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ELMONT, NEW YORK – À pareille date l’an dernier, Matthew Schaefer était encore dans le doute.

« Je ne savais pas si j’allais réussir à me tailler un poste. Je me demandais si j’allais faire la navette entre la Ligue américaine et la Ligue nationale », s’est-il souvenu, samedi matin, en entrevue avec LNH.com.

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Un an plus tard, le jeune défenseur des Islanders de New York était le plus acclamé lors de la présentation de l’édition 2026-27 de la formation new-yorkaise. À sa première présence sur la glace, les partisans ont entonné un « Mat-thew Schae-fer… Mat-thew Schae-fer » bien senti pour saluer son retour au UBS Arena.

Sa popularité ne se dément pas. Un rapide coup d’œil dans les gradins le confirme – son chandail no 48 est partout.

« Les gens sont passionnés, ils viennent à l’aréna et ils sont derrière nous, a ajouté le favori de la foule. Ils nous aiment pour le meilleur et pour le pire. Ils veulent qu’on gagne, et c’est tout ce qu’on veut nous aussi. »

À 18 ans, Schaefer a réécrit plusieurs pages du livre des records de l’organisation et de la LNH avec une première saison de 23 buts et 59 points. Le plus récent récipiendaire du trophée Calder, remis à la recrue de l’année, a fait son entrée dans la grande ligue avec fracas.

Et il doit désormais composer avec des attentes beaucoup plus imposantes.

« J’ai toujours de grandes attentes envers moi-même, de toute façon, a-t-il lancé. Il n’y a pas de pression, je veux m’amuser avec ça. Je sais ce que je dois faire pour exceller. Je connais maintenant la Ligue et je sais à quoi m’attendre dans n’importe quelle situation. »

La question est maintenant de savoir jusqu’où il peut rehausser la barre, ce qui ne sera pas une mince tâche. Il est devenu l’une des pierres angulaires de son équipe, et ses adversaires savent maintenant exactement à qui ils ont affaire. Ce sera un tout autre défi.

« Est-ce qu’il peut être meilleur? Ce n’est que sa deuxième année, alors il risque d’être meilleur, a songé le directeur général Mathieu Darche. Est-ce qu’il peut faire autant de points? C’est difficile à prédire.

« Mais avec Matthew, ce n’est pas juste sa façon de jouer. C’est tout ce qu’il apporte. Il a un enthousiasme contagieux et il apporte une énergie spéciale à un match. Il est tellement respecté des autres joueurs. Il a une grosse personnalité, mais c’est cent pour cent authentique. Il est humble dans tout ça. »

Il fallait le voir prendre le temps de saluer les enfants qui l’attendaient aux abords du vestiaire après la période d’échauffement du match face aux Devils du New Jersey – une éventuelle victoire de 6-0. Schaefer redonne aux partisans des Islanders tout l’amour qu’il reçoit.

« Il ne se pense pas plus important qu’un autre, a renchéri Darche. Ma femme (Stéphanie) fait des blagues et elle le surnomme la machine publicitaire naturelle. Il l’est, mais tout est vraiment authentique. Il ne fait pas ça pour les caméras. »

Nouveau rôle

Tout ça explique plutôt facilement que Schaefer fasse désormais partie du groupe de leadership des Islanders. À 19 ans, et après une seule saison, les Islanders ont décidé de faire de lui l’un des quatre adjoints du capitaine Bo Horvat. 

« C’est complètement fou, a réagi Schaefer. On dirait que je ne le réalise pas encore. J’ai 19 ans, je joue dans la LNH et j’ai maintenant ce rôle. C’est tout un honneur. On a tellement de gars dans notre équipe qui pourraient porter une lettre. Ils m’ont tellement aidé pendant ma première année. »

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S’il est le premier surpris, personne dans le vestiaire ne semble être tombé en bas de sa chaise à la suite de cette nomination. Le jeune homme a manifestement gagné le respect de tous.

« Il mène le groupe par ses habitudes de travail, a vanté Horvat. La manière dont il se comporte à l’extérieur de la patinoire est vraiment impressionnante. Il a tellement une belle relation avec tous les gars dans le vestiaire, et avec les médias. Il est bâti pour ce rôle et il le mérite amplement. »

C’est d’ailleurs en grande partie grâce à sa présence et à ses prestations inattendues que les Islanders ont été en mesure de lutter pour une place en séries jusque dans les dernières semaines, l’an dernier.

« C’est dur à expliquer, a conclu Jean-Gabriel Pageau. Même à 18 ans, il est arrivé avec un leadership, une confiance et une passion contagieuse pour le hockey. Il arrive avec le sourire chaque jour, il donne son 120 pour cent à chaque entraînement, à chaque match.

« Quand tu vois un coéquipier faire ça, tu as le goût d’embarquer dans le bateau et d’aller à la guerre avec. »