GettyImages-1238865474 - Martin St-Louis

MONTRÉAL -- L'impact de Martin St-Louis s'est fait sentir de long en large depuis son arrivée à la barre des Canadiens.

Son penchant pour un style de jeu libre axé sur le talent a permis au groupe de faire des progrès notables dans toutes les statistiques importantes d'équipe. L'amélioration la plus remarquable concerne le rapport de partage des buts des Canadiens, qui est passé de 38,2 % à 50,2 %.
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Une autre façon de voir les choses serait de constater qu'ils sont passés du tout dernier rang dans la Ligue au 15e.
En ce qui a trait aux joueurs, les résultats ont été indéniables.
D'abord et avant tout, de jeunes vedettes telles que Cole Caufield et Nick Suzuki (link to article) ont immédiatement vu leur production augmenter.
Mais l'influence de St-Louis est allée au-delà du simple fait de motiver les jeunes.
« Le style de jeu implémenté par Marty a aidé mon jeu et m'a remis sur le droit chemin », a affirmé Jeff Petry.
Côté statistiques, Petry a frappé dans le mile. Non seulement ses performances ont repris du poil de la bête, mais il aussi recommencé à produire d'une manière qu'on tenait presque comme acquise au fil de ses années avec les Canadiens.
« Il y avait certainement un peu de doute dans mon jeu, a admis Petry. Un manque de confiance. Je savais ce dont j'étais capable, ce que j'avais fait auparavant. Donc, c'était juste une question de recommencer à croire en moi et à me pousser dans tout. Je crois que, avec l'arrivée de Marty, avoir plusieurs conversations avec lui m'a vraiment aidé. »
Que ce soit pour le contrôle des tirs, les buts ou les chances de marquer, Petry a excellé sous St-Louis.

FR- Jeff Petry underlying numbers

Sa production offensive s'est également vue prendre une tangente plus qu'intéressante, passant du 30e rang au total dans l'équipe pour les points par 60 minutes à 5 contre 5 au 11e rang lors de la seconde moitié de la saison, et au premier parmi les défenseurs.

FR - Jeff Petry production graph

Mais, dans le cas de Petry, son changement de cap ne s'explique pas que par un changement d'entraîneur.
Sa conférence de presse de fin de saison a bien démontré que les joueurs sont loin d'être des robots qui ne font que jouer au hockey, malgré ce que certains peuvent parfois croire.
« En ce qui concerne ma famille, la décision qu'elle rentre à la maison [durant la saison] en a été une très difficile, a dit Petry. [Ma femme et moi], on adore cette ville. On l'aime depuis huit ans. Les circonstances sont vraiment bonnes pour mes enfants, à l'école, et on a dû prendre une décision difficile parce que c'était difficile pour ma famille et la sienne de nous rendre visite et d'aider. Vous avez vu des vidéos de mes enfants, c'est un peu fou, chez nous. »
Les joueurs sont humains, des humains assujettis aux mêmes genres de situations frustrantes auxquelles on fait tous face régulièrement.

« On avait besoin de toute l'aide qu'on pouvait recevoir. Que [notre famille] ne soit pas en mesure de venir nous aider, en plus de la fermeture des écoles et l'incertitude de ce qui s'en venait, on a dû prendre la décision de les ramener à la maison, où ils avaient accès à de l'aide. »
Malgré la situation frustrante, Petry a rapidement réitéré son amour pour l'organisation, les partisans et la ville dans laquelle il a passé la majeure partie de la dernière décennie.
« On adore la ville, on adore l'équipe, et je crois sincèrement qu'il n'y a pas de meilleur endroit où jouer et gagner. Après qu'on soit passé aussi près l'an dernier et qu'on ait eu un avant-goût de combien génial ç'aurait pu être, je crois sincèrement que c'est la meilleure ville où jouer quand les choses vont bien. Je trouve que le Centre Bell n'a pas d'égal. »
Petry était loin d'être le seul à avoir augmenté sa production lors des derniers mois de la saison.
Christian Dvorak a profité d'une revigoration dans son jeu ne pouvant qu'être très encourageante. L'attaquant de 26 ans n'a pas fait qu'améliorer son rendement; il s'est emparé du premier rang des Canadiens pour les points obtenus par 60 minutes après le 9 février.

FR - Christian Dvorak production graph

Bien qu'il reste encore beaucoup de pain sur la planche, une certitude persiste : l'arrivée de St-Louis a instantanément déboulé en une série d'améliorations au sein de la formation, le genre qui s'annonce de bon augure pour le futur.