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Entre les poteaux : Le portrait type du gardien de la LNH a changé

Notre chroniqueur Mathieu Garon dresse un survol des différentes caractéristiques des gardiens de la ligue

par Mathieu Garon @OuiOui_32 / Chroniqueur LNH.com

Mathieu Garon a disputé 12 saisons dans la LNH et signé 144 victoires en 341 matchs. Il a porté les couleurs des Canadiens de Montréal, des Kings de Los Angeles, des Oilers d'Edmonton, des Penguins de Pittsburgh, des Blue Jackets de Columbus et du Lightning de Tampa Bay. Mathieu a accepté de collaborer avec l'équipe de LNH.com chaque semaine pour nous faire découvrir l'univers des gardiens de la LNH.

Si les statistiques des gardiens dont on parle le plus souvent sont leur moyenne de buts alloués et leur pourcentage d'arrêts, il reste plusieurs caractéristiques dont on parle moins souvent et qui peuvent être intéressantes lorsqu'on cherche à cerner un homme masqué.

Le portrait type des cerbères de la LNH a bien changé au fil des ans. Voici un portrait de la situation des gardiens à travers la ligue en ce moment.

Chérie, j'ai gonflé les gardiens

Le gabarit des gardiens a beaucoup changé depuis les années 1990. Les petits formats ont tranquillement déserté le demi-cercle des buts. 

Les John Vanbiesbrouck (5 pieds 8 pouces) et Andy Moog (5 pieds 9 pouces) ont été remplacés par des colosses. À mon premier camp avec les Canadiens en 1996, on me qualifiait de grand gardien du haut de mes 6 pieds 2 pouces, alors que Jocelyn Thibault et José Théodore mesuraient 5 pieds 11 pouces. 

Par contre, lors de ma dernière saison à Tampa, les deux géants avec qui j'évoluais (Anders Lindback, 6 pieds 6 pouces, et Ben Bishop, 6 pieds 7 pouces) reflétaient clairement la nouvelle réalité de la LNH.

Video: COL@DAL: Bishop vole Jost avec la lame du patin

C'est très compréhensible, car de nos jours, les gardiens sont de meilleurs athlètes, et si on peut compter sur un grand gardien qui bouge bien et se positionne parfaitement par rapport à la rondelle, les chances de faire l'arrêt sont meilleures. 

Les gros gardiens peuvent se permettre de jouer plus profondément dans leur demi-cercle et ont moins à se déplacer pour effectuer leurs arrêts. Quand on est plus petit, on doit être agressif et compenser en jouant plus haut dans l'espace réservé aux gardiens. Ainsi, la poussée latérale doit être plus longue pour arriver au même résultat.

Aucune équipe n'a poussé ce concept à l'extrême autant que les Canucks de Vancouver avec leur duo de gardiens mesurant tous deux 6 pieds 6 pouces (Jacob Markstrom et Anders Nilsson). 

Il n'y a plus que trois portiers qui mesurent moins de 6 pieds qui ont disputé au moins un match dans la Ligue nationale cette saison : Jaroslav Halak, Anton Khudobin et Juuse Saros. La moyenne de poids et grandeur des gardiens de la ligue sont d'un peu plus de 6 pieds 2 pouces et 202 livres, soit environ le gabarit de Jake Allen avec les Blues de St. Louis.

Le doyen Luongo

L'âge moyen des 62 gardiens présentement actifs dans la ligue est de 28 ans, et avec ses 38 ans, c'est sans aucune surprise Roberto Luongo qui est le plus âgé de cette confrérie. 

Il domine les gardiens actifs au chapitre des matchs joués (981), des victoires (459) et des blanchissages (74). Avec son coéquipier des Panthers de la Floride James Reimer, il forme le duo le plus vieux du circuit. 

Les Penguins misent de leur côté sur le plus jeune tandem de la LNH avec Matt Murray (23 ans) et Tristan Jarry (22 ans), quoique ce dernier semble avoir été devancé par Casey DeSmith (26 ans) dans la hiérarchie de l'équipe.

Du côté de la mitaine

Avec Charlie Lindgren des Canadiens de Montréal qui évolue dans la Ligue américaine de hockey en ce moment, Louis Domingue du Lightning de Tampa Bay et Steve Mason des Jets de Winnipeg sont les seuls gardiens de la LNH qui captent la rondelle avec leur main droite.

Video: ARI@NYI: Domingue dit non à Boychuk

Sans être un avantage pour le gardien, les joueurs peuvent parfois être confus lorsqu'ils tirent face à un gardien qui attrape de la droite. 

Il m'est arrivé à deux reprises au cours de ma carrière de former un duo de gardiens « patte gauche », soit à Montréal avec Théodore et à Columbus avec Mason. Mais je me souviendrai toujours de l'un de mes premiers camps avec le CH, alors que quatre des cinq gardiens au camp tenaient leur bâton avec leur main gauche (Théodore, Pat Jablonski, Tomas Vokoun et moi).

Les Québécois en baisse, les Européens en hausse

Des gardiens originaires de dix pays ont disputé au moins un match dans la LNH cette saison. Sans surprise, le Canada (34) et les États-Unis (16) comptent le plus grand nombre de représentants. Par contre seulement cinq Québécois ont un emploi dans la grande ligue en ce moment. C'est bien peu quand on compare à la vingtaine d'entre eux présents au début du millénaire. 

Le nombre de gardiens européens a quant à lui explosé depuis le début des années 2000. Si on comptait seulement une poignée de gardiens provenant du vieux continent en 2000-01, on compte cette saison sept gardiens finlandais avec au moins 10 matchs de joués, quatre gardiens russes et cinq suédois.

Si l'on analyse le style des gardiens selon leur pays, les Russes sont généralement plus explosifs et acrobatiques, alors que les Canadiens et les Américains sont un peu plus calmes et en contrôle. Ce n'est toutefois pas une science exacte, et il y a toujours des exceptions.

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