Le rêve d’Emma Lamontagne est devenu réalité.
L’artiste a vécu un moment spécial pendant le tournage de son dernier vidéoclip sur la glace du Centre Canadian Tire. Avant de débuter le tournage, il y a toutefois eu une conversation importante sur le chandail qu’elle devait porter.
« Nous nous demandions si nous allions porter un chandail sans numéro ou celui d’un joueur actuel, explique-t-elle au téléphone. Nous avons fini par choisir un joueur allemand en raison de mes origines. »
Puisqu’elle est moitié allemande, elle a choisi de porter le numéro 18.
Originaire de Kingston, la chanteuse, compositrice, guitariste et productrice est sur le point de sortir un tout nouveau microalbum dans lequel on retrouve la chanson « Cut the Brakes », dont le vidéoclip a été tourné au Centre Canadian Tire. En choisissant de lier sa passion pour les Sénateurs à ses racines et à son héritage, elle façonne son identité dans le monde musical.
« Je ne regarde pas de documentaires musicaux pour me motiver dans ma carrière, je regarde des documentaires sportifs, raconte Lamontagne. Pour moi, c’est une question d’état d’esprit. J’aime voir comment le cerveau est constamment en mode préparation et en mode stratégie pour tenter de résoudre des problèmes et essayer de trouver un équilibre entre le dépassement de soi et la prévention des blessures. Les athlètes doivent constamment se battre pour être les porte-paroles d’une organisation et de leur sport tout en se rappelant qu’ils ont aussi une vie à l’extérieur de la patinoire. J’ai toujours été fascinée par la façon dont les athlètes travaillent ».
Ayant pratiqué le badminton, la natation et le basketball de compétition pendant son enfance, Lamontagne tire aussi sa motivation de ses parents.
« Ils ont su encourager mon frère et moi dans des activités et des apprentissages autonomes, relate-t-elle. Nous sommes tous les deux très indépendants. J’ai simplement trouvé un but qui me donne envie de puiser dans cette énergie que j’ai toujours eue, et la musique joue un rôle important pour moi ».
Elle mentionne aussi la reconnaissance et la validation qui découlent de la musique qu’elle crée.
« Il n’y a pas de sentiment comparable à celui que j’éprouve quand je termine une chanson, que je vois une personne en larmes et que je sais que j’ai eu une incidence sur elle en lui permettant de vivre une émotion qu’elle ne s’était jamais permis de ressentir auparavant. Voir les gens vivre un moment intense et laisser tomber toutes nos différences pour vivre cet instant tous ensemble ».
Ces moments sont semblables à ceux que Lamontagne a vécus au moment de déménager à Ottawa en 2013 alors qu’elle a découvert le hockey des Sénateurs en venant assister aux matchs avec son père. Elle n’avait jamais vécu dans une ville où il y avait une équipe de la LNH et elle est immédiatement tombée en amour avec le jeu, les partisans et l’énergie.
« Ce n’est pas une passion qui m’a été transmise par ma famille, c’était plutôt moi qui me suis affirmée comme partisane des Sénateurs d’Ottawa, explique-t-elle. Avec l’atmosphère qui règne parmi les partisans, j’ai eu l’impression de faire partie de quelque chose. Ce qui se rapproche le plus de ce que la musique fait pour moi, c’est le sport, et plus particulièrement les Sénateurs d’Ottawa. Quelle autre équipe de la ligue est éliminée des séries éliminatoires et reçoit une ovation de 20 minutes? C’est l’énergie que nous avons dans cette ville pour cette équipe. Il m’a semblé tout à fait naturel de vouloir encourager ce groupe de joueurs ».
Elle a eu un coup de cœur particulier quand elle a eu l’occasion d’assister à un match en étant assise dans la première rangée, tout juste à côté du banc des Sénateurs.
« J’ai pu m’asseoir là et observer toutes les stratégies de jeu, et c’est là que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la façon dont ce sport fonctionne, raconte Lamontagne. Quand je comprends comment quelque chose fonctionne, j’en tombe amoureuse. Le fait d’avoir vécu cela si tôt, d’avoir pu voir de près les tableaux que les entraîneurs utilisent, toutes les discussions pendant les pauses publicitaires, cela a complètement changé ma vie ».



















