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BROSSARD – À 32 ans, Josh Anderson a maintenant assez d’expérience pour garder la tête froide dans les bons moments comme dans les creux de vague. 

Auteur d’un doublé à son dernier match contre les Capitals à Washington et fort de quatre buts à ses sept premiers matchs, Anderson décortique d’une façon bien lucide son bon départ sur le plan offensif.

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« Je ne sais pas, mais je profite de mes chances », a-t-il affirmé à sa sortie d’un entraînement vendredi matin au Complexe Sportif CN de Brossard. « À mes dernières saisons, je n’ai pas toujours réussi à convertir mes occasions. »

Anderson a simplement dit la vérité. Dans le passé, il a gaspillé un nombre incalculable d’échappées et il a trop souvent décoché des tirs dans la baie vitrée pour bousiller une occasion de marquer.

« Je trouve qu’"Andy" a toujours l’opportunité de marquer 20 buts par saison », a mentionné Martin St-Louis au sujet de son vétéran. « Il travaille fort. C’est encourageant de constater qu’il profite de ses chances. Est-ce qu’il peut devenir plus calculé? Absolument. Mais les intentions restent les bonnes. »

MTL@WSH: Newhook prépare le 2e but d'Anderson

En six saisons complètes avec les Canadiens, Anderson a atteint une seule fois le plateau des 20 buts. C’était en 2022-2023 avec une récolte de 21 buts en 69 rencontres. 

Après sept petits matchs, le gros ailier droit constitue l’un des moteurs offensifs chez le CH avec six points (quatre buts, deux passes) et un dossier de +4. Il écrit son nom sur la feuille de pointage avec régularité, même s’il ne touche pratiquement pas la glace en supériorité numérique (10 secondes au total après sept matchs). 

Sans devenir prophète de malheur, Anderson risque de ne pas maintenir une telle cadence pour une saison de 84 matchs. Mais aux yeux de St-Louis, il reste un ailier en constante évolution. 

« Je trouve qu’il a beaucoup évolué. À mon arrivée ici, Josh jouait en avantage numérique et il se retrouvait plus avec des gars offensifs », a rappelé l’entraîneur en chef. « Il n’a pas changé d’identité. Il mise toujours sur sa rapidité et sa robustesse, mais il devient plus efficace avec la rondelle. 

« Il se sert mieux de sa portée et il est plus patient. Il nous aide à continuer offensivement, il ne perd pas beaucoup de rondelles en zone offensive. Ce qui l’aide beaucoup, c’est qu’il n’utilise pas juste son patin en zone offensive pour battre la pression, il utilise aussi son corps. C’est un équilibre. On travaille beaucoup sur cet aspect. Nous en avions souvent parlé. Je le trouve plus efficace offensivement. »

St-Louis a eu la main heureuse en le plaçant à l’aile droite du deuxième trio en compagnie d’Alex Newhook et de Chris Kreider, deux autres rapides patineurs. Il a gardé ce trio intact lors des quatre derniers matchs. 

« J’aime jouer avec deux autres joueurs rapides, a mentionné Anderson. Je souhaite souvent être le premier joueur sur la rondelle. Mais "Kreids" et "Newy" peuvent aussi voler sur la glace. Ils me suivent facilement. Il y a un trou avec la perte [d'Ivan] Demidov depuis quelques matchs. Je n’ai pas changé ma façon de jouer. Je reste le même joueur. »

Kreider, qui trouve de plus en plus ses repères au sein de sa nouvelle équipe, n’avait que de bons mots pour Anderson.

« J’ai joué assez de matchs dans le passé pour bien le connaître comme joueur, a souligné le numéro 22. J’apprends à le connaître comme coéquipier et comme personne. Il est un gars génial. Il se comporte de la bonne façon et il a l’attitude d’un professionnel. Il est un très bon meneur pour notre équipe. 

« J’aime notre rapidité au sein de notre trio. Nous trouvons des façons de déstabiliser les équipes adverses avec notre échec avant. » 

Sur le plan contractuel, Anderson jouera gros lors des prochains mois. À la fin de la saison, l’Ontarien pourrait devenir joueur autonome sans compensation, lui qui écoule la dernière année d’un pacte de sept ans qui lui rapportait en moyenne 5,5 millions $. 

Questionné une autre fois à ce sujet, le nouvel adjoint à Nick Suzuki n’a pas offert une trop longue réponse. 

« Pour être honnête, je n’y pense pas vraiment, a-t-il dit. Je garde la même philosophie. Je veux offrir la meilleure version de moi. Je me concentre sur le quotidien. » 

S’il a ressorti sa carte offensive en ce début de saison, Anderson détient aussi celle d’un joueur des séries. Les ailiers de 6 pieds 3 pouces et 226 livres qui patinent comme le vent et qui frappent ne courent pas les rues. Kent Hughes et Jeff Gorton le savent très bien. 

Des absents

À la veille d’un autre match contre les Sabres de Buffalo au Centre Bell, Juraj Slafkovsky n’a pas participé à l’entraînement. Le Slovaque s’est absenté afin de recevoir des traitements. Il sera toutefois en uniforme samedi face aux Sabres. 

Blessé au bas du corps et toujours évalué sur une base quotidienne, Mike Matheson n’a pas patiné vendredi. Il manquera logiquement un troisième match d’affilée. 

Florian Xhekaj, quant à lui, restera à l’infirmerie pour une période de deux semaines en raison d’un malaise au bas du corps. 

Pour ce qui est d’Oliver Kapanen, c’est toujours la même cassette. Le Finlandais a remplacé Slafkovsky à l’aile droite du premier trio à l’entraînement, mais il n’a pas encore reçu le feu vert pour un retour au jeu. On parle encore d’une évaluation sur une base quotidienne même si la saison est maintenant vieille d’un peu plus de trois semaines.