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Phil Kessel n'hésite pas à faire sentir sa présence

L'attaquant des Penguins a fait connaître son mécontentement avant d'inscrire le but gagnant lundi

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

PITTSBURGH - L'attaquant des Penguins de Pittsburgh Chris Kunitz a affirmé ne plus se souvenir de ce que Phil Kessel a dit lorsqu'il est revenu au banc en criant au deuxième engagement. Mais Kunitz était assis juste à côté de Kessel. Il a même ri alors qu'il prenait une gorgée d'eau.

Comment ne peut-il pas se rappeler de quelque chose d'apparemment assez drôle?

« Je ne porte pas vraiment attention », a dit Kunitz en souriant.

Pourquoi pas?

« Phil crie toujours », a-t-il lancé en riant.

Kessel a certainement crié lors du match no 2 de la finale de l'Association de l'Est au PPG Paints Arena lundi. Il a aussi été le seul à marquer. 

Le but de Kessel, son sixième des séries mais seulement son deuxième à ses sept derniers matchs, avec 6:55 à faire au troisième engagement a fait la différence dans une victoire de 1-0 contre les Sénateurs d'Ottawa.

« Nous aurions pu en avoir quelques autres, mais c'est un bon gardien, a dit Kessel à propos de Craig Anderson, qui a réalisé 28 arrêts. Il faut trouver le moyen de marquer contre lui et nous l'avons fait. »

Grâce aux 23 arrêts de Marc-André Fleury, la série est maintenant égale 1-1.

Le troisième match aura lieu au Centre Canadian Tire mercredi, et on peut gager que Kessel criera à nouveau en rentrant au banc. 

« Il me dit qu'il est engagé dans le match, c'est ce que j'aime à propos de lui, a déclaré l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan. Il est toujours comme ça. »

Les caméras ont montré Kessel en train de crier à plusieurs reprises au cours du deuxième match, dont en deuxième période alors qu'il semblait indiquer à l'entraîneur-adjoint Rick Tocchet que les Penguins devaient bouger la rondelle.
Il gesticulait afin de faire comprendre son point.

« Il est l'un de ces gars qui pense qu'ils sont toujours démarqués, a expliqué Kunitz. Il faut communiquer les uns avec les autres et pour certains gars, c'est la manière de ventiler et de se préparer pour la prochaine présence. »

Les caméras ne captent pas toujours Kessel sur le fait, mais c'est de la routine pour ses coéquipiers, surtout avec Tocchet.

« Ils ont cette relation enflammée quand ils parlent de ce qui se passe sur la patinoire, a commenté Kunitz. Ça fonctionne bien. Ça lui permet d'être dans le match. Ça lui permet de voir d'autres aspects du match. C'est pourquoi Phil veut toujours la rondelle. C'est pourquoi il est un joueur élite dans cette ligue. »

Les Penguins, surtout Tocchet et Sullivan, n'ont aucun problème avec ce qu'on peut appeler le mode de communication de Kessel. Sullivan surnomme ces épisodes de « débat d'hommes » sur le banc. Il affirme qu'ils oublient rapidement, à moins que ça devienne une distraction. Si c'est le cas, la conversation le lendemain est garantie.

Et n'allez pas croire qu'il s'agit d'un monologue. Sullivan a indiqué plus tôt au cours de ces séries que lui et Kessel avaient eu plusieurs discussions animées.

« Phil est un joueur émotif donc quand il revient au banc, qu'il voulait une passe et qu'il ne l'a pas obtenue, il le laisse savoir au gars, a ajouté Sullivan. Je n'ai aucun problème avec ça. Je ne crois pas que l'équipe en ait un. Je pense que c'est la manière dont nous faisons des progrès, dont nous nous regroupons en équipe. »

« Notre personnel, nous aimons l'énergie au banc, a-t-il poursuivi. J'aime mieux avoir des gars qui veulent gagner, qui sont émotifs et qui ont une personnalité qu'un groupe de gars calme dont il faut vérifier le pouls. »

Plusieurs joueurs ont affirmé avoir été l'objet des critiques de Kessel et aucun d'entre eux n'a été offensé.

« Je suis sûr qu'il a crié après moi à un certain point, a commenté le défenseur Ron Hainsey. Il voulait la rondelle, je pense. On ne peut pas l'entendre. »

« Il m'a probablement visé à quelques occasions, a indiqué l'attaquant Scott Wilson. Mais c'est le genre de choses dont on peut rire après le match. »

Cullen a rappelé que Kessel était impliqué dans le match quand il se mettait à crier.

« Il est parfois frustré et il n'a pas peur de le laisser savoir, a dit Cullen. Quand il joue avec cette frustration et qu'il se fâche, il est assez difficile à arrêter. »

Il a été impossible à arrêter sur son but.

Kessel n'hésite pas à faire sentir sa présence au banc. Et apparemment, il joue mieux et ses coéquipiers semblent l'apprécier.

« Je pense que nos joueurs ont un regain d'énergie grâce à lui », a dit Sullivan.

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