 but, 5 mentions d'aide), s'est finalement senti obligé de demander l'aide d'un professionnel.

« Je n'aurais pas pu y arriver seul. Je suis heureux d'être ici pour vous parler aujourd'hui. Certains n'ont pas autant de chance. Certains ne reçoivent pas d'aide. L'AJLNH m'a vraiment aidé », a expliqué Souray, qui voulait désespérément changer sa situation. « J'étais sur le point de mourir. J'avais l'impression que c'était le point où j'en étais rendu. Je me disais: « Je ne pense pas que je peux continuer de la sorte un autre jour ». C'est dur. Demander de l'aide n'était pas mon point fort. J'ai toujours voulu prendre soin des gars. Demander de l'aide ne fut pas quelque chose de facile pour moi. »

Et pourtant, il l'a fait, car il avait toutes les raisons au monde de mener le combat.

Il ne pouvait tout simplement pas imaginer laisser sa famille derrière lui, déchirée et en quête de réponses.

« J'ai des enfants, et ils sont la chose la plus importante au monde pour moi. Même si j'ai perdu mon père, ma mère est toujours vivante, et mes enfants comptent sur moi. Je me suis dit que si je partais et que mes enfants devaient un jour aller à l'école et expliquer qu'ils n'avaient pu de père, ce serait la chose la plus horrible que j'aurais pu faire, surtout après avoir eu la chance d'avoir une si belle vie. J'ai beaucoup de gratitude d'être où j'en suis aujourd'hui et certaines de ces expériences », a affirmé Souray. « J'aurais aimé que ce ne soit pas si difficile. J'aime apprendre des leçons difficiles. »

Souray partage ouvertement l'histoire de son rétablissement dans l'espoir qu'elle serve de lueur d'espoir pour ceux qui se trouvent dans une situation similaire.

Il est la preuve que les obstacles personnels peuvent être surmontés et que la vie peut reprendre son cours.

« Lorsque j'étais sobre depuis neuf mois, j'ai fait un article avec Stu Cowan à Montréal et je ne voulais vraiment pas raconter l'histoire parce que je sentais que je n'avais pas assez de sobriété à mon actif. Mais on m'a dit que mon histoire pourrait peut-être aider quelqu'un », a mentionné Souray. « Je n'arrivais pas à croire la réponse. J'ai probablement eu 50 à 100 messages sur les médias sociaux. C'est une partie de mon histoire, et peut-être que cela aidera quelqu'un qui écoute. »

L'argent ne pousse pas dans les arbres

À 18 ans, Souray a également appris une « dure leçon » peu de temps après avoir signé son premier contrat dans la LNH avec les Devils.

À son retour avec les Americans de Tri-City (WHL) dans l'État de Washington, il s'est rendu chez un concessionnaire Jeep pour acheter une nouvelle voiture avec sa prime de signature.

Après avoir appris que le véhicule coûtait 35 000$, Souray s'est rendu dans une banque pour retirer les fonds. Mais, à son insu, la banque n'avait pas l'argent en leur possession, et il a dû revenir quelques jours plus tard pour conclure la transaction.

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Lorsqu'il est finalement retourné chez le concessionnaire pour acheter le Jeep, il a omis de prendre en compte un élément très important, ce qui a ralenti un peu le processus.

« Je suis entré dans le magasin, j'ai déposé un sac en papier sur le bureau du directeur et j'ai dit: « Voilà, il y a 35 000$ en liquide. Je vais prendre ce Jeep ».. Il m'a ensuite répondu: « C'est environ 38 000$ en raison des taxes ». Je n'avais aucune connaissance en finance »,a plaisanté Souray. « J'ai dû retourner chercher plus d'argent pour payer les taxes. J'étais un tel idiot. »

Comme il est un bon fils, il a utilisé le reste de sa prime de signature pour payer les factures de ses parents.

Le Salon des Anciens et The Alumni Lounge sont des balados qui se déroulent sous la forme d'entretiens de fond avec certains des anciens joueurs les plus populaires de l'organisation.

La première saison du balado comprendra 10 épisodes, qui alterneront de langue chaque semaine, sous deux titres distincts.

Consultez-les sur Apple Podcasts, Spotify ou toute autre plateforme que vous utilisez pour écouter vos balados. Ils seront aussi disponibles en version intégrale sur la chaîne YouTube des Canadiens.

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