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NHL100 : Canadiens de Montréal

24 joueurs des Canadiens dans le Top-100 de la LNH

Vingt-quatre joueurs des Canadiens figurent dans le classement des 100 meilleurs joueurs de la LNH, dévoilé vendredi soir au Microsoft Theater de Los Angeles.

The NHL100 est organisé dans le cadre des festivités entourant le Match des étoiles et des célébrations du Centenaire de la Ligue nationale.

Les joueurs ont été sélectionnés par un groupe composé de membres des médias, d'anciens de la LNH et de dirigeants.

Voici les représentants du Tricolore qui se retrouvent dans la liste, ainsi que quelques-uns de leurs accomplissements.

George Vézina

Gardien de but | #1 | 1910-1926

Le très prestigieux trophée Georges Vézina a été nommé en l'honneur du gardien qui a commencé sa carrière avec les Canadiens en 1910-1911, alors que l'équipe faisait toujours partie de l'Association nationale de hockey.

Il a mené le Tricolore vers sa toute première coupe Stanley, en 1915-1916. Il a soulevé la coupe une deuxième fois, en 1923-1924, dans la Ligue nationale de hockey. Il s'agissait là du premier championnat des Canadiens dans cette Ligue. Au fil des ans, Vézina a aidé le Bleu-Blanc-Rouge à atteindre la finale de la Coupe Stanley cinq fois.

Il occupe le 13e rang de l'histoire des Canadiens pour le nombre de matchs joués par un gardien de but en saison régulière (328) et les 12e et 13e rangs respectivement pour les victoires (175) et les jeux blancs (15). Le natif de Chicoutimi a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1945.

Howie Morenz

Centre | #7 | 1923-1937

Howie Morenz a porté les couleurs des Canadiens de 1923 à 1934 et de 1936 à 1937 et a soulevé la coupe Stanley trois fois au cours de cette période, soit en 1924, 1930 et 1931. Morenz a remporté le trophée Hart, remis au joueur le plus utile de la LNH, à trois reprises, en 1928, 1930 et 1931.

Il a également remporté deux fois le championnat des pointeurs. Il a connu sa meilleure saison en 1929-1930, avec une récolte de 40 buts en 44 matchs. Le Tricolore n'a subi aucune défaite cette année-là en séries éliminatoires en route vers la conquête de la coupe.

Après un séjour de deux ans avec les Blackhawks de Chicago, Morenz est revenu à Montréal pour une dernière campagne, à 34 ans. Le joueur de centre, qui avait non pas un, mais deux surnoms - «Stratford Streak» et le «Mitchell Meteor» - est né en 1902 et est décédé dans des circonstances tragiques en 1937.

Il est mort un mois après avoir subi une quadruple fracture à une jambe, victime d'un arrêt cardiaque en raison de la présence d'un caillot de sang. Il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey dès l'ouverture de celui-ci, en 1950, à titre posthume.

Bill Durnan

Gardien de but | #1 | 1943-1950

La carrière de Bill Durnan dans la LNH n'a duré que sept saisons - toutes avec les Canadiens - entre 1944 et 1950, mais le Torontois a certainement laissé sa marque dans l'histoire de la Ligue.

Durnan, qui a été capitaine de l'équipe pendant la saison 1947-1948, a remporté le trophée Vézina à titre de meilleur gardien de la Ligue six fois, soit une de moins que le meneur de tous les temps à ce chapitre, Jacques Plante. Il a également soulevé la coupe Stanley à deux occasions.

Il se situe au cinquième rang de l'histoire des Canadiens, avec ses 208 victoires, 34 jeux blancs et 22 945 minutes passées entre les poteaux, en 383 matchs de saison régulière. Durnan est également en cinquième place avec 45 présences en séries et 27 victoires, alors qu'il a vu de l'action pendant 2871 minutes.

Nommé au sein de la première équipe d'étoiles de la LNH six fois, Durnam a participé à trois matchs des étoiles. Il a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1964.

Toe Blake

Ailier gauche | #6 | 1935-1948

Toe Blake a gagné 10 coupes Stanley avec les Canadiens - deux comme joueur et huit à titre d'entraîneur - entre 1935 et 1968.

Dans les années 1940, Blake était à l'aile gauche au sein du célèbre trio surnommé «Punch Line», avec Elmer Lach au centre et Maurice Richard à l'aile droite.

Il a aussi reçu le trophée Hart, remis au joueur par excellence de la Ligue, en 1939 et est l'un des deux seuls joueurs de l'histoire de l'équipe à avoir mis la main sur le trophée Lady Byng, remis au joueur ayant démontré le meilleur esprit sportif ainsi qu'une conduite exemplaire, tout en affichant un niveau d'habileté élevé sur la patinoire, en 1946.

Le natif de Victoria Mines, en Ontario, a aussi longtemps été capitaine des Canadiens. Il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey à titre de joueur en 1966.

Elmer Lach

Centre | #16 | 1940-1954

Elmer Lach est surtout reconnu pour avoir été le joueur de centre de la fameuse «Punch Line» dans les années 1940. Il était alors entouré de Toe Blake à sa gauche et de Maurice Richard à sa droite.

Natif de Nokomis, en Saskatchewan, Lach a été couronné meilleur pointeur de la LNH deux fois, en 1944-1945 avec 80 points en 50 matchs et en 1947-1948, avec 61 points en 60 matchs, ce qui lui a conféré le trophée Art Ross. Il a aussi gagné le trophée Hart, remis au joueur par excellence de la LNH en 1945.

Il se classe au 11e rang de tous les temps chez les Canadiens en saison régulière avec 623 points en 664 matchs. Triple vainqueur de la coupe Stanley, Lach a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1966.

Maurice Richard

Ailier droit | #9 | 1942-1960

Maurice Richard aura été l'un des buteurs les plus prolifiques de sa génération. Il est toujours au sommet des marqueurs de l'histoire des Canadiens en saison régulière avec 544, mais aussi en séries éliminatoires avec 82.

Non seulement l'homme qui était surnommé le «Rocket» a été le premier joueur de la LNH à atteindre le plateau des 50 buts en une saison - accomplissant cet exploit en 50 matchs en 1944-1945 -, mais il a également été le premier joueur à franchir le cap des 500 buts, le 19 octobre 1957.

En 18 saisons avec le Tricolore, Richard a aidé son équipe à remporter huit coupes Stanley, dont cinq d'affilée entre 1955 et 1960. Richard a gagné le trophée Hart, remis au joueur par excellence de la LNH, en 1947 et il a été choisi huit fois au sein de la première équipe d'étoiles.

L'ancien capitaine des Canadiens, qui a connu quatre saisons d'au moins 40 buts et qui a établi un record d'équipe avec 26 tours du chapeau, a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1961.

Le trophée Maurice «Rocket» Richard est remis depuis 1999 au meilleur buteur de la saison dans la LNH.

Doug Harvey

Défenseur | #2 | 1947-1961

Doug Harvey a été l'un des meilleurs défenseurs de l'histoire des Canadiens. Il a passé 14 saisons dans l'uniforme tricolore, remportant au passage six coupes Stanley et autant de trophées Norris, remis au meilleur défenseur de la LNH.

Il est d'ailleurs l'un des 12 joueurs à avoir fait partie des cinq formations qui ont gagné la coupe Stanley consécutivement entre 1956 et 1960. Harvey, dont le numéro 2 a été retiré par l'équipe, a amassé un total de 447 points, dont 76 buts, en 890 matchs dans la LNH.

Il était la pierre angulaire d'un jeu de puissance qui inscrivait régulièrement deux buts ou plus lors d'une même supériorité numérique. D'ailleurs, cette unité faisait tellement de ravages qu'elle a forcé la LNH à modifier ses règlements pour que le joueur chassé quitte le banc des punitions dès que l'équipe adverse marque un but.

Le Montréalais a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1973. Il est décédé en 1989 à l'âge de 65 ans.

Jean Béliveau

Centre | #4 | 1950-1971

Jean Béliveau est le joueur qui a porté le «C» du capitaine le plus longtemps dans l'histoire des Canadiens. Il a gravé son nom 17 fois sur la coupe Stanley - 10 comme joueur et sept comme membre de la direction, ce qui est un record de la Ligue encore aujourd'hui.

«Le Gros Bill» se situe au deuxième rang de tous les temps chez les Canadiens en saison régulière avec ses 712 mentions d'aide et ses 1219 points, récoltés en 18 saisons complètes à Montréal. Il occupe le troisième rang des buteurs avec 507 unités et la quatrième place pour les matchs joués, avec 1125. Il est le deuxième joueur de l'histoire à avoir atteint le plateau des 1000 points et le quatrième à avoir marqué 500 buts.

Le natif de Trois-Rivières offrait des performances extraordinaires en séries. Il est le meneur dans l'histoire du Bleu-Blanc-Rouge avec 176 points en 162 rencontres éliminatoires. Au total, il vient au deuxième rang pour les buts (79) et les aides (97). Béliveau, qui a représenté les Canadiens 13 fois au Match des étoiles, a remporté deux trophées Hart (joueur par excellence de la LNH), en 1956 et en 1964, un Art Ross (meilleur pointeur de la LNH) en 1956 et il a été le tout premier récipiendaire du Conn-Smythe, remis au joueur par excellence des séries, en 1965.

Un des ambassadeurs les plus reconnus du hockey et un pilier dans la communauté montréalaise, l'ancien numéro 4 des Canadiens a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1972. La LNH lui a aussi remis le prix « Lifetime Achievement» en 2009.

Bernard Geoffrion

Ailier droit | #5 | 1950-1964

Bernard «Boom Boom» Geoffrion occupe le sixième rang de l'histoire des Canadiens au chapitre des buts marqués. Il en a inscrit 371 au cours de ses 14 saisons dans l'uniforme des Montréalais, entre 1950 et 1964.

Geoffrion a inscrit 30 buts à sa première saison complète avec le Tricolore, ce qui lui a permis de terminer au premier rang de l'équipe dans la colonne des buts, en 1951-1952. Ces performances l'ont mené vers le titre de recrue de l'année, alors qu'il a remporté le trophée Calder cette année-là.

En 1955, il a mis la main sur le trophée Art Ross pour la première fois de sa carrière, menant la ligue avec 38 buts et 75 points en 70 matchs. Il a à nouveau enlevé cet honneur en 1961 - tout comme le trophée Hart à titre de joueur par excellence de la LNH - après avoir connu une saison de 50 buts et 95 points en 64 matchs.

Il est ainsi devenu seulement le deuxième joueur à enfiler au moins 50 buts en une seule saison, après Maurice Richard. Geoffrion est toujours au sixième rang de l'histoire des Canadiens pour les buts en séries éliminatoires, avec 56. Il occupe aussi la septième place pour les mentions d'aide (59) et la huitième pour les points (115).

Le Montréalais d'origine, qui a pris part à 11 matchs des étoiles, a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1972.

Dickie Moore

Ailier gauche | #12 | 1951-1963

Dickie Moore, dont le numéro 12 flotte au plafond du Centre Bell, a passé un total de 12 saisons avec les Canadiens, entre 1951 et 1963.

Au cours de cette période, il a remporté six fois la coupe Stanley et a également gravé son nom sur le trophée Art-Ross, remis au meilleur pointeur de la LNH, deux fois. D'ailleurs, le Montréalais a gagné son premier Art-Ross, en 1958, après avoir joué le dernier mois de la saison avec un poignet dans le plâtre.

Moore, surnommé «Digging Dickie», jouait à l'aile gauche et a inscrit 594 points, dont 254 buts, dans l'uniforme tricolore. Même s'il n'a joué que 654 matchs, il occupe le 13e rang des pointeurs dans l'histoire du club. Miné par des blessures aux genoux, il a décidé d'accrocher ses patins au terme de la campagne 1962-1963.

Moore avait d'autres objectifs professionnels, puisqu'il menait également de front une carrière d'entrepreneur. Il a toutefois effectué un retour au jeu en 1964 avec les Maple Leafs de Toronto et après deux ans loin de la glace, il a joué une saison de plus avec les Blues de St. Louis, en 1967-1968.

Il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1974. Il est décédé le 19 décembre 2015, quelques semaines avant de fêter son 85e anniversaire de naissance.

Jacques Plante

Gardien de but | #1 | 1952-1963

Jacques Plante a mené les Canadiens à six conquêtes de la coupe Stanley en 10 ans dans l'uniforme bleu-blanc-rouge. De ces coupes, cinq ont été remportées consécutivement, entre 1956 et 1960. Il est le gardien qui compte le plus grand nombre de victoires dans l'histoire de l'équipe, avec 314.

Le natif de Notre-Dame-du-Mont-Carmel a également été le joueur le plus occupé à sa position, avec 556 matchs en saison régulière, pour un total de 33 226 minutes devant son filet. Il a aussi signé 58 jeux blancs au cours de sa carrière, ce qui le place au deuxième rang de tous les temps chez les Canadiens. Les statistiques de Plante en séries d'après-saison sont tout aussi impressionnantes.

Il occupe le troisième rang dans l'histoire du Tricolore avec 90 matchs joués et 59 victoires et il partage le premier rang avec Ken Dryden pour les blanchissages, avec 10. Il a remporté le trophée Vézina, remis au meilleur gardien de la LNH, à sept reprises - un record de la Ligue. Il a reçu le trophée Hart, remis au joueur par excellence de la ligue, en 1962 et pris part à huit matchs des étoiles. Plante, qui a aussi porté les couleurs des Blues de St. Louis, des Maple Leafs de Toronto et des Bruins de Boston, a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1978.

Il se classe septième pour les victoires dans l'histoire de la LNH avec un total de 437 et il est cinquième pour les jeux blancs avec 82. C'est à lui que l'on doit le port du masque pour les gardiens de but, puisqu'il a été le premier à le faire, le 1er novembre 1959 face aux Rangers de New York.

Henri Richard

Centre | #16 | 1955-1975

Henri Richard a soulevé la coupe Stanley 11 fois au cours de sa carrière, un fait qu'aucun autre joueur n'a accompli dans l'histoire de la LNH.

Le «Pocket Rocket» a passé toute sa carrière avec les Canadiens, enfilant leur uniforme pendant 20 saisons entre 1955 et 1975. Il a pris part à 1256 matchs de saison régulière avec l'équipe de son patelin, un record.

Ancien capitaine du Tricolore, Richard est également au troisième rang dans l'histoire de l'équipe avec ses 688 mentions d'aide et 1046 points. Il est aussi le huitième meilleur buteur de la formation, ayant fait bouger les cordages 358 fois. Richard était en feu lorsque venait le temps des séries éliminatoires. À preuve, il a enregistré 49 buts et 80 mentions d'aide pour un total de 129 points en 180 rencontres.

Ces statistiques le placent au cinquième rang dans l'histoire de l'équipe en matchs éliminatoires. Richard, qui a participé neuf fois au Match des étoiles et qui a remporté le trophée Bill Masterton en 1974, a fait son entrée au Temple de la renommée en 1979.

Yvan Cournoyer

Ailier droit | #12 | 1963-1979

Yvan Cournoyer a gagné 10 coupes Stanley en 16 saisons dans la LNH, toutes avec les Canadiens.

Le «Roadrunner» vient d'ailleurs au deuxième rang de la Ligue pour le plus grand nombre de coupes Stanley remportées, à égalité avec le grand Jean Béliveau.

Capitaine du Tricolore de 1975 à 1979, Cournoyer occupe le sixième rang des meilleurs pointeurs du club, grâce à une récolte de 863 points en 968 matchs. Il a ajouté 127 points en 147 rencontres éliminatoires.

Cournoyer a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1982 et a vu son numéro 12 être retiré par les Canadiens le 12 novembre 2005, en compagnie d'une autre légende de l'équipe, Dickie Moore.

Serge Savard

Défenseur | #18 | 1966-1981

Serge Savard est l'un des joueurs qui formaient le «Big Three», avec Larry Robinson et Guy Lapointe. Il a remporté huit coupes Stanley au cours de sa carrière de joueur entre les saisons 1967-1968 et 1980-1981. Il a ajouté deux bagues de championnat à sa collection en soulevant la coupe à titre de directeur général en 1986 et en 1993.

Il vient au troisième rang de l'histoire des Canadiens pour le nombre de matchs joués par un défenseur (917), au quatrième rang pour les buts (100), au cinquième rang pour les mentions d'aide (312) et les points (412) et au deuxième rang avec un très impressionnant différentiel de plus-492.

Le natif de Landrienne, en Abitibi, est le premier défenseur de l'histoire à avoir été récipiendaire du Conn Smythe, remis au joueur par excellence des séries. Il a aussi gagné le Bill Masterton en 1979 et a pris part à quatre matchs des étoiles de la LNH. Savard, un ancien capitaine du Tricolore, a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1986.

Tony Esposito

Gardien de but | #30 | 1968-1969

Tony Esposito a amorcé sa carrière dans l'uniforme des Canadiens le 29 novembre 1968, deux mois après avoir signé un contrat à titre de joueur autonome. Il venait ainsi en relève à Rogatien Vachon.

Une semaine plus tard, il obtenait son premier départ contre les Bruins de Boston et son frère Phil. Au total, celui qu'on surnommait Tony «O» a disputé 13 parties avec les Canadiens, présentant une fiche de 5-4-4.

Les Canadiens comptant déjà sur Vachon, Gump Worsley et l'espoir Ken Dryden devant le filet, Esposito a été laissé sans protection au repêchage intraligue de 1969 et a été réclamé par les Blackhawks de Chicago, avec qui il a connu beaucoup de succès.

Il a notamment remporté les trophées Calder et Vézina dès sa première saison.

Il a été intronisé au Temple de la renommée en 1988.

Jacques Lemaire

Centre | #25 | 1967-1979

Jacques Lemaire a fait ses débuts dans la LNH en 1967-1968 et a disputé 12 saisons dans la Ligue, toutes dans l'uniforme tricolore.

«Coco», comme le surnommaient ses coéquipiers, a remporté la coupe Stanley à ses deux premières années et l'a soulevée à six autres reprises. Il a aussi inscrit son nom sur le précieux trophée en 1995, cette fois-ci en tant qu'entraîneur-chef des Devils du New Jersey.

Deuxième meilleur pointeur dans l'histoire du Tricolore en séries éliminatoires (145MJ-61B-78A-139PTS), Lemaire a également connu du succès en saison régulière, inscrivant au moins 20 buts à chacune de ses campagnes, pour un total de 835 points en 853 matchs.

Il a notamment inscrit 44 buts en 1972-1973, sa meilleure saison offensive, qu'il a terminée avec 95 points.

Jacques Lemaire a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1984.

Ken Dryden

Gardien de but | #29 | 1970-1979

Ken Dryden est sans contredit un des meilleurs gardiens de l'histoire. Il a fait ses débuts avec les Canadiens à la toute fin de la saison 1971, détrônant Rogatien Vachon de son poste de numéro un.

Quelques semaines plus tard, il soulevait sa première coupe Stanley. Dryden aura finalement remporté six coupes Stanley en huit saisons - il a raté la campagne 1973-1974 en raison d'un conflit contractuel - ce qui lui confère une excellente moyenne à ce chapitre. Il a terminé sa carrière avec une fiche de 258-57-74, 46 jeux blancs et une moyenne de 2,24 en saison régulière.

Des trophées, il en a eu à la tonne. Outre ses six coupes, sa quincaillerie compte un Conn-Smythe (joueur par excellence des séries) et cinq Vézina (gardien de but par excellence). Il a également remporté il a remporté le trophée Calder, remis à la meilleure recrue… un an après avoir gagné sa première coupe Stanley. Il était encore considéré comme une recrue puisqu'il n'avait disputé que six matchs avant le début des séries à son arrivée.

Difficile aussi de passer sous silence sa légendaire posture devant le filet du Tricolore. Chaque fois que le jeu se déroulait à l'autre bout de la patinoire, il était debout, le menton appuyé sur ses bras croisés sur le bout de son bâton.

Guy Lafleur

Ailier droit | #10 | 1971-1985

Depuis sa sélection au tout premier rang du repêchage amateur en 1971, Guy Lafleur est progressivement devenu l'un des joueurs les plus populaires et dominants de l'histoire des Canadiens.

Celui qu'on surnommait «Flower» ou le «Démon blond» a été la pierre angulaire des puissantes formations du Tricolore des années 1970. Il a mené son équipe à cinq conquêtes de la coupe Stanley.

L'un des attaquants les plus électrisants de son époque, Lafleur a inscrit 518 buts en saison régulière, ce qui lui vaut le deuxième rang derrière les 544 de Maurice Richard. Ses 728 mentions d'aide et ses 1246 points obtenus lors du calendrier régulier sont des sommets dans l'histoire des Canadiens.

Au cours de ses 14 saisons à Montréal, le natif de Thurso a également ajouté à son palmarès deux trophées Hart, trois Art-Ross, un Conn-Smythe et trois Lester-B. Pearson. Peu de temps après le début de la saison 1984-1985, Lafleur a pris le monde du hockey par surprise en annonçant sa retraite.

Trois ans après que le Tricolore eut retiré à jamais son célèbre numéro 10, Lafleur a été élu au Temple de la renommée du hockey. Il a effectué un retour la saison suivante, portant les couleurs des Rangers de New York puis des Nordiques de Québec jusqu'en 1990-1991.

Frank Mahovlich

Ailier gauche | #27 | 1970-1974

C'est à Montréal que Frank Mahovlich a terminé sa brillante carrière dans la LNH. Lorsqu'il est arrivé à Montréal, au milieu de la saison 1970-1971, il avait déjà 15 campagnes derrière la cravate, avec les Maple Leafs de Toronto et les Red Wings de Detroit.

À sa première saison dans la LNH, en 1957-1958, il a mis la main sur le trophée Calder, remis à la recrue par excellence. Il avait alors devancé la jeune vedette des Blackhawks de Chicago Bobby Hull.

L'Ontarien, né en 1938, a remporté la coupe Stanley à sa première année avec le Tricolore et il a récidivé deux ans plus tard.

Le «Grand M» a conclu son séjour dans la LNH en force, avec des saisons de 96, 83 et 80 points. Il a terminé sa carrière de hockey professionnel en jouant quatre ans dans la WHA. En 1181 matchs dans la LNH, il a marqué 533 buts et ajouté 570 mentions d'aide pour un total de 1103 points.

Larry Robinson

Défenseur | #19 | 1972-1989

Larry Robinson a réécrit des pages et des pages du livre des records des Canadiens, avec qui il a passé 17 saisons à la ligne bleue.

Celui qui était surnommé «Big Bird» en raison de sa chevelure faisait partie du célèbre «Big Three», en compagnie de Serge Savard et de Guy Lapointe. Robinson avait décidé d'annoncer sa retraite après la saison 1988-1989, après avoir disputé 1202 matchs dans l'uniforme bleu-blanc-rouge (197B-686A) et remporté six coupes Stanley, trois trophées Norris (meilleur défenseur) et un Conn-Smythe (joueur par excellence des séries). Sauf qu'il a finalement décidé de continuer trois ans de plus avec les Kings de Los Angeles.

Il est par la suite devenu entraîneur et il a ajouté une autre coupe Stanley à sa collection, en 2000, alors qu'il était derrière le banc des Devils du New Jersey. Il occupe encore aujourd'hui le premier rang des pointeurs (883 points) chez les défenseurs du Tricolore et le cinquième parmi tous les patineurs qui ont porté cet uniforme.

Chez les arrières dans l'histoire de l'équipe, il est au sommet pour les buts (197), les buts gagnants (28), les buts en avantage numérique (65), les mentions d'aide (686), les matchs joués (1202) et le différentiel (plus-700).

Il a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 1995 et les Canadiens ont retiré son numéro 19 en 2007.

Bob Gainey

Ailier gauche | #23 | 1973-1989

Bob Gainey a disputé 16 saisons dans la LNH, toutes avec les Canadiens, remportant au passage cinq coupes Stanley, quatre trophées Frank-J.-Selke et un trophée Conn-Smythe.

Reconnu comme étant l'un des meilleurs joueurs défensifs de l'histoire du club, Gainey a tout de même inscrit 501 points (239B-262A), en 1160 matchs.

Il a été capitaine du Tricolore de 1982 à 1989, succédant à Serge Savard. Gainey est devenu le 14e immortel du club lorsque son chandail numéro 23 a été retiré le 23 février 2008.

Il a effectué un retour avec l'équipe à titre de directeur général du club en 2003 et s'est retrouvé derrière le banc à deux reprises, soit lors des saisons 2005-2006 et 2008-2009.

Chris Chelios

Défenseur | #24 | 1983-1990

Chris Chelios, qui a accroché ses patins en 2010 à l'âge de 48 ans, vient au sixième rang de la LNH pour le nombre de matchs joués, avec 1651, et au deuxième chez les défenseurs, derrière Gordie Howe (1767).

Repêché en 1981, le défenseur américain a disputé ses sept premières saisons à Montréal, où il a remporté la coupe Stanley en 1986.

En 402 rencontres avec le Tricolore, le défenseur a inscrit 72 buts et récolté 237 mentions d'aide, pour un total de 309 points. Il a en outre écopé de 783 minutes de pénalité. Chelios a remporté le trophée James-Norris, remis au meilleur défenseur de la Ligue, au terme de la saison 1988-1989.

Patrick Roy

Gardien de but | #33 | 1984-1995

Patrick Roy a remporté deux de ses quatre coupes Stanley dans l'uniforme des Canadiens, soulevant le trophée tant convoité à la fin des saisons 1985-1986 et 1992-1993. Roy n'était âgé que de 20 ans lors de sa première conquête et il est devenu le plus jeune joueur de l'histoire à remporter le trophée Conn Smythe à titre de joueur par excellence des séries.

Sept ans plus tard, le natif de Québec a mené les Canadiens vers le 24e titre de leur histoire, avec notamment 10 victoires en prolongation. Roy se situe au deuxième rang dans l'histoire des Canadiens pour le nombre de matchs joués (551) en saison régulière et aussi au deuxième rang avec 289 victoires et 31 918 minutes jouées.

Ses 1029 rencontres disputées avec les Canadiens et l'Avalanche du Colorado le placent au deuxième rang de l'histoire de la LNH, derrière Martin Brodeur. C'est aussi le cas pour ses 551 victoires. Ses 247 matchs joués en séries éliminatoires sont plus que n'importe quel autre gardien dans l'histoire de la LNH, tout comme ses 151 victoires en rencontres d'après-saison.

Seul joueur à avoir remporté le trophée Conn Smythe à trois reprises, Roy a aussi ajouté à sa collection trois trophées Vézina et cinq William M. Jennings, remis au(x) gardien(s) qui a(ont) joué au moins 25 matchs au sein de l'équipe qui a accordé le moins de buts au cours d'une saison.

Le Québécois a participé 11 fois au Match des étoiles et a été intronisé au Temple de la renommée du hockey en 2006.

Denis Savard

Centre | #18 | 1990-1993

Denis Savard a peut-être passé la majeure partie de sa carrière avec les Blackhawks de Chicago, mais c'est à Montréal qu'il a remporté sa seule coupe Stanley, en 1993.

Savard a joué durant trois saisons à Montréal après avoir été acquis des Blackhawks en juin 1990 dans une transaction qui a envoyé Chris Chelios dans la Ville des vents.

Le natif de Pointe Gatineau a disputé 1196 matchs dans la LNH en saison régulière - ce qui comprend aussi un séjour avec le Lightning de Tampa Bay - récoltant 473 buts et 865 mentions d'aide pour un total de 1338 points.

Encore aujourd'hui, il est l'un des joueurs les plus productifs de l'histoire des Blackhawks, occupant le quatrième rang pour les buts (377), le deuxième rang pour les aides (719) et le troisième rang pour les points (1096). Savard a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey en 2000.