Passons maintenant à la portion des tests physiques du camp de dépistage de la LNH, où le jeune joueur de centre était jumelé à un autre joueur du Minnesota, soit Casey Mittelstadt, qui était aussi son cochambreur à cette occasion.
« Nous avons fait chaque exercice ensemble et c'était pas mal drôle parce qu'il s'est retrouvé à la barre de traction avant moi et il n'en a pas réussi une seule. Je l'ai beaucoup taquiné là-dessus, a lancé Poehling, en se moquant de son bon ami. J'étais le suivant et je me suis demandé : 'Est-ce si difficile que ça ?' Je pensais pouvoir en réussir huit ou neuf, mais j'ai fini par en compléter cinq. J'étais tellement sous le choc qu'il n'en réussisse pas une seule. C'était juste une grosse blague. C'est probablement une des choses dont je me souviens le plus de l'aspect physique. »
Il y a ensuite eu le test de Wingate sur l'ergocycle.
« À la fin de la partie qui dure 30 secondes où tu y vas aussi fort que tu peux, ils laissent tomber le poids. Il y a quelqu'un qui est là pour t'encourager qui te crie d'aller plus vite. Après avoir fini, je suis dans la salle arrière et il y avait trois gars qui étaient en train de vomir, a mentionné Poehling. Je me suis étendu pendant une trentaine des minutes parce que je me sentais étourdi. Je n'ai pas vomi, par contre, ce qui est bien. »
Reste que si Poehling pouvait revenir en arrière et changer quelque chose de son séjour dans l'Ouest de l'État de New York, « maîtriser ses nerfs » viendrait en tête de liste.
« Avec le recul, c'est si idiot. La veille des exercices physiques, j'étais tellement nerveux au moment de me coucher pour la nuit. J'aurais souhaité ne pas l'être. Il s'agissait de faire ce que je pouvais, puis tout est tombé en place, a expliqué Poehling. C'est amusant d'y repenser et de faire des blagues avec ça. Tu prends ça tellement au sérieux, et c'est important dans une certaine mesure, mais tu es si jeune, il te reste tellement de temps encore pour te développer. Si c'était à refaire, je savourerais davantage le processus au lieu de me laisser gagner par l'anxiété. »
C'est ce conseil que Poehling donnerait aux espoirs qui passeront par le processus du camp de dépistage de la LNH cette année.
« Tu dois être confiant, surtout dans les entrevues. Tu dois réaliser qu'il y a seulement 100 joueurs sur place, c'est plutôt spécial de faire partie de ce groupe-là, a souligné Poeling. Ils y vont pas mal fort avec les questions dans certaines entrevues, mais tu dois tenir bon et avoir confiance en tes valeurs. »