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Henri Richard était un joueur populaire dans la famille Julien

L'entraîneur des Canadiens de Montréal Claude Julien raconte que « Pocket Rocket » était l'idole de son père Marcel

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste LNH.com

FORT LAUDERDALE - Henri Richard a été un joueur populaire à l'époque dans la famille Julien, en Ontario.

« C'était le joueur préféré de mon père, et de loin », a affirmé Claude Julien, en commentant la perte de « Pocket Rocket », qui a rendu l'âme à l'âge de 84 ans, vendredi.

L'entraîneur des Canadiens de Montréal a dit qu'il avait Bobby Orr comme idole d'enfance, rien de plus normal puisqu'il jouait à la défense, comme Orr.

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« Mais Henri Richard était un de mes joueurs préférés », a mentionné le Franco-ontarien qui fêtera son 60e anniversaire de naissance en avril. « Il était populaire dans notre maison. Je l'ai vu jouer, j'en garde de beaux souvenirs. Il me fait penser à (Brendan) Gallagher, un joueur de petite taille qui n'a pas froid aux yeux et qui fonce partout. C'est ce que Henri Richard était, un capitaine et un leader. C'était facile de l'aimer. »

Julien a dit avoir été attristé en apprenant le décès de l'ancien numéro 16 des Canadiens, frère cadet du légendaire « Rocket », qu'il appréhendait.  

« J'avais entendu dire qu'il n'allait pas bien, a-t-il souligné. Ce n'est pas comme si ça m'avait pris par surprises, mais c'est une triste nouvelle. »

« C'était un grand pour l'organisation de plusieurs façons, comme joueur et ambassadeur. Nous avons perdu une grande personnalité de la même trempe que Jean Béliveau. Je sais qu'on va l'honorer comme il se doit. »

Julien a raconté qu'il avait vu à recueillir des articles autographiés de Richard pour son père, peu de temps après son arrivée à la barre de l'équipe pour son premier séjour en 2003.

« Je lui ai ramené un bâton autographié et une photo encadrée qu'il a encore bien en vue chez lui. Il était très content. »

Marcel Julien a plus tard eu la chance de voir son idole de près en se retrouvant dans le même ascenseur que lui. 

« Mais mon père a été trop gêné pour le saluer », a raconté Julien, en esquissant un sourire. « Ils ne sont pas rencontrés formellement, mais ils ont partagé un ascenseur ensemble. Je suis sûr que s'il l'avait abordé, il aurait été content de lui serrer la main. Il doit avoir des regrets aujourd'hui. »

Julien a avancé que le record de 11 conquêtes de la Coupe Stanley de Henri Richard résistera au temps.

« Ça va prendre du temps avant que quelqu'un manque de doigts pour mettre toutes ses bagues, a-t-il imagé. Onze Coupes Stanley, c'est incroyable. Avec 31 équipes dans la Ligue nationale, bientôt 32, ça va être difficile pour un joueur à égaler. Henri a fait partie de la dynastie des Canadiens, mais c'était un bon joueur et un grand leader. J'étais content quand on l'a nommé capitaine parce que j'estimais que c'était lui qui méritait le plus d'avoir le 'C' sur son chandail. »

Pour Kirk Muller, qui est un des adjoints de Julien et un ancien capitaine des Canadiens, personne ne peut minimiser le fait d'armes de ses conquêtes.

« Il a mérité toutes ses Coupes Stanley. Les gens peuvent dire qu'il y avait moins d'équipes dans le temps, mais il a réalisé l'exploit contre tous les grands joueurs de son époque, a-t-il relevé. On ne peut que lui rendre hommage pour l'accomplissement. »

Muller dit ne pas avoir de souvenirs de Henri Richard comme joueur, mais il s'estime choyé d'avoir pu le côtoyer. 

« J'ai entendu plein d'histoires sur lui. C'était un joueur de petite taille, mais on voyait qu'il était fort juste en lui serrant la main. C'était un compétiteur, un joueur qui n'avait peur de rien, et ça ne s'enseigne pas. Quand le joueur est en plus talentueux, c'est la meilleure recette du succès. » 

Tallon se souvient

Le président et directeur général des Panthers de la Floride, Dale Tallon, a tenu à rendre hommage au disparu, contre lequel il a joué au début des années 1970.

« C'était le meilleur joueur de la ligue sur 200 pieds. Il était toujours tenace, c'était très difficile de l'affronter », a commencé par dire en français Tallon, originaire de l'Abitibi. « C'était un champion, un compétiteur. Il avait tout pour lui : les aptitudes, la robustesse et la combativité. C'était un des meilleurs joueurs de l'histoire de la LNH. C'est probablement le meilleur troisième centre de l'histoire. Je détestais affronter Dave Keon et lui parce qu'ils ne nous laissaient jamais d'espace.

« Je me souviens : j'assistais au match no 7 de la Finale 1971 à Chicago, après mon année recrue. Je jouais pour Vancouver et je visitais Jimmy Pappin, qui jouait pour les Hawks. En troisième période, Henri a marqué le but égalisateur et le but gagnant. C'était un bon joueur et une personne exceptionnelle. » 

L'entraîneur des Panthers Joel Quenneville, qui a vu jouer Richard dans son adolescence, a ajouté sa voix au concert d'éloges.

« C'était un joueur spécial et un homme spécial. J'ai travaillé avec Jimmy Roberts pendant des années. Il disait toujours des choses incroyables sur Henri Richard, à quel point c'était un joueur spécial, combien il était bon, comment il voulait la rondelle. Il a fait beaucoup pour le hockey. Évidemment personne n'a davantage de Coupes Stanley que lui. Il a fait beaucoup de bonnes choses pour Montréal, les Canadiens et le hockey. »

« Une petite bière, Kirk? »

Muller a raconté une anecdote qui remonte à quelques années, avant que la maladie ne fasse son œuvre. Richard accompagnait les Canadiens pour un événement à Buffalo.

« Il est venu me voir dans l'avion. Il m'a tapé sur l'épaule pour me demander : voudrais-tu une bière? Je lui ai répondu non. Il m'a dit : 'Ma femme me prépare toujours un sac brun avec un sandwich et une pomme, parfois elle me met deux bières en extra'. Les temps ont bien changé! » 

Claude Julien ne pouvait pas mieux dire peu de temps auparavant, en déclarant que « c'est triste de voir partir tous ces grands joueurs parce que ça ramène plein de bons souvenirs du bon vieux temps ».

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