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Site officiel des Canadiens de Montréal

Double-bleu, blanc-rouge

Plekanec a vu l'Impact grandir et devenir aspirant aux grands honneurs depuis son arrivée à Montréal

par Steven Nechay. Traduit par Vincent Régis. @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL -- Tomas Plekanec est bleu-blanc-rouge depuis maintenant 13 ans, mais cette semaine, il sera un peu plus bleu qu'à l'habitude.

Parce que lorsque les Canadiens accueilleront les Sénateurs d'Ottawa mardi soir, une autre bataille Québec-Ontario aura lieu à quelque neuf kilomètres du Centre Bell.

Plekanec attendait depuis longtemps le moment où sa deuxième équipe montréalaise préférée fasse son bout de chemin en séries d'après-saison.

«C'est très excitant de voir l'Impact en finale de l'Est, admet le joueur de 34 ans, alors que le onze montréalais se prépare à affronter ses rivaux du Toronto FC au Stade olympique, le 22 novembre dans le premier match d'une série aller-retour.

«Je vais voir les matchs et les regarde à la télévision depuis quelques étés maintenant, lorsque je reste à Montréal», ajoute le vétéran des Canadiens.Video: Patrice Bernier, de l'Impact, assiste au match

Depuis qu'il a été repêché par le Tricolore en 2001, Plekanec a développé une appréciation pour la culture montréalaise, la nourriture locale et maintenant… les autres équipes professionnelles.

«Je suis allé à mon premier match il y a quelques années, explique l'adjoint au capitaine des Canadiens. Le Stade Saputo était construit, mais l'équipe n'évoluait pas encore en MLS - je crois que c'était à leur dernière saison avant d'y arriver. Après ça, je n'y suis plus allé pendant un bout, jusqu'à ce que je commence à passer mes étés ici il y a deux ans. Maintenant, j'y vais régulièrement.»

Tellement régulièrement, en fait, qu'il essaie également d'emmener ses coéquipiers avec lui. Mais ne croyez pas qu'il est à l'Impact ce qu'est Drake aux Raptors de Toronto.

«J'y vais avec mes amis qui sont dans le coin durant l'été - peu importe qui est en ville. Lorsque le camp d'entraînement commence, j'essaie d'aller voir un match avec les gars qui aiment le soccer… qui sont peu nombreux, admet Plekanec, en riant.

«Mais ils sont de plus en plus à aimer ça - et plusieurs gars jouent au soccer pour s'échauffer.»

Pendant que Plekanec tente de convertir ses coéquipiers au ballon rond, l'Impact s'est déjà frayé un chemin sur la scène sportive québécoise. La popularité de l'équipe continue de grandir avec son succès - plus de 60 000 partisans sont attendus au Stade mardi - mais Plekanec assure qu'il est plus qu'un «partisan du moment».

«Je suis le classement et les résultats et je regarde même les autres matchs de la ligue s'ils ont une incidence sur le classement de l'Impact, indique l'attaquant tchèque. Mais je les suis de plus près depuis que les séries ont commencé.»

Oui, c'est peut-être Plekanec que vous avez aperçu, bravant le froid aux côtés d'Artturi Lehkonen au Stade Saputo le 30 octobre, durant le premier match de la demi-finale de l'Est contre les Red Bulls de New York.

«Ce match à la maison contre New York était bien, mais je crois que le match le plus mémorable est celui avec Didier Drogba, juste après son arrivée à Montréal l'an dernier, se rappelle celui qui a participé deux fois aux Jeux olympiques.

«Il était tellement dominant, c'était plaisant de le voir de si près. Tous les buts qu'il a comptés étaient magnifiques», poursuit-il.

Voir l'ancienne légende de Chelsea jouer dans sa cour était sans aucun doute excitant pour Plekanec, qui a également assisté à un match à Barcelone cet été pour la première fois.

Et tout comme la qualité du jeu qui a évolué ces dernières années à la maison, Plekanec a pu voir la rivalité Montréal-Toronto gagner en intensité sur le terrain.

«Je ne sais pas si c'est au même niveau au soccer, parce que les deux équipes ne sont pas là depuis aussi longtemps, mais ça s'en vient», explique Plekanec, qui a affronté les Maple Leafs de Toronto à 67 reprises en carrière, mais jamais en séries éliminatoires.

Difficile de le contredire, avec une rivalité vieille de 100 ans entre deux équipes qui ont, à un certain point, forcé la LNH à instaurer la politique des deux bancs de pénalités séparés partout à travers la Ligue, parce que les joueurs ne pouvaient tout simplement pas se sentir.

Mais en même temps…

«C'est quand même Montréal contre Toronto, donc ça devrait être intense», ajoute Plekanec, qui devra toutefois se contenter des faits saillants après la rencontre.

«Je ne serai pas en mesure de consulter le pointage durant notre match contre Ottawa, mais je verrai le résultat tout de suite après.»

Et s'il ne jouait pas ce soir-là?

«Aucune chance que je sonne la cloche de buts, rigole Plekanec. Mais je serais quelque part au Stade olympique, c'est certain.»

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