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MONTRÉAL - Depuis l’été dernier, celles et ceux qui suivent les Canadiens connaissent le nom de Florian Xhekaj.

Évidemment, l’engouement qui l’entoure a débuté lorsque son nom de famille a résonné au Bridgestone Arena de Nashville l’été dernier, appelé par Montréal au 101e rang du Repêchage. Mais, à sa deuxième saison dans l’OHL, le joueur de 19 ans a prouvé qu’il n’y a pas que les six lettres au dos de son chandail pour susciter de l’enthousiasme envers sa sélection.

Plus tôt cette saison, l’équipe de contenu des Canadiens s’est entretenue avec l’espoir des Canadiens pour discuter de l’influence positive de son frère, de la hausse de sa production à l’attaque, et plus encore.

Cette entrevue a été réalisée le 30 janvier 2024. Les questions et les réponses ont été modifiées par souci de clarté et de concision.

Quel genre d’influence Arber a-t-il eue sur toi au cours des deux dernières années? Son ascension soudaine t’a-t-elle permis de croire un peu plus en toi ou de te faire prendre conscience que tout est possible?

Ouais, sans aucun doute. Il a toujours été un modèle pour moi. Nos parcours sont semblables, et le voir faire ce qu’il fait et ce qu’il a fait, maintenant qu’il joue dans la LNH, est très motivant. Évidemment, je pense que je vais suivre ses traces et, avec un peu de chance, jouer avec lui un jour.

Ta production offensive a nettement augmenté comparativement à la saison dernière. Qu’est-ce qui a fait la différence pour toi de ce côté de la ligne bleue?

La confiance, je dirais. Et le fait d’avoir une année d’expérience. La dernière saison était ma première, et je prenais le temps de m’adapter et de trouver mon rôle. Cette année, je connais mon rôle. J’ai plus d’occasions de marquer à l’attaque en jouant au sein de l’avantage numérique. Alors, j’ai de nouvelles responsabilités et la confiance y est pour beaucoup.

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À ce sujet, dirais-tu qu’il t’a fallu sacrifier un peu de ton jeu physique et nord-sud, afin de faire preuve de plus de finesse et de produire davantage à l’attaque?

Non, je pense que je profite plus de mes chances [de marquer] et que je joue avec plus de confiance. Mes points viennent de là. Ma robustesse, mon intensité et mon ardeur font toujours partie de ma façon de jouer. Je ne pense pas en avoir sacrifié tant que ça. Pour être honnête, je pense en avoir gagné […] J’ai toujours été un joueur plus petit en grandissant, alors je jouais avec plus de finesse. Maintenant que j’ai grandi, je joue avec plus de robustesse, mais j’ai aussi de bonnes mains et un bon tir.

Quel aspect de ton jeu crois-tu devoir continuer de peaufiner pour passer au prochain niveau, que ce soit l’AHL ou la LNH?

Ma rapidité sur patins. Le jeu est beaucoup plus rapide dans l’AHL et dans la LNH, donc améliorer ma vitesse chaque jour et travailler avec des entraîneurs pendant l’été m’aidera beaucoup aux niveaux supérieurs.

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Parlant de niveaux supérieurs, est-il difficile pour toi de rester dans le moment présent, de ne pas te projeter dans le futur et de te souvenir que tu n’es encore qu’un adolescent évoluant dans le junior?

Ouais, un peu. J’essaie honnêtement de rester dans le présent, mais de grands rêves me traversent l’esprit, c’est certain. J’essaie d’y aller au jour le jour. Je joue dans l’OHL en ce moment, mais je me dis que je ne veux pas jouer à ce niveau l’année prochaine si possible, ou d’ici quelques années, du moins. J’essaie de rester dans le moment présent, même si c’est certain que ces pensées me viennent à l’esprit.

Un texte d’Evan Milner, traduit par Hélène Cloutier

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