Zach Hyman 1.5

Zach Hyman assure que la motivation ne manque pas pour vaincre les Maple Leafs de Toronto, mercredi, malgré les liens d'amitié qui le lient encore à plusieurs joueurs de cette équipe.

« Tu ne veux jamais perdre contre ton ancienne équipe », a lancé l'attaquant des Oilers d'Edmonton lundi. « Je veux évidemment les vaincre.
« Tout ce que je peux dire, c'est qu'après avoir joué aussi longtemps avec une seule équipe, ce sera assurément bizarre. »
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Quand les Maple Leafs vont accueillir les Oilers, mercredi (19 h HE; SN, TVAS, ESPN+, NHL LIVE), ce sera la première fois que l'attaquant de 29 ans se mesurera à son ancienne équipe depuis qu'il a signé un contrat de sept ans d'une valeur de 38,5 millions $ avec Edmonton le 28 juillet.
Hyman a passé les six premières saisons de sa carrière dans la LNH (2015 à 2021) avec les Maple Leafs et il a récolté 185 points (86 buts, 99 passes) en 345 matchs avec l'équipe de sa ville natale. Toronto souhaitait conserver ses services, mais l'équipe ne bénéficiait pas de la flexibilité nécessaire sous le plafond salarial.
Hyman a raté le premier duel entre les deux équipes, le 14 décembre, en raison d'une blessure à l'épaule.
« Je me sens bien maintenant, a-t-il indiqué. Je dois me préparer à nouveau à les affronter pour la première fois. »
Ce sera un match important pour les Oilers (18-13-2), qui ont perdu quatre matchs de suite (0-2-2) et qui n'ont pas gagné depuis le 16 décembre après avoir vu quatre de leurs matchs être reportés en raison de la COVID-19. La pandémie a limité les Maple Leafs à un seul match depuis le 14 décembre.
Le retour d'Hyman à Toronto sera un peu plus terne que prévu puisque seulement 1000 personnes pourront assister à la rencontre à la suite des restrictions imposées par le gouvernement ontarien.
« Ce sera différent puisqu'il n'y aura presque personne, mais il y aura quand même beaucoup de souvenirs dans ma tête, a-t-il commenté. C'est ma ville natale. J'ai grandi en rêvant de jouer pour les Maple Leafs et j'ai réalisé mon rêve. »
En évoluant principalement sur le même trio que le capitaine des Oilers Connor McDavid, il a amassé 20 points (11 buts, neuf aides) en 30 rencontres et il a fait de l'avant du filet adverse son endroit de prédilection. Il se considère chanceux d'avoir pu jouer avec deux des meilleurs joueurs de la planète en McDavid et Auston Matthews, son principal compagnon de trio à Toronto.

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« C'est génial, a-t-il dit. Je suis chanceux d'avoir eu la chance de jouer avec ces deux gars-là. Peu de joueurs peuvent dire la même chose, et c'est vraiment le fun. Et oui, ils sont des joueurs uniques qui vont marquer leur génération. »
Hyman a pris quelques minutes de son temps pour une entrevue avec LNH.com dans laquelle il discute de son ancienne équipe, des différences dans le jeu de McDavid et de Matthews ainsi que de ses années à Toronto.
Tu avais dit que ta femme Alannah avait entouré la date du 14 décembre sur le calendrier, mais tu t'es blessé quelques jours avant la rencontre et tu n'as pas pu jouer. Peux-tu décrire les émotions que tu as ressenties?
« Ce n'était pas un bon timing, n'est-ce pas? Ça m'a déçu d'être tenu à l'écart et d'avoir dû jouer les spectateurs pour ce match. Je me sens mieux et je suis excité pour le match. »
Auras-tu des papillons dans l'estomac?
« J'en suis convaincu. J'affronterai des gars qui étaient mes coéquipiers, il y a six mois. »
As-tu gardé contact avec tes coéquipiers des Maple Leafs? Si oui, avec qui parles-tu le plus souvent?
« Oui, je leur parle très souvent. Je dirais que [Jason Spezza] est celui à qui je parle le plus. On échange sur le hockey et sur nos vies, des choses comme ça. »
Qu'as-tu remarqué de ton ancienne équipe cette saison?
« Ils ont connu un lent départ, et la pression s'est fait sentir, ce qui est habituellement le cas là-bas. Mais ils ont vraiment renversé la vapeur et ils forment l'une des meilleures équipes de la Ligue, donc ce sera un véritable défi pour nous. »
Quels sont tes souvenirs de ton passage à Toronto et au sein de l'organisation des Maple Leafs?
« Je suis très reconnaissant. Ils m'ont donné une chance de commencer quelque part et de le faire dans ma ville natale. C'était bien sûr un rêve de petit garçon et celui de tous mes amis. C'était spécial, et mes années là-bas ont été parmi les beaux moments de ma vie. Maintenant, je passe au chapitre suivant, et Edmonton est un endroit génial où jouer. »
Tu as eu la chance d'être le compagnon de trio de McDavid à Edmonton et celui de Matthews à Toronto. Peux-tu identifier les similitudes et les différences dans leur jeu respectif?
« Les deux appartiennent à l'élite, mais ils sont également très différents. Auston utilise beaucoup son lancer. Il peut dégainer de tellement de façons différentes, que la rondelle soit entre ses patins ou un peu trop loin devant lui. Il a un talent unique pour décocher des tirs sur les passes qui se rendent à lui. Il est l'un des meilleurs de la Ligue pour décocher des tirs sur réception peu importe où tu lui places la rondelle. Il est donc un tireur de premier plan qui excelle dans tous ces aspects. Il est un dynamique joueur de centre capable de décocher de n'importe quel angle. Et puis il y a Connor. Il est un joueur qui aime passer, mais qui peut marquer des buts, et surtout, il est capable de se créer tellement d'occasions de marquer par lui-même. Il peut déjouer des joueurs à 1-contre-1, 1-contre-2 et 1-contre-3, peu importe la situation, et sa vitesse lui permet de générer énormément d'offensive. Ils sont uniques et différents, mais ils sont tous les deux des joueurs très spéciaux. »
As-tu vécu l'un de ces moments où tu es tout simplement émerveillé par Connor et où tu te dis : « vient-il vraiment de réussir à faire ça? Est-ce que ça vient vraiment de se produire? »
« Son but le mois dernier (5 novembre), quand il a déjoué toute l'équipe des Rangers de New York, en était un. Il y a aussi tout ce qui entourait ce match. C'était la soirée du retrait du chandail de Kevin Lowe, nous tirions de l'arrière et il est parvenu à faire un jeu de la sorte. Au banc, tous les gars se regardaient, et on se disait que seulement lui pouvait arriver à marquer comme ça. À 1-contre-4 dans un moment important pour créer l'égalité. C'était assez fou. »

NYR@EDM: McDavid se donne en spectacle

À l'époque à laquelle tu jouais pour les Leafs, Connor a marqué un but spectaculaire en traversant la patinoire d'un bout à l'autre et en déjouant Morgan Rielly.
« C'est le même genre de but. J'étais sur le banc et je me suis dit : ''OK, c'était assez fou ça.'' »
Comment les classerais-tu?
« Je pense que son but contre les Rangers cette année était le plus beau que j'ai vu. Ça égalait la marque en plus. »
Est-ce qu'il réussit des trucs similaires à l'entraînement?
« Lors de la saison estivale, il a une coche de plus que tout le monde. Il est à une vitesse supérieure et il nous impressionne avec tout ce qu'il fait. »
Tu t'entraînes avec Connor et le préparateur Gary Roberts durant l'été. Combien de temps ç'a pris pour développer une chimie avec lui?
« Plus tu joues avec quelqu'un, plus tu reconnais ses tendances et ce qu'il aime faire. C'est un joueur tellement unique. Quand tu as la rondelle et que tu tentes de lui refiler, tu peux la placer à des endroits impensables, et il va réussir à la capter. Il faut penser autrement avec lui. Et quand il a la rondelle, c'est assez simple. Je dois me tenir prêt et trouver un espace libre. »