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Les 10 meilleures équipes à ne pas avoir soulevé la Coupe Stanley

Le Lightning s'ajoute à une liste d'équipes qui ont vu une saison historique se terminer par un échec

par John Ciolfi @HeyCiolf / Producteur senior LNH.com

Avec son élimination expéditive en première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley aux mains des Blue Jackets de Columbus, le Lightning de Tampa Bay a rejoint un groupe sélect, mais pas pour les bonnes raisons : celui des gagnants du trophée des Présidents qui n'ont pas réussi à soulever la Coupe Stanley à la fin de la saison.

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Le Lightning a fait son entrée dans les livres d'histoire en 2018-19 avec 62 victoires, ce qui égalait le record de la LNH établi par les Red Wings de Detroit en 1995-16. Tampa Bay a terminé la campagne avec une récolte de 128 points, 21 de plus que les Flames de Calgary et les Bruins de Boston au deuxième rang.

Le tournoi printanier est toujours rempli de surprises, et il est très difficile pour n'importe quelle équipe, même celles qui connaissent des saisons régulières historiques, de remporter le titre. Il y a cependant eu certains cas où une équipe partait avec une bonne longueur d'avance, avant de voir sa saison partir en fumée.

Voici dix autres équipes, en ordre chronologique, qui ont dominé la LNH en saison régulière, avant de se retrouver les mains vides au terme du tournoi printanier : 


Bruins de Boston, 1929-30

Aucune équipe n'a affiché un meilleur pourcentage de victoires en saison régulière que cette édition des Bruins, qui ont compilé une incroyable fiche de 38-5-1 en 44 rencontres (,875). Menés par sept futurs membres du Temple de la renommée du hockey, incluant Dit Clapper et Eddie Shore, les Bruins ont fini la saison régulière avec une avance de 30 points sur les Black Hawks de Chicago au deuxième rang, la plus grande marge en fin de saison dans l'histoire de la Ligue.

Les Bruins ont surtout profité de leur patinoire plus courte au Boston Garden, là où ils ont remporté 20 matchs consécutifs à domicile, un record qui a perduré jusqu'en 2011-12, quand les Red Wings de Detroit ont réalisé une séquence de 23 victoires consécutives. L'attaque des Bruins fut incroyablement productive : la « Dynamite Line », leur premier trio composé de Clapper, Cooney Weiland et Dutch Gainor, a marqué autant de buts en saison régulière (102) que tous les joueurs d'une autre équipe du circuit, les Pirates de Pittsburgh.

Cependant, malgré leur domination en saison régulière, les Bruins ont été balayés par les Canadiens de Montréal lors d'une série deux de trois en Finale de la Coupe Stanley.


Canadiens de Montréal, 1944-45

L'une des éditions les plus célébrées de la longue histoire du Tricolore, l'équipe de 1944-45 comptait six membres du Temple de la renommée, incluant Toe Blake, Elmer Lach, Émile Bouchard, et Maurice « Rocket » Richard. C'est d'ailleurs en 1944-45 que Richard a été le premier à atteindre le mythique plateau des 50 buts en 50 matchs, que tous les marqueurs d'élite tentent d'imiter depuis.

Menés par le brio de Richard et de sa « Punch Line », les Canadiens ont brillé en saison régulière avec une fiche de 38-8-4 (,800). Ils ont cependant été surpris en première ronde par les Maple Leafs de Toronto, qui avaient présenté une fiche médiocre de 24-22-4 en saison régulière. Les Torontois, propulsés par leur victoire face aux Canadiens, ont défait les Red Wings en sept matchs en Finale pour remporter la Coupe Stanley.


Bruins de Boston, 1970-71

Comptant sur l'attaque la plus explosive de l'histoire de la LNH, à l'exception de celle des Oilers d'Edmonton des années 1980, les Bruins n'ont fait preuve d'aucune pitié pour les gardiens adverses. Menés par Phil Esposito, qui a établi des records de la LNH au chapitre des buts (76) et des points (152), les Bruins ont marqué en moyenne 5,12 buts par rencontre. La défensive ne représentait pas non plus une source de préoccupation, grâce à la présence du gagnant du trophée Norris et du trophée Hart, Bobby Orr.

 

Quatre joueurs des Bruins ont atteint le plateau des 100 points cette saison-là (Esposito, Orr, John Bucyk, Ken Hodge), mais les champions en titre de la Coupe Stanley se sont butés à un jeune gardien des Canadiens nommé Ken Dryden. À la suite d'une remontée de cinq buts lors du match no 2, le gardien recrue et les Canadiens ont achevé les Bruins en sept matchs au premier tour en route vers une conquête de la Coupe Stanley.

Les Bruins ont rebondi avec un triomphe la saison suivante, mais on peut affirmer que la meilleure édition des Bruins de cette époque a été celle qui n'a pas mis la main sur la Coupe.


Flyers de Philadelphie, 1979-80

Les « Broad Street Bullies », qui comptaient notamment dans leurs rangs des joueurs comme Ken Linseman, Bobby Clarke, Brian Propp, Bill Barber, Reggie Leach et Rick MacLeish, ont entamé la saison avec style. Après une défaite lors du deuxième match de la saison, les Flyers ont réussi une séquence de 35 matchs sans défaite, un record du sport professionnel nord-américain qui tient toujours. Après avoir subi deux défaites en trois matchs au début du mois de janvier, ils ont signé une autre série de 11 matchs sans défaite.

Avec une fiche de 48-12-20, les Flyers semblaient destinés à ajouter une dernière victoire à leur dynastie, mais c'est la naissance d'une autre dynastie qui a freiné leur élan. Le but de Bob Nystrom en prolongation du match no 6 de la Finale de la Coupe Stanley a coulé les Flyers et a procuré aux Islanders de New York le premier championnat d'une série de quatre consécutifs.


Oilers d'Edmonton, 1985-86

L'édition de 1981-82 des Oilers aurait également pu occuper une place sur cette liste. Il s'agit de la saison où Wayne Gretzky a démoli le record de Maurice Richard en marquant 50 buts en 39 parties, en route vers une saison de 92 filets. Les Oilers ont été surpris par les Kings de Los Angeles en première ronde, incluant un match surnommé « Le Miracle sur Manchester », où les Kings ont comblé un déficit de cinq buts en troisième période avant de l'emporter en prolongation.

Après deux triomphes de la Coupe Stanley en 1984 et 1985, les Oilers semblaient avoir complètement tourné la page sur cette défaite. En effet, Gretzky était au sommet de son art lors de la saison 1985-86, lui qui a établi un record intouchable de 215 points, mais l'équipe a aussi reçu une grande contribution offensive de plusieurs joueurs. L'équipe comptait quatre marqueurs de 100 points (Gretzky, Paul Coffey, Jari Kurri, Glenn Anderson) et a marqué en moyenne 5,33 buts par rencontre. Les Oilers ont également été les premiers gagnants du trophée des Présidents -- avant l'introduction du trophée, l'équipe qui finissait au sommet du classement général avait habituellement été récompensée par un prix en argent ou par le trophée Prince-de-Galles.

Mais comme ils ont été les premiers gagnants du trophée des Présidents, les Oilers ont également été les premières victimes de la fameuse malédiction qui va avec. Après l'erreur coûteuse, et désormais célèbre, de Steve Smith, Edmonton a été vaincu 3-2 par les Flames de Calgary en finale de la section Smythe, ce qui a empêché les Oilers, pour la seule fois en cinq ans, de soulever la Coupe Stanley.

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Penguins de Pittsburgh, 1992-93

Comme les Oilers en 1985-96, les Penguins avaient remporté les deux dernières Finales de la Coupe Stanley, mais leur quête d'un troisième triomphe de suite a semblé dérailler très tôt dans la saison, soit lorsque le joueur de centre Mario Lemieux a annoncé qu'il combattait un lymphome de Hodgkin.

Cependant, « Super Mario » s'est rapidement rétabli, et après son retour, les Penguins ont fait des ravages. Ils ont remporté 17 matchs consécutifs, un record qui perdure dans la LNH, même après l'apparition des tirs de barrage en 2005. Lemieux est également parvenu à remporter le trophée Art-Ross avec 160 points, malgré le fait qu'il a dû rater 24 rencontres.

Cinq joueurs des Penguins ont récolté 90 points en 1992-93 (Lemieux, Ron Francis, Rick Tocchet, Kevin Stevens, Jaromir Jagr), mais les gros canons de Pittsburgh ont été muselés par les Islanders de New York en deuxième ronde. Un but de David Volek en prolongation du match no 7 a sorti les Penguins des séries et a couronné l'une des plus grandes surprises dans l'histoire du tournoi printanier.

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Red Wings de Detroit, 1995-96

Souvent considérés comme la meilleure équipe qui n'a pas remporté la Coupe, les Red Wings de 1995-96 misaient sur un talent exceptionnel à chacune des positions. Menés par les « Russian Five », Steve Yzerman, et une brigade défensive qui comptait Coffey et un jeune Nicklas Lidstrom, sept membres du Temple de la renommée ont porté les couleurs des Red Wings en 1995-96.

Les Red Wings ont profité de leur superbe jeu défensif (181 buts alloués, neuf blanchissages) en route vers 62 victoires, le record de la LNH égalé par le Lightning cette saison. Ils ont remporté le trophée des Présidents pour une deuxième saison de suite avec une avance de 27 points sur l'équipe au deuxième rang, l'Avalanche du Colorado.

Cependant, on peut dire que les Red Wings ont été indirectement responsables de leur propre chute. Après une défaite humiliante aux mains des Red Wings au Forum en 1995, le gardien Patrick Roy a demandé à être échangé. Quelques mois plus tard, après deux séries difficiles, les Red Wings ont affronté l'Avalanche en finale de l'Association de l'Ouest, et Roy a pris sa revanche, aidant les siens à éliminer Detroit en six matchs.

Les Red Wings ont rebondi avec deux triomphes de la Coupe en 1997 et 1998, mais la défaite de 1996 demeure une grosse occasion ratée.


Red Wings de Detroit, 2005-06

Une décennie plus tard, les Red Wings ont remporté à nouveau le trophée des Présidents, mais cette fois-ci, ils n'ont pas même atteint la finale d'association.

Avec une autre formation remplie de talent, incluant Yzerman, Lidstrom, Pavel Datsyuk, Henrik Zetterberg et Brendan Shanahan, les Red Wings excellaient dans chaque facette du jeu. Ils ont conclu la saison régulière au deuxième rang de la LNH au chapitre des buts marqués (301), au troisième rang pour les buts alloués (206), et ils ont présenté le meilleur jeu de puissance (22,1 pour cent) et le troisième meilleur taux d'efficacité en infériorité numérique (85,5 pour cent).

Cependant, malgré le fait qu'ils comptaient huit marqueurs de 20 buts et qu'ils n'avaient jamais été blanchis en saison régulière, les Red Wings ont été frustrés par le gardien Dwayne Roloson, qui a aidé les Oilers à éliminer les Red Wings en six matchs en première ronde au début d'un parcours surprenant jusqu'en Finale de la Coupe Stanley.


Capitals de Washington, 2009-10

Première équipe n'appartenant pas au groupe des six équipes originales de la LNH à atteindre le plateau des 120 points dans une saison (54-15-3), les Capitals ont misé sur une attaque explosive et un jeu de puissance redoutable (25,2 pour cent) pour dominer la ligue.

Alex Ovechkin a sonné la charge avec 50 buts, mais il n'a pas porté la charge de travail à lui seul. Sept joueurs ont marqué 20 buts en saison régulière, et après qu'ils eurent pris une avance de 3-1 sur les Canadiens de Montréal en première ronde de l'Association de l'Est, Washington semblait en plein contrôle et rien ne semblait vouloir se mettre en travers d'une première conquête de la Coupe Stanley.

Cependant, Jaroslav Halak s'est dressé devant le filet des Canadiens, surtout lors des matchs no 6 et no 7, au cours desquels il a repoussé 94 des 96 tirs que les Capitals ont dirigés vers lui. La puissante attaque des Capitals n'a pu résoudre l'énigme Halak, et la saison de Washington s'est terminée en désastre avec une défaite de 2-1 à domicile lors du match no 7.

 


Canucks de Vancouver, 2010-11

Peu d'équipes dans l'histoire de la LNH ont été aussi brillantes dans chaque facette du jeu que les Canucks en 2010-11. Menés par le gagnant du trophée Art-Ross Daniel Sedin et les gardiens Roberto Luongo et Cory Schneider, Vancouver est devenu la première équipe a mener la LNH au chapitre des buts marqués et des buts alloués dans la même saison depuis les Canadiens de 1977-78.

Les unités spéciales de la troupe d'Alain Vigneault se sont également illustrées. Vancouver a conservé le meilleur taux d'efficacité en avantage numérique (24,3 pour cent), en plus de terminer au deuxième rang en désavantage numérique (85,6 pour cent).

Après deux victoires serrées à domicile au début de la Finale de la Coupe Stanley face aux Bruins de Boston, Vancouver semblait dans une bonne position pour signer le premier championnat de l'histoire de la concession. Cependant, les Bruins ont effacé ce déficit pour arracher la victoire aux Canucks en sept matchs.

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