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Les Blue Jackets se voyaient partis pour la gloire

« Nous y avons toujours cru », affirme le défenseur David Savard

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

COLUMBUS - À chaud, après l'élimination des Blue Jackets de Columbus lundi, l'entraîneur John Tortorella ne voulait rien savoir du mot « accomplissement ».

« N'allez pas là, n'allez pas là avec moi », a-t-il interrompu le journaliste qui lui posait la question. « Je n'écouterai pas cette "connerie" au sujet d'un accomplissement de notre part. Je ne veux rien entendre. »

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C'était la première fois de leur histoire que les Blue Jackets se rendaient aussi loin en séries éliminatoires. La déception n'en était pas moins forte, au contraire. 

Les Blue Jackets se voyaient partis pour la gloire après avoir écarté de leur chemin les champions de la LNH en saison régulière d'entrée de jeu et pris l'initiative 2-1 dans la série de deuxième tour contre les Bruins de Boston.

Puis, le château de cartes s'est effondré. C'est comme un sentiment de rêve inachevé qui animait les joueurs à l'issue de la défaite de 3-0 que les Bruins leur ont infligée dans le match no 6.

« Nous y avons toujours cru, a déclaré le défenseur David Savard. C'est ce qui faisait la force de notre groupe. Tout le monde poussait dans la même direction, chacun acceptant son rôle. Le déblocage est survenu avec une dizaine de matchs à jouer en saison régulière. »

Les Blue Jackets se sont soudés au bon moment, contre les vents et les marées qui ont balayé l'organisation pendant toute la saison. 

Le futur au sein de l'organisation de l'attaquant vedette Artemi Panarin et du gardien Sergei Bobrovsky a été une source de distractions par moments.

« Ça n'a pas été une saison facile, a avoué Savard. Nous avons eu à gérer des situations inhabituelles, mais nous sommes devenus un groupe tissé serré. Tout le monde a embarqué dans le projet des dirigeants et du personnel d'entraîneurs. Ç'a été la clé de notre succès.

« Nous avions une bonne équipe, a-t-il continué, et nous étions prêts à relever n'importe quel défi en séries en sachant que ce serait des défis de taille, surtout contre le Lightning de Tampa Bay pour commencer. La série face aux Bruins a été difficile, mais plusieurs matchs auraient pu aller d'un bord ou de l'autre. »

Contrairement à Tortorella, Savard a accepté de parler des retombées positives du parcours de l'équipe.

« C'est énorme pour l'organisation, a avancé Savard qui est un vétéran de huit saisons chez les Blue Jackets. Ça fait longtemps que les partisans attendaient ça, une équipe qui passe le premier tour. Dès la première année que j'ai participé aux séries avec l'équipe, j'ai vu le 'buzz' qu'il y avait en ville. Le 'buzz' était encore plus fort cette année. 

« Nous, les joueurs, on se voyait aller plus loin. »

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C'était une occasion inespérée pour les Blue Jackets qui ont mis le paquet afin d'améliorer l'équipe avant le dernier droit de la saison. En plus de garder Panarin et Bobrovsky avec eux, ils ont fait l'acquisition à la date limite des transactions du joueur de centre Matt Duchene et de l'ailier Ryan Dzingel des Sénateurs d'Ottawa, ainsi que du défenseur Adam McQuaid des Bruins de Boston. Ils pourraient perdre les services des cinq éléments sur le marché des joueurs autonomes sans compensation.

Tout de suite après l'élimination de l'équipe lundi, Panarin et Bobrovsky n'ont pas voulu alimenter les rumeurs qui circulent depuis plusieurs mois à leur endroit.

« Personne ne sait (si je vais rester) », a indiqué Panarin entre deux haussements d'épaules.

« Nous espérons tous qu'il y en a qui vont rester, a soumis Savard. Ils savent que Columbus est une bonne ville de hockey. Ils ont vu l'atmosphère qui a régné en ville et dans l'amphithéâtre en séries. »

Beau joueur, le directeur général des Blue Jackets Jarmo Kekalainen s'est rendu près du vestiaire des Bruins peu de temps après le son final de la sirène afin de féliciter son homologue des Bruins Don Sweeney. Les deux hommes ont discuté pendant environ une minute avant de se serrer la pince.

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