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MONTRÉAL - Après avoir mis la main sur la Coupe du Président ainsi que la Coupe Memorial, en plus de terminer son stage junior avec une récolte de 110 buts et 262 points en 248 matchs dans la LHJMQ, Rafaël Harvey-Pinard s'apprête désormais à relever un nouveau défi.
Le choix de septième tour des Canadiens en 2018 s'est entendu sur les modalités d'un contrat d'un an à un volet avec le Rocket de Laval le 29 mai dernier. L'attaquant originaire du Saguenay devrait donc faire ses débuts dans la Ligue américaine (LAH) le 5 février prochain.
Harvey-Pinard était l'invité de Marc Dumont dans le cadre de «L'histoire s'écrit», le balado des Canadiens, pour discuter de comment il a vécu son repêchage, son premier contrat avec le Rocket et d'une anecdote au sujet de Nick Suzuki.
Lisez ci-dessous quelques extraits de la discussion avec Harvey-Pinard qui est aussi disponible en intégralité sur votre plateforme de balados de choix:

MARC DUMONT: Je trouve toujours ça fascinant les choix de septième tour. C'est soit qu'on obtient un joueur qu'on oublie très vite, ou dans d'autres cas, on obtient un joueur qui attire l'attention. On peut penser à Jake Evans qui joue dans la LNH et ton futur coéquipier chez le Rocket, Cayden Primeau. Est-ce que c'est quelque chose qui te motive d'être un choix de septième tour?
RAFAËL HARVEY-PINARD:C'est certain que oui. Je veux prouver que leur choix de septième tour n'aura pas servi à rien. J'ai ma place au prochain niveau. En plus, j'ai été repêché alors que j'étais plus âgé que la moyenne. Ça peut également jouer dans le fait que j'ai été choisi au septième tour. C'est certain que je vais vouloir prouver aux gens que j'aurais pu être choisi avant ça.
MD: Est-ce que les Canadiens t'avaient donné l'impression qu'ils allaient te repêcher? Ils ont quand même échangé un choix pour te repêcher. Est-ce que tu avais une idée que tu finirais avec les Canadiens de Montréal?
RHP: Je savais que l'équipe était intéressée. J'avais passé une entrevue avec Trevor Timmins. J'avais fait les tests physiques à Montréal un peu avant le repêchage. Je savais qu'il y avait un peu d'intérêt, mais on ne sait jamais. Lors du repêchage, on était rendu au septième tour, et je voyais que les Canadiens n'avaient plus beaucoup de choix. Ils ont finalement fait un échange avec Philadelphie pour aller me chercher. Sur le coup, j'ai été vraiment surpris. C'est mon agent qui m'a texté. J'étais chez moi dans mon salon avec ma famille. Mon agent m'a texté pour me dire que j'étais repêché. Mais je ne comprenais pas, car à la télévision, c'était au tour de Philadelphie. Je n'avais jamais parlé aux Flyers. Je me disais que c'était impossible. On a finalement vu le changement et Trevor Timmins a annoncé mon nom. C'était un beau moment.

À quoi ressemble la vie d'un espoir de la LHJMQ?

MD: Peux-tu m'expliquer quelle est la sensation lorsque tu entends ton nom être appelé lors du repêchage? Quelle a été ta réaction?
RHP: Lorsque mon agent m'a appelé, je n'y croyais pas. J'ai compris lorsque j'ai vu mon nom apparaître à côté des Canadiens de Montréal. Je me suis levé et c'est comme s'il y avait un gros frisson qui a traversé mon corps. C'est un sentiment qui est difficile à décrire. C'était vraiment un moment de joie. Je me souviens, toute ma famille pleurait et on sautait dans le salon. C'était spécial et je ne vais jamais oublier le sentiment que tu ressens lorsque tu es repêché, surtout lorsque c'est par l'équipe de ton enfance.
MD: On va parler du tournoi des recrues d'il y a deux ans à Belleville. Est-ce que tu te souviens qui était des compagnons de trio?
RHP: J'ai commencé le camp sur le premier trio avec Nick Suzuki et Ryan Poehling. J'avais fait le saut en arrivant au camp. Je ne m'attendais pas nécessairement à jouer avec ces deux joueurs. C'était une belle expérience. On voit maintenant Suzuki dans la LNH. Il va devenir un joueur étoile. Poehling a inscrit trois buts lors de son premier match en carrière. Ce fut vraiment une belle expérience de pouvoir partager la glace avec eux et je crois que je m'étais bien débrouillé à leurs côtés.
MD:Après le tournoi des recrues, tu étais sur le radar des Canadiens. On parlait même l'année dernière d'une possibilité que tu signes avec Laval. Est-ce que tu peux nous parler un peu du processus? Est-ce que c'est Marc Bergevin qui t'a approché? Comment est-ce que ça fonctionne?
RHP: Je n'ai parlé à personne de l'organisation par rapport à mon contrat. C'est mon agent qui s'est occupé de ça. Il me tenait au courant des dernières nouvelles. Ils m'ont fait une offre et j'ai sauté dessus, ça n'a pas été trop long. En fait, c'est un peu spécial la manière dont j'ai appris que j'avais signé mon premier contrat. J'avais dit à mon agent: « Aussitôt que tu as une offre, accepte l'offre ». J'étais en train d'enregistrer une vidéo pour la LHJMQ. J'avais mis toutes mes notifications sur pause afin de ne pas recevoir d'alerte. Mais je n'avais pas mis mes appels sur pause. J'étais en train d'enregistrer la vidéo et ma mère regarde mon téléphone et me dit: « Tu as un appel de Joël Bouchard ». Mon agent m'avait texté pour me dire que j'avais signé un contrat, mais je ne l'avais pas vu puisque mes notifications étaient sur pause. Je prends mon cellulaire et Joël Bouchard me dit: « Félicitations pour ton contrat ». J'ai fait comme si je le savais, mais à vrai dire, c'est lui qui me l'a appris.

Le choix de septième tour entend faire ses preuves

MD:Tu as eu la chance de parler à Joël Bouchard et de visiter la Place Bell. Quel rôle envisages-tu de jouer à Laval?
RHP: Je pense qu'on va être beaucoup d'attaquants à Laval cette année. Je m'attends à commencer sur le troisième ou quatrième trio. Ça va être à moi de profiter des opportunités et de montrer que je mérite de monter dans la hiérarchie. Je veux m'améliorer de jour en jour pour essayer d'avoir plus de temps de glace.
MD:C'était comment de jouer contre Nick Suzuki? Je sais que tu n'as joué que deux matchs contre lui, mais c'était comment?
RHP: Ce que j'ai le plus remarqué, offensivement, ce n'est pas pour rien qu'il se démarque actuellement dans la Ligue nationale. Il était très fort dans le junior. J'ai un souvenir du match en demi-finale de la Coupe Memorial. On gagnait 5-4 et ils ont obtenu un avantage numérique avec 1min30s à faire au match. Ils ont enlevé leur gardien pour être à 6 contre 4. Suzuki a eu la rondelle sur sa palette durant au moins une minute. Il faisait des passes transversales en avantage numérique comme on voit actuellement. Notre gardien a fait du très bon travail. On a réussi à gagner le match, mais c'était vraiment étourdissant. C'est le souvenir que j'ai de Nick Suzuki lors de la Coupe Memorial.
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