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Marc Bergevin ne touchera pas à ses meilleurs espoirs

Le directeur général des Canadiens de Montréal ne sacrifiera pas l'avenir de l'équipe pour une solution à court terme

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BROSSARD - Marc Bergevin est catégorique. À l'approche de la date limite des transactions dans la Ligue nationale de hockey, fixée au 1er mars 15 h, le directeur général des Canadiens de Montréal n'a aucunement l'intention de sacrifier l'avenir de l'équipe pour obtenir une solution de rechange à court terme.

Alors que les rumeurs de transaction impliquant certains joueurs comme Matt Duchene, de l'Avalanche du Colorado, et Martin Hanzal, des Coyotes de l'Arizona, vont bon train à Montréal, Bergevin a tenu à faire le point sur la situation, quelques heures après avoir congédié l'entraîneur-chef Michel Therrien.

« La meilleure façon d'améliorer l'équipe, c'est à l'interne, a-t-il insisté. L'état des choses en ce moment, de sacrifier un jeune pour régler un problème à court terme, ça n'arrivera pas. Ça n'arrivera pas.

« Il y a très peu d'échanges dans la LNH et il y a une raison pour ça. Si le prix descend et que quelque chose de raisonnable pour l'organisation à court et à long terme se présente, je vais le faire. Sinon, rien ne va se passer. »

Le nom du défenseur Mikhail Sergachev revient souvent dans les rumeurs puisqu'il s'agit sans doute de l'espoir le plus prometteur de la formation. Sélectionné au neuvième rang lors du dernier repêchage, l'imposant arrière russe de 18 ans a impressionné à son premier camp d'entraînement et a même disputé trois matchs avec le Canadien avant d'être renvoyé chez les Spitfires de Windsor, dans la Ligue de l'Ontario.

Bien que les Canadiens pointent encore au premier rang de la section Atlantique avec un dossier de 31-19-8, leurs récentes prestations n'ont rien d'encourageant. Avec une fiche de 1-5-1 à leurs sept derniers matchs, nul doute qu'un peu d'aide - outre l'arrivée de Claude Julien à la barre de l'équipe - ne serait pas de trop.

« Vous faites votre équipe en juillet et vous espérez qu'elle demeure en santé. Vous tentez de répondre aux besoins à la date limite, mais ça dépend du prix. S'il faut sacrifier de jeunes joueurs qui seront dans l'organisation dans 10-15 ans, ça n'arrivera pas », a-t-il martelé.

Le problème, surtout, c'est que l'équipe n'a pas beaucoup à offrir en terme de joueurs d'avenir. Questionné à ce sujet, Bergevin a évalué à « moins que cinq » son nombre de jeunes joueurs intouchables. Et il faut se creuser la tête pour ajouter des noms à celui de Sergachev. Mais malgré le manque de profondeur à ce chapitre, il s'est tout de même dit satisfait du travail de son vice-président du personnel des joueurs, Trevor Timmins.

« Le repêchage amateur c'est facile à juger et à critiquer, mais c'est très difficile, a-t-il argué. Je pourrais te nommer toutes les équipes qui ont fait des choix qui n'ont pas fonctionné. J'ai confiance en Trevor et en notre personnel. »

Encore dans la course

Alors que plusieurs voyaient les Canadiens parmi les équipes pouvant aspirer à la Coupe Stanley en début de campagne, l'opinion tend à changer plus la saison avance. Bergevin ne démord cependant pas de la vision qu'il favorise depuis son arrivée en poste avec l'équipe.

« L'état d'esprit est le même, a rappelé le directeur général. Une fois que vous faites les séries, tout peut arriver. Il y a des équipes élites dans la ligue; on peut mettre (les Penguins de) Pittsburgh et (les Capitals de) Washington dans cette catégorie, mais après c'est très serré.

« Pour ce qui est de la fenêtre d'opportunité, je pense que nous avons une très bonne équipe, un leadership très fort, de bons vétérans et des jeunes qui poussent. »

Les Canadiens ont six matchs à disputer avant la date limite, et nul doute que les premiers résultats de l'équipe sous les ordres de Julien dicteront l'attitude adoptée par Bergevin dans les négociations.

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