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Howe le plus grand, selon Gretzky, Orr et Lemieux

Les trois légendes proclament Gordie Howe comme le meilleur joueur de l'histoire de la LNH

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

LOS ANGELES - La LNH a regroupé sur la même tribune trois des plus grands de l'histoire, vendredi. Mais pour Wayne Gretzky, Bobby Orr et Mario Lemieux, le plus grand d'entre tous demeure Gordie Howe.

« Gordie a été le plus grand », a tranché Gretzky quand on a demandé aux trois si le meilleur joueur l'histoire de la LNH se trouvait parmi eux.

« Nous nous entendrons pour dire que Gordie a été un joueur très particulier, a continué La Merveille. Les deux qui sont assis près de moi l'ont été également, mais nous avons tous beaucoup de respect pour ce que Gordie a accompli. Ce n'est pas une mauvaise chose de faire partie du groupe des 100 meilleurs joueurs derrière Gordie Howe. »

« Gordie a été le meilleur et je ne suis pas sûr que nous en verrons un autre comme lui, a acquiescé Orr. Il a été un joueur et un être humain hors du commun et je pense que nous pouvons être d'accord pour dire qu'il a été le meilleur joueur de l'histoire. »

Lemieux a ajouté sa voix aux deux autres légendes en mentionnant que Howe pouvait préconiser tous les styles de jeu.

« Il était un marqueur, autant qu'un joueur robuste. Il pouvait tout faire et il prenait les choses en main. Il a de plus été un grand ambassadeur. Il adorait le hockey. Il a joué jusqu'à l'âge de 51 ans, c'est rare que vous voyez ça à l'exception de mon bon ami Jaromir Jagr », a lancé l'ancien numéro 66 des Penguins de Pittsburgh.

« Il a certainement été un grand joueur, mais Wayne avec tous les points qu'il a amassés et Bobby qui a révolutionné la façon de jouer des défenseurs, sont également de très grands joueurs », a ajouté Lemieux.

Gretzky a fait preuve d'énormément d'humilité quand on lui a demandé dans quelle mesure il a contribué à l'essor du hockey en Californie à la suite de son arrivée chez les Kings de Los Angeles.

« Tout le monde a apporté sa contribution partout dans la ligue. À mon arrivée à Los Angeles, Mario faisait flèche de tout bois avec les Penguins de Pittsburgh, Brett Hull ravivait la concession des Blues de St.Louis, Steve Yzerman était avec les Red Wings de Detroit et Mark Messier était avec les Rangers de New York. J'estime que chacun réalisait la tâche de populariser le hockey qui lui incombait. Nous avons surfé sur la vague tous ensemble. Puis, un homme d'affaires comme Michael Eisler est arrivé et il a implanté une concession à Anaheim. Il a aidé le hockey à atteindre un palier supérieur.

« Je n'ai été qu'une infime partie de tout ça, comme l'a été Bobby (Orr) à Boston dans les années 1960, Gordie (Howe) dans les années 1950 et 1960. Le triomphe de l'équipe américaine aux Jeux olympiques de 1980 a donné un bon coup de pouce.

« Nous avons tous fait notre part et nous sommes fiers. C'est un privilège de jouer dans la LNH. Enfants, nous nourrissions tous le même rêve. Mario voulait possiblement être Jean Béliveau, Bobby aspirait à être le prochain Doug Harvey. Moi je voulais être évidemment comme mon idole Gordie.

« Nous voulions tous jouer dans la LNH et le sport est en meilleure position qu'il ne l'a jamais été. Les jeunes comme Auston Matthews et Connor McDavid sont tout simplement de formidables joueurs. »

La relève qui foisonne est de grande qualité, mais Gretzky peut dormir tranquille parce qu'une multitude des records qu'il possède ne seront pas améliorés de sitôt, sinon jamais.

« Le sport a évolué. L'accent est davantage mis sur la défense. C'est plus difficile de marquer, même s'il y a plus de jeux de puissance. À l'époque, il y avait un avantage numérique de 5 contre 3 à toutes les 10 semaines, maintenant le ratio est de trois par match. C'est pas mal bon. Et la prolongation à trois contre trois, j'aime ça. Nous aurions tous été très bons à trois contre trois », a souligné Gretzky en s'adressant à ses acolytes.

Le célèbre numéro 99 a relevé que les gardiens sont plus athlétiques que jamais, soulignant que Grant Fuhr, Patrick Roy et Martin Brodeur avaient pavé la voie aux autres.

« Ces trois-là ont exercé une plus grande influence sur le sport que Mario, Bobby, Gordie ou moi. Auparavant, les gardiens étaient souvent les petits gros qui étaient moins habiles sur patins. Je ne dis pas ça de façon irrespectueuse, mais maintenant les gardiens sont les meilleurs athlètes de chacune des équipes. »

Orr a exprimé un seul regret: celui de ne pas avoir pu jouer en même temps que Gretzky et Lemieux dans les années 1980.

« J'aurais voulu les affronter. Mon unique déception - et j'estime avoir été un gars choyé même si j'aurais souhaité jouer pendant plus longtemps - c'est de ne pas avoir joué avec ces deux-là sur la scène internationale ou à d'autres occasions parce que ce sont de merveilleux joueurs. Je les ai regardés à l'œuvre. J'ai vu Mario marquer son premier but au Boston Garden.

« J'ai savouré de les voir aller ainsi que de voir la façon dont ils ont représenté le sport. C'est ce qui rend le hockey si formidable. » 

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