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La saison 2019-20 de la LNH est en pause depuis le 12 mars en raison des inquiétudes entourant le coronavirus, mais ça n'empêche pas les amateurs de rêver, de penser et de parler de hockey.

Tout comme vous, les membres du LNH.com s'ennuient intensément des montées de Connor McDavid et des prouesses de Nathan MacKinnon. Afin de vous divertir (et de se divertir eux-mêmes), ils ont pensé faire des tours de table dans le but de connaître leur joueur préféré ou celui qui les a le plus marqués pour chacune des équipes de la LNH.

JOUEURS LES PLUS MARQUANTS : Blue Jackets | Avalanche | Stars | Oilers | Panthers

Mais attention, on ne parle pas nécessairement ici du meilleur joueur de chaque équipe sur le plan statistique, loin de là! Certes, notre imaginaire peut avoir été marqué par le talent incroyable d'un joueur, mais aussi par la couleur de ses lacets, sa célébration de but, sa chevelure originale, ou encore parce qu'il a été le tortionnaire de notre équipe préférée en séries éliminatoires. Les préférences ne sont pas toujours rationnelles lorsqu'on est un jeune partisan de hockey!

Une petite mise au point s'impose ici. Notre panel étant essentiellement composé de « Milléniaux », avec un seul membre qui a pu voir jouer les Golden Seals de la Californie de son vivant, il ne faut pas s'étonner que les joueurs qui les ont marqués se trouvent presque tous dans l'histoire récente de la LNH.

Aujourd'hui, notre panel dévoile ses joueurs les plus marquants des Kings de Los Angeles :

Wayne Gretzky (C)

Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction LNH.com :Comme je venais tout juste d'avoir cinq ans lorsque Gretzky a été échangé d'Edmonton à Los Angeles, Gretzky avait toujours été un membre des Kings dans mon esprit de jeune partisan à l'époque. Mes souvenirs de « La Merveille » remontent jusqu'à son 2000e point en carrière en 1990, et culminent vers la Finale de la Coupe Stanley de 1993 contre les Canadiens de Montréal. Gretzky avait raté une bonne partie de la saison régulière en raison d'une hernie, et il semblait inarrêtable en séries avec 33 points en 20 matchs avant le début de la Finale. Après une performance de quatre points dans un gain des Kings dans le premier match, je me souviens avoir pensé que toute bonne chose avait une fin, et que le parcours magique du Tricolore allait prendre fin contre le meilleur joueur au monde. Gretzky a cependant été « limité » à trois points au cours des quatre matchs suivants, et les Canadiens ont ainsi soulevé la Coupe Stanley pour la dernière fois de leur histoire. Je ne savais pas à l'époque que je venais de voir le dernier match de la carrière en Gretzky en Finale, lui qui allait prendre part aux séries deux autres fois seulement au cours du reste de son illustre carrière.

Marcel Dionne (C)

Robert Laflamme, journaliste principal : Un des meilleurs joueurs francophones de l'histoire, Dionne a été la première grande vedette des Kings dans les années 1970. Les nouveaux amateurs de hockey de Los Angeles qui assistaient à un premier match des Kings ne devaient pas croire, au premier coup d'œil, qu'il était le meilleur joueur de l'équipe. Le « petit castor », comme on le surnommait, n'était pas le plus costaud et il ne possédait pas le coup de patin le plus fluide, mais quelle touche de marqueur il possédait! Il peut se targuer d'avoir déjà coiffé Wayne Gretzky au sommet des marqueurs de la LNH. Les deux ont totalisé 137 points à la première saison de Gretzky en 1979-80, mais Dionne a été sacré champion grâce à son total de 53 buts. À compter de janvier 1979, il a pivoté la redoutable unité de la « triple couronne » entre Charlie Simmer et Dave Taylor. Le trio a terrorisé les défenses adverses pendant quelques saisons. Le sympathique patineur natif de Drummondville vient au sixième rang des marqueurs de l'histoire de la LNH avec 1771 points. Comme dirait l'ancien défenseur au langage coloré André « Moose » Dupont, « c'est des points en ta! »

Wayne Simmonds (AG)

Hugues Marcil, pupitreur : Même si on associe surtout Simmonds aux Flyers de Philadelphie, c'est dans l'uniforme des Kings que je l'ai découvert, alors qu'il a joué trois saisons à Los Angeles en début de carrière. J'ai tout de suite aimé son style de jeu. Il était hargneux, capable de distribuer les coups d'épaule et il dérangeait ses adversaires, surtout parce qu'il était capable de les faire payer en trouvant le fond du filet. Quand il a récolté 40 points (16 buts, 24 passes) à sa deuxième saison dans la LNH en 2009-10, on a tout de suite vu le potentiel immense qu'il possédait. J'étais très heureux quand il est passé des Kings aux Flyers, le 23 juin 2011, dans cette transaction importante impliquant également les attaquants Brayden Schenn et Mike Richards. D'abord, j'allais avoir la chance de le voir jouer plus souvent maintenant qu'il était dans l'Association de l'Est et je trouvais que son style de jeu cadrait parfaitement avec l'identité d'une équipe comme Philadelphie. Je l'ai sélectionné dans mon pool à quelques reprises et je ne l'ai pas regretté : il a franchi le plateau des 50 points quatre années de suite entre 2013-14 et 2016-17. C'est une autre raison pour laquelle je l'ai toujours bien aimé.

Luc Robitaille (AG)

John Ciolfi, producteur senior : Robitaille a passé trois séjours à Los Angeles comme joueur, mais l'un que je me rappelle le plus est son premier, dans l'uniforme blanc, noir et argent avec Gretzky, Kurri, Nicholls et McSorley. Chaque saison, on pouvait s'attendre à une saison de 40 buts de Robitaille (pas trop difficile aux côtés de la Merveille, mais très impressionnant quand même…), et même si Gretzky était déjà une légende à cette époque, Robitaille est rapidement devenu une supervedette à part entière. Avec son sourire et sa chevelure, le Montréalais semblait toujours à sa place à Hollywood.

Tom Glavine (C)

Nicolas Ducharme, journaliste : Chaque fois que je regarde le Repêchage 1984 de la LNH, un choix des Kings de Los Angeles retient mon attention. Non, il ne s'agit pas de Luc Robitaille, qui est aujourd'hui au Temple de la renommée même s'il avait été un choix de neuvième ronde. C'est un autre membre du Temple de la renommée… mais du baseball. Tom Glavine, le lanceur qui a fait la pluie et le beau temps pour les Braves d'Atlanta, avait été sélectionné en quatrième ronde par les Kings lors de ce repêchage. Glavine venait d'obtenir 94 points en 23 matchs pour son école secondaire. Malheureusement, contrairement à Bo Jackson et Deion Sanders, il ne jouera pas aux deux sports en même temps. Il a opté pour le baseball… un choix qui s'est avéré judicieux. Mais Glavine n'avait pas dit adieu au hockey. Il a participé à un match professionnel en 2010 avec les Gladiators de Gwinnett de l'ECHL, afin d'amasser de l'argent pour une bonne cause. Il a aussi dirigé ses fils Mason et Peyton au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec en 2012.

Zigmund Palffy (AD)

Guillaume Lepage, journaliste : Le nom de l'attaquant slovaque m'est instinctivement revenu en tête justement à cause du nom. Zigmund Palffy. Une belle façon pour un jeune de s'ouvrir peu à peu sur le monde et de réaliser qu'il n'y a pas que des Éric, des Patrick et des Martin sur Terre. Je me souviens aussi qu'il s'agissait d'une acquisition de choix sur NHL 2003, mais j'ai vraiment réalisé à quel point il avait été dominant durant ses années dans la LNH en jetant un bref coup d'œil à ses statistiques. Il a maintenu une moyenne de 1,04 point par match au cours de sa carrière, ce qui le classe au 41e rang dans l'histoire de la LNH. C'est à se demander pourquoi il a fait un trait sur sa carrière nord-américaine à l'âge de 34 ans seulement, alors qu'il venait d'amasser 42 points en autant de matchs avec les Penguins en 2005-06.

Lubomir Visnovsky (D)

Philippe Landry, pupitreur : À cette époque où ne voyait pas souvent les Kings affronter les Canadiens, je dois admettre que Los Angeles ne représentait pas une des équipes que j'épiais attentivement. Mais le nom de Lubomir Visnovsky me mettait toujours la puce à l'oreille quand je regardais les bulletins de sport. Ce défenseur de petite taille avait un flair offensif étonnant et un lancer frappé dévastateur. En 2005-06, Visnovsky a connu sa deuxième meilleure saison en carrière et a terminé au quatrième rang chez les défenseurs de la Ligue (à égalité avec Tomas Kaberle des Maple Leafs de Toronto) avec une récolte de 67 points, dont 17 buts.