Lors de la saison qu’ils ont passée ensemble sous la gouverne de Patrick Roy à Québec, en 2021-22, Bolduc est devenu l’un des attaquants les plus menaçants de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ). À 18 ans, il avait atteint le plateau des 55 buts et avait flirté avec la barre des 100 points – il en avait amassé 99 – en seulement 65 matchs.
Il allait faire encore mieux la saison suivante, avec 50 buts et 110 points, en plus de contribuer aux conquêtes du trophée Gilles-Courteau et de la Coupe Memorial des Remparts.
« L’attention était sur lui avec les Remparts, et on voyait que ça ne le dérangeait pas. Bien au contraire, a poursuivi Crevier. Je le regarde aller de loin, mais je vois un peu la même chose aujourd’hui. »
Les deux anciens coéquipiers se retrouveront samedi, alors que les Sabres seront de retour dans la métropole. Ils en seront à leur cinquième affrontement dans la LNH, après avoir fait leurs débuts en 2023-24 – Crevier avec les Blackhawks de Chicago et Bolduc avec les Blues de St. Louis.
Le grand défenseur devra l’avoir à l’œil : Bolduc a déjà inscrit trois buts et récolté cinq points en sept matchs, cette saison.
« Quand je le regarde jouer, je trouve qu’il a la même confiance et la même façon de jouer qu’à l’époque des Remparts, a dit Crevier. Son coup de patin et son tir se ressemblent beaucoup, sauf qu’il est meilleur dans tout. Certains gars sont bons dans le junior, mais ne sont pas capables de faire la transition chez les pros.
« Ce n’est pas le cas de Zach. C’est un gamer et je sais qu’il est capable de faire ça dans la LNH. »
Des repères à trouver
Pendant que Bolduc montre des signes encourageants à sa deuxième saison à Montréal, Crevier est toujours en période d’adaptation chez les Sabres. Acquis des Blackhawks durant l’été, il cherche encore, après seulement huit matchs, à ajuster son jeu aux besoins de sa nouvelle équipe.
« Ça reste du hockey, il y a beaucoup de choses qui se ressemblent, mais il y a aussi quelques petites adaptations, a-t-il admis. Ça fait trois ans que je grandis dans le même système et que j’ai développé des automatismes. Là, je dois penser un peu plus. Ça prend du temps, mais ça se passe bien. »
Une chose qui ne change pas, c’est l’identité physique du natif de Québec. À 6 pieds 8 pouces et 236 livres, il apporte un contraste intéressant à une brigade construite autour de défenseurs dynamiques et doués offensivement.
« Ma game reste la même, mais je cherche comment je peux bien complémenter le reste de la brigade, a-t-il évoqué. (Rasmus) Dahlin, (Mattias) Samuelsson et (Owen) Power sont excellents et ils mangent des minutes. J’apprends à trouver ma place et je garde ça simple pour le moment. »
L’entraîneur Lindy Ruff constate lui aussi que le défenseur de 25 ans trouve ses aises.
« Je crois qu’il est de plus en plus à l'aise avec le groupe, a conclu le vétéran pilote. Il fait du bon travail dans notre territoire et il comprend de plus en plus nos schémas de jeu. L’important en ce début de saison, c’est qu’il joue de façon physique et qu’il soit efficace défensivement. Il cadre bien avec nous. »