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Deux raisons de célébrer

Peu de temps après avoir échangé leurs voeux, Matt et Katie Taormina ont découvert où le hockey allait les mener

par Matt Cudzinowski. Traduit par Vincent Régis. @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Moins de 24 heures après avoir célébré leur union le 30 juin au Michigan, Matt et Katie Taormina avaient une autre raison de se réjouir.

Cette fois-ci, c'est parce que Matt s'était entendu sur les modalités d'un contrat de deux ans, à deux volets, avec les Canadiens, peu après l'ouverture du marché des joueurs autonomes le 1er juillet.

C'était la première fois que le défenseur de 30 ans signait une entente de plus d'un an depuis son contrat d'entrée avec les Devils, en 2009-2010.

Cinq contrats d'un an ont suivi après le premier.

Un changement plus que bienvenu pour l'arrière jamais repêché, qui a remporté le trophée Eddie-Shore en tant que meilleur défenseur de la Ligue américaine, en 2016-2017.

«C'était gros pour nous deux. On ne s'attendait pas à ça, surtout après avoir signé autant de contrats d'un an, a indiqué Taormina, qui a conclu sa neuvième saison dans la LAH en juin, en patrouillant la ligne bleue du Crunch de Syracuse. 

«Tu te demandes parfois "Est-ce que je vais devoir aller jouer en Europe?" Ça fait son chemin dans ta tête. C'est gros pour nous ce qui arrive. C'est vraiment bien d'avoir un peu de stabilité, surtout si on pense avoir des enfants. Ça aide beaucoup.»

Taormina a obtenu son contrat après avoir conclu la saison régulière à un pied d'égalité au sommet des pointeurs chez les défenseurs de la LAH avec 60 points (15B-45A) en 70 matchs - dont 32 (8B-24A) sur le jeu de puissance. Il a également amassé 20 points (5B-15A) en 22 rencontres de séries durant le parcours du club qui s'est incliné en finale de la Coupe Calder face aux Griffins de Grand Rapids.

Le natif de Warren, au Michigan, croit que plusieurs facteurs l'ont aidé à réussir sa saison la plus productive de sa carrière professionnelle.

«Je sais que le groupe d'entraîneurs m'a donné beaucoup de marge de manoeuvre la saison dernière. J'ai fait des erreurs, mais je savais que je pouvais rebondir et ils n'avaient pas à trop me parler. Ils m'ont laissé jouer mon jeu», a partagé Taormina, en référence au travail de l'entraîneur-chef du Crunch Benoît Groulx et de ses adjoints Jeff Halpern et Trent Cull.

«J'ai aussi eu de très bons coéquipiers comme Cory Conacher et Yanni Gourde. Souvent je n'avais qu'à leur refiler la rondelle et ils s'occupaient du reste. J'ai été un peu chanceux. Je crois qu'après avoir connu une année comme celle-là, j'ai plus de confiance à me dire "Oui, je peux encore jouer à ce haut niveau."»

Le produit du Providence College attribue également ses récents succès à sa femme. 

«Katie vit avec moi depuis trois ans. C'est d'une grande aide. Je ne vais pas à la maison en repensant à des erreurs ou à des choses qui pourraient me mettre dans un état d'esprit négatif. Lorsqu'elle a terminé ses études, elle a déménagé avec moi à Worcester et ensuite elle m'a suivi à Syracuse», a indiqué Taormina, un vétéran de 439 matchs au sein du circuit Andrews.

«Je crois que ç'a changé mon état d'esprit un peu. Je ne laisse pas certaines choses influencer mon jeu.»

Taormina arrivera au camp d'entraînement avec la même approche, avide de savoir ce que son futur lui réserve.

«Je souhaite simplement continuer à jouer de la même façon. Je ne vais pas changer, que je sois à Montréal ou ailleurs, a insisté Taormina, qui a disputé 59 matchs dans la LNH - 47 avec les Devils et 12 avec le Lightning.

«J'arriverai ici avec l'intention de faire ma place avec l'équipe. Si ça n'arrive pas, j'irai à Laval et ferai tout ce que je peux pour aider [le Rocket].»

La dernière fois que Taormina a enfilé l'uniforme d'une équipe de la LNH, c'était le 3 mai 2016, lors d'un match de deuxième ronde des séries entre le Lightning et les Islanders de New York. Ironiquement, son dernier départ en saison régulière a eu lieu le 9 avril 2016, au Centre Bell.

Ce qui rend Taormina encore plus désireux de montrer aux dirigeants du Tricolore ce qu'il peut faire sur la glace.

«Je sais que je n'ai pas joué plusieurs matchs dans la LNH depuis un bon moment. Donc je me dis "OK, lorsque j'aurai ma chance, je vais essayer de la prendre." Je suis très heureux dans la Ligue américaine, mais on parle de la LNH. J'aimerais avoir la chance de jouer dans cette ligue. C'est un rêve que j'ai toujours caressé de porter ce chandail, ça serait incroyable qu'il se produise», a conclu Taormina.

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