Naturellement, Muller aurait préféré travailler avec les Canadiens en première ronde des séries éliminatoires, mais l'occasion de se retrouver sur la scène internationale et de prolonger sa saison représentait une très belle consolation.
« Rien ne se compare aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley. C'est toujours notre objectif de gagner la coupe. Par contre, si tu tombes en vacances plus tôt, c'est une occasion de prolonger ta saison et de disputer des matchs très compétitifs », raconte Muller. « J'ai aimé participer au Championnat du monde au fil des années. Les partisans sont passionnés dans ces pays et ils aiment voir le Canada jouer. C'est une fierté de pouvoir faire partie de l'équipe canadienne. »
L'entraîneur associé des Canadiens a disputé quatre éditions du Championnat du monde comme joueur, décrochant deux médailles d'argent et une médaille de bronze.
Son tournoi favori a été celui de 1989 quand le Canada a affronté la Suède en finale.
« Nous avions une grande équipe. Steve Yzerman était là avec Dale Hawerchuk et Mark Messier. Le groupe était vraiment fort », rappelle Muller, auteur de six buts et 10 points assortis d'un différentiel de plus-12 en neuf matchs cette année-là. « C'était du très bon hockey. »
Au cours de ces voyages à l'étranger, le joueur six fois membre de l'équipe d'étoiles de la LNH a développé une appréciation sincère pour le tournoi et le niveau de compétition qu'on y trouve.
Il s'attend à ce que le groupe canadien soit mis à l'épreuve une fois de plus avec un premier match de ronde préliminaire contre la Finlande, le 10 mai. Les Canadiens croiseront aussi la Grande-Bretagne, la Slovaquie, la France, l'Allemagne, le Danemark et les États-Unis sur leur chemin en ronde préliminaire.